Manu a dormi cette nuit, fort.
Autant que moi non.
Le saké d’hier aussi joyeux fut-il m’a tout de même réveillée à 3h.
Matinée de rien, Manu a dormi bien et fort tardivement, j’ai fait comme des micro siestes, et c’était l’heure de déjeuner. Ma cheville laissant à défriser, Manu part chasser-pêcher le katsudon et le poisson fourré. C’est un excellent chasseur-pêcheur.

Que faire aujourd’hui ?
Internet montre parfois des trucs à faire, et internet a montré à Manu un quartier. C’est un quartier des années 70, assez paisible semble-t-il, où le personnage phare, c’est Tora-San.
On va donc à Shibamata. Sans surprise, c’est à une heure de trajet. Tout est à une heure de trajet à Tokyo.
Arrivés à la station, plus rien n’est écrit en anglais. Les touristes ont disparu.
Shibamata est calme, et c’est parfait.
Les statues de Tora-san et de sa soeur nous accueillent à la sortie du métro.

Qui est Tora-San ? C’est le héros d’une série de films cultes qui a débuté en 1969 et… 48 films plus tard, se termine en 1995 (oui, l’acteur est mort).
On a cherché de quoi ça pouvait bien parler. 48 films, quand même.
La mécanique est bien huilée, camarades scénaristes, PRENEZ-EN DE LA GRAINE.
Tora-san est un vendeur-vagabond qui ne quitte pas sa valise en cuir usée.
Le début du film démarre quand il rentre chez lui. Sa soeur est contente (toujours) de le revoir Elle est gentille. Son oncle et sa tante aussi, mais après, ils se fâchent.
Tora-San tombe amoureux d’une femme (la Madonna) (une différente par film) mais elle a un soucis, qu’il aide à résoudre parce qu’il est amoureux, mais finalement pas elle, alors il la pousse vers le bonheur aka : les bras d’un autre.
Son coeur en miette, il repart vendre des trucs sur les routes des campagnes.
AH et le titre : « Otoko wa Tsurai yo », qui veut dire… « C’est dur d’être un homme ». Huhuhuhu.
Bah oui hein, pfouloulou. Pas facile tout ça.
Revenons-en à notre quartier joli.
Calme et désert. C’est le milieu de l’après-midi. Une rue piétonne nous nous emmène jusqu’à un temple. Sur la route, un magasin de bonbons, avec des vieux flippers. J’achète une bêtise ou deux
À droite et à gauche, des magasins de gâteaux, pickles, et autres trucs qui doivent être pas mal, mais c’est globalement fermé.
il y a ce petit magasin qui vent des cacas dorés aussi.
Explicatin de l’internet : le « caca d’or » (caca d’or ou golden poop) désigne un charmant grigou porte-bonheur vendu dans la boutique locale Shibamata Tamaya. Ce jeu de mots japonais repose sur la similarité phonétique entre le mot excrément (unko) et la chance (un).

On achète des cacas.
Arrivée au temple. C’est bien y’a personne.
Je vois une machine, avec un lion bien habillé. Je mets des pièces, il va me donner de la chance peut-être. L’automate fait une petite danse et me tend gentiment du bonheur sur un papier.
Les nouvelles du futures ne sont pas mauvaise, ça doit marcher cette affaire, forcément.




L’année dernière, Anne nous avait montré son carnet très beau avec les tampons des temples. Comme on est des andouilles mais pas deux ans de suite, on achète un carnet, et on se le fait bien tamponner, oui madame. C’est beau. J’ai pas fait de photos parce que c’était interdit, je montrerai quand on en aura d’autres.
On se balade encore un peu, et on se dit qu’il faut aller à Shibuya, car on doit passer au pays de JOJO (un manga) pour ramener un truc à Ael.
L’année dernière, fallait réserver des places à l’avance, c’était relou.
Là, ça va, y’a pas mille monde (pour Shibuya). C’est au même étage que Godzilla (oui, j’ai acheté des trucs) et que Pokemon : là non, y’avait trop de monde, c’était horrible.

Avant ça, Manu s’achète une casquette, et j’échoue à la conquête de la basket parfaite. Tant pis.
JOJO, nous voilà. On regarde un peu tout. On fait un FaceTime avec Ael, et voilà. Y’a beaucoup de trucs quand même. Sacré Jojo.
À la sortie du magasin, il y une autre machine, un peu comme celle du temple, avec le chien Iggy de la série dojo.
Cette fois, j’ai du malheur sur un papier. Les nouvelles du futur ne sont pas super.
Ça ne doit pas marcher cette affaire, forcément.
Shibuya, c’est les champs Elysées, la 5ème avenue, la Tour Eiffel un samedi, des poux sur une tête de rentrée des classes, y’a foule. Tant de foule. Le monde entier est à Shibuya.
Ce qui est bien, c’est qu’aujourd’hui, il fait lourd, mais c’est couvert, alors c’est moins le four. Mais ma cheville gueule et c’est chiant. Heureusement qu’on n’a pas marché ce matin tiens.
On trouve sur le chemin du retour un pop up store Marvel et Star Wars, y’a pas, ils sont forts en goodies ces braves gens.

Il est presque 21h, retour maison, avec curieusement 30 minutes de trajet, ça, c’est pas banal. Mais c’est l’heure de pointe et il faut être debout. Aouch.
On va manger un bout, dans un restau pas loin du dodo. On y était allé l’année dernière, et c’était bon, là aussi, c’était bien.
Demain, on frappe la route, La campagne nous attend, ça va être bien.
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