Jour 18 – Back to waterfall business

On se réveille dans notre hôtel vide. Pour de vrai, il y a nous, et le monsieur de l’accueil.



L’hôtel a un charme 70’s chic un peu fané. Et c’est assez chouette.

C’est un coin touristique pourtant, alors certes, nous sommes en semaine et il y a beaucoup d’hôtels dans le coin, mais quand même. C’est étonnant.

Ma valise sent toujours aussi mauvais, mais comme nous, on n’a pas réussi à vaincre l’odeur de souffre malgré trois douches, je pense que vous aimeriez trop qu’on vous prenne en stop dans notre oeuf-pourri-mobile.

Elisabeth, notre hôtesse de ce soir et pas d’hier (hum) m’a envoyé sur WhatsApp des tas d’idées de balades à faire à upper Nikko (là où on est) et demain in down Nikko. Il y a une série de cascades à voir.

La première, le parking donne sur la grande route qu’on a prise pour aller à l’hôtel. On ramasse nos affaire et go !

On se gare, et on suit. Je mange un beignet au Yuba 

Internet : Le yuba (ou peau de tofu) est la fine pellicule qui se forme à la surface du lait de soja lorsqu’il est chauffé.

J’aime bien. Manu lui prend un churros de Nikko. La forme veut dire Nikko. Oui c’est chic.

On est à Kegon Falls.
Il a pas mal plu ces derniers temps, alors la cascade cascade comme jamais.

Parfois, un paysage fait comme un souffle d’explosion.
Ça m’avait fait ça à Yellowstone, complètement prise de court par la découverte d’un endroit.
L’émotion du beau prend le dessus sur tout. Le merveilleux fait pleurer. C’est comme la scène finale d’un film très beau, ou d’un coup tout fait vibrer, y’a un truc qui écrabouille le coeur mais qui fait du bien. Ça fait comme un vertige, mais qui fait pas peur.
On se pose là un peu, à regarder l’eau vrombir.

Un peu plus loin, il y a un gros ascenseur payant, pour changer un peu de point de vue.
100m en moins d’une minute.

On traverse un long couloir frais, et effectivement, c’est un autre point de vue. C’est beau pareil mais pas du même angle. On dit coucou à une libellule et on reprend la route pour pas longtemps, vers une autre cascade : Ryuzu Falls.
Pour voir mieux, y’a un escalier, alors on grimpe, ça faisait longtemps !
Monter ça va, descendre, cheville pas. 

Y’a un petit restau de cascade, on se pose là pour déjeuner. C’est bon !

Direction jamais deux sans trois : Yudaki Falls


On pourrait quand quand on a vu une cascade, on les a toutes vues.
Non, je me reprends la même mandala qu’à la première, et je chouine en regardant l’eau et son écume.

Depuis que je suis petite, les cascades, je vois ça comme une boucle, comme si un tuyau ramenait l’eau là haut, genre pompes dans les aquariums. C’est un peu mon « qui vient en premier, l’oeuf ou la poule ? » à moi. (Et non, l’explication scientifique me fait moins rêver, laissez-moi être presque platiste sur ce coup-là).

Ensuite je mange un rice cake bien trop copieux.

Hop, une petite vidéo récap :

Ensuite, vous savez bien ce qui va arriver… SAKE BREWERY BUT NOT NEAR ME ! (Enfin, si elle est pas loin, mais là, on cherche précis)

Car aujourd’hui, on va dans la brasserie de saké préférée de mon ami David. (Coucou !).

David, c’est lui qui nous a emmené pour la première fois au salon du saké, qui nous a fait découvrir et aimé cette merveilleuse boisson qui sent bon l’eau des montagnes et le riz poli.
David, c’est un izakaya à lui tout seul tellement il cuisine bien.
Alors on est content d’aller faire un tour dans sa bouteille préférée.

Une dame nous reçoit. Elle parle un tout petit peu anglais, on mélange tout, les trois langues. Ça marche d’ender, et quand on personne comprend, on sourit et ça va.

Elle me fait goûter les 4 junmai. Manu me regarde en attendant. On opte pour deux bouteilles. ALLEZ.

On prends deux trois bidouilles en plus, et je la regarde préparer nos paquets. Le soin alloué à chaque morceau de scotch sur le papier bulle est fou. Mais c’est cool, on prends notre temps, on échange des banalités gentilles.

On rentre dans la grande maison. Ce qui est super, c’est qu’il y a un onsen DANS LA MAISON. Pour la première fois, on va pouvoir se baigner tous les deux, c’est trop sympa. Il y a un grand bac extérieur, un bain dedans. Promis, demain, je fais des photos, ça n’embêtera personne.

Petite pause rien, et ensuite on va dans une chaine de restau tapis-sushi.
Elisabeth m’a expliqué qu’avant, c’était bien un tapis roulant, mais qu’il y a eu un gros scandale au Japon, parce que des gens crachaient ou léchaient les plats ou mettaient leur doigt. Le scandale s’est appelé « sushi-terrorism ». (Ok, on se calme, mais je vois l’idée)
Alors, ils ont adapté la formule. Pour éviter que les mignons sushis peinard sur leur petit tapis à la cool se fassent malmener, ce sont des tapis qui « projettent » les assiettes, genre elles arrivent hyper speed à ta table, et faut vite prendre l’assiette et voilà.

Quand on arrive, c’est ça. Les gens mangent seuls au comptoir séparé par des panneaux, ou dans des box.
On s’installe. Y’a une tablette pour commander, c’est même en anglais.

On choisit, les assiettes s’empilent, c’est marrant.
Cette belle pile nous aura coûté moins de 30 balles à deux. Et je peux vous assurer que j’ai plus jamais faim pour au moins longtemps.

On s’arrête dans un magasin de patisserie pour un dessert. C’est une chaîne, y’en a partout, et à chaque fois qu’on voit l’enseigne, on rit comme des crétins.



On rentre pour dormir dans la grande maison.

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