Sunday, sweaty sundayyy

La danse du décalage horaire commence. Je me suis endormie comme une masse, mais pas longtemps. Manu, qui a dormi dans l’avion, a fait une chouette nuit blanche. CHAMPIONS.

Ce matin, c’est la jeunesse neuve sur nos visages, sans aucun doute.

C’est dimanche, et il y a un marché aux puces. On se prépare dans la fraicheur de l’appartement, et on sort au pays du four levant.

Il est à peine 8h, et la gifle de chaleur est démesurée. On regarde le temps de trajet : 1h et quelques. Globalement, tout nos trajets font une heure et quelques, on n’est jamais déçus ^^

Il y a beaucoup d’escaliers, et on marche beaucoup. J’ai remis mon attelle, je sens que ma cheville est fragile.

Et puis c’est nouveau, je sue. Il doit vraiment faire très chaud parce que d’habitude, y’a que Manu qui dégouline.

Le métro, c’est toujours aussi bien. On ne peut que faire le constat que faire des belles files d’attente, attendre que les gens passent, beh c’est pratique.
Passer son tel pour payer et que ça prenne une seconde, c’est super aussi.

On arrive à la station du Flea Market. Il faut marcher 450m. Ressenti ? 4745 km, avec une pente à 75°, des sabots de plombs et le tout sur du goudron mou.

Le Flea Market est installé sur le parking de l’hippodrome. C’est « couvert ». C’est donc un four sans lumière en fait. Je pense que je vais beaucoup utiliser le mot four. Four.
Les stands se suivent et se répètent un peu. Verres à saké, jeans lourdement brodés, polo Ralph Lauren, jouets (mais aucun E.T. pour ma collection), fripes usées forts. Four.

C’est chouette comme tout, mais pas de coup de coeur ou de « OH WOW JE VEUX ÇA ». On trouve deux carnets à tampons, c’est déjà cool. Des tampons, y’en a dans toutes les gares et les aires d’autoroute, ça ponctue le voyage.
J’espérais me trouver une blouson brodé Godzilla (on a les rêves qu’on mérite ^^) mais AUCUN.

Four.

Cheville.

Four.

On marche beaucoup, certes, pas vite mais beaucoup. On repart dans l’autre sens, pour 1h de trajet, pour voir un autre plus petit flea market. C’est dans le jardin d’un temps, dans un quartier très très paisible. Une quinzaine de petits stands, c’est plus « antiquaire » que le précédent, mais y’ pas photo, le cadre est plus joli.
Four, four, cheville.

J’avoue, ça hurle dans moi. De plus, mon short n’a de cesse de remonter, mes cuisses frottent, je voudrais un autre corps, un tout frais pour finir la journée. On se dit qu’on va aller refaire un tour dans un quartier qu’on avait bien aimé, on se plante de nom, et on arrive dans un quartier qu’on avait bof aimé (plein de magasins, des ruelles de magasins, et aussi des magasins) FOUR FOUR.

On mange une mini brochette pour le déjeuner et me choppe un matcha bubble tea absolument délicieux.

Et après, il faut qu’on se rende à l’évidence. Tokyo a gagné, on n’a plus de jus.

On rentre pour une douche et une pause de FOUR. 

Je prends un mini bain, je pose ma cheville décédée. J’écris, et on se dit qu’après ça, aller diner, c’est pas con.


On traverse le quartier d’Ultraman. Seb (qui nous loge) m’a donné l’adresse d’un Isakaya. Saké bouffe. What’s not to love.

Et du love, on en a trouvé un paquet.


On se débrouille entre traducteur et menu et accueil adorable. On commande du saké, des trucs à manger, les plats arrivent les uns derrière les autres et tout est incroyable. Coucou le Japon, tu nous avais manqué. Et en plus, quelqu’un a pensé à éteindre le four pour la nuit. Youpi



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