Jour 1 – Un petit stop en Finlandie avant d’aller en Japonie

Je commence à écrire depuis l’avion.
Ce voyage n’est pas comme d’hab, je ne saurais pas expliquer. Ou alors si.
C’est probablement parce que les mois passés ont été un peu différents. J’ai été arrêtées 5 semaines en février / mars. Un burn-out. Un crash annoncé mais un crash quand meme. De ceux de quand on te demande si ça va, tu te mets à pleurer et tu n’arrives même pas à être polie pour dire que « oui oui ». 

C’est en boule sur mon canapé que j’ai préparé le voyage. J’ai fait comme d’habitude, les tableaux excel, les cartes, Airbnb, Atlas Obscura. J’ai mon affaire un peu rodée. Et pourtant, tout me paraissait si compliqué.

Je suis revenue au boulot, et c’était bizarre. Surnager sans intérêt. Faire sans plus y croire. Et après, culpabiliser, se demander comment retrouver l’effervescence, la ferveur d’avant. Jai la caboche vide, tout me coûte. Je fais, c’est mécanique et lourd. Je dois prendre ds inspirations avant de démarrer quoique ce soit. J’ai l’impression d’être stupide, qu’on m’a désaiguisé l’esprit.

Et puis, un soir de diner super (coucou David, coucou Chloé), je suis tombée en loupant une marche dans une cour de nuit. Pourtant je l’ai entendu le « Attention, y’a une marche ! ». Mais entendre n’est pas voir. J’ai chu. Fort. Lamentablement. Et l’entorse. La belle, la vraie, celle qui fait pleurer quand on pose le pied. 

Beh malgré le piqures qui font des bleus sur les cuisses, malgré la douleur stupide, je crois que j’étais contente de retrouver mon chez moi, sans plus pouvoir bouger.

Je n’arrive plus à organiser, à prévoir. La panique m’étouffe vite, le trop faire m’a vidée.
On a un quota par vie ? C’est comme ça que ça marche ? Ou je vais re-fonctioner à un moment ? Hein ?

Allez j’arrête de chouiner, on part, le Japon nous attend, ses rivières de saké coule en nous guettant. Le poisson est de plus en plus cru, les onsens espèrent nos fesses. On va repartir sur les routes, on va avoir chaud et explorer les gens.

Une petit escale à Helsinki, et ça sera Tokyo, notre première maison.

Toujours parrant



Y’a un truc un peu apaisant dans cet aéroport. C’est peut-être à cause du magasin de Moomin, avec des trucs Momiin partout ou du magasin de Noël avec des sapins, qui choppent froid dans la clim froide.

Allez, c’est le gros avion, le long avion. Celui où je vais tournicoter à la recherche du sommeil. Comment font ces gens qui dorment sans bouger. Je suis une chenille raide et mal installée. Mon épaule me fait hurler dans ma tête et ma cheville morfle. Ce qui est bien, c’est qu’entre l’épaule et la cheville droite, je ne sais vraiment pas comment m’installer. Oh well. Je vais pas chouiner, on est en route pour les vacances.

Suite et fin du périple. On sent mauvais, j’ai mal partout, on a eu du riz aux fruits de mer au petit dej (alors dans l’idée, pourquoi pas mais c’était pas ouf) (comme du riz aux fruits de mer dans un avion). Mes veines sont pleines.

On choppe les transports, confiants, genre on connait par coeur, on se trompe de station, et on se rajoute 40mn de trajet parce que c’est ÇA être des champions.

Je suis douchée, dévastée de fatigue, mais ça y est. Le spectacle peut commencer.

On va se jeter des nouilles dans le fond du gosier, Mau voudrait aller boire un coup, mais il a dormi, lui.
Alors dodo maintenant.

BISOUS

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