On va au petit déjeuner de la maison de retraite. Y’a des oeufs de poisson, de l’omelette japonaise, des sashimis, de l’embarras du choix.
Je vais réussis à grossir dans le seul pays où personne ne grossit. Oh vieillesse ennemie, n’ai-je donc tant vécu que pour me prendre la tête en me regardant dans les miroirs et me trouver pourrie ? Bref. Je trouve que ces raconteriez estivales contiennent trop de complaintes. Pardon.
Manu hier au soir a exploré les environs sur son téléphone. Nous allons explorer les environs avec nos fesses maintenant. Nos fesses, et ma cheville. Cette traitresse.
Il y pas loin, un lac tout bleu et beau. Il faut chaud aujourd’hui, et lourd, et moite et chaud.
1 pas = ressenti 1km.
Clochette anti-ours
Non mais pardon, mais je suis un ours, je me marre trop « QUOI TU VEUX QUOI AVEC TA CLOCHETTE LÀÀÀÀ »

On se gare sur la parking à l’entrée de la forêt, il y a un peu du monde.
Nous sommes (comme depuis que nous sommes partis de Tokyo), les seuls européens.
On marche sur un sentier au milieu des arbres qui longe des points d’eau, mini étang, grosse mare, je ne sais pas bien.
Le chemin fait des plaisanteries à ma cheville. Je jure beaucoup. Les racines, les cailloux. Je pense à l’IRM que je vais devoir faire à la rentrée, à l’ordonnance qu’il va falloir chopper. Mais je pense pas qu’à ça hein ^^, parce que c’est beau ici.
Ces forêts qui nous accompagnent en voiture, où leur densité ne permet pas de voir quoique ce soit, on est enfin dessous, dedans. Les cigales du Japon font un raffut de tous les diables et il y a des hérons posés sur des troncs morts. Et y’a des petits patapons aussi (amis lecteurs anglophones, j’expliquerai cette blague intraduisible).
On arrive au Lac Bleu. Quelques marches en bois pour surplomber l’ensemble.
Un léger agacement quand les gens passent et bousculent mais si on plonge ses yeux dans le paysage, on oublie tout.
Je demande à Manu si il sait pourquoi cet endroit a cette couleur. Il dit que ce sont surement les fées qui y lavent leurs fesses. Beh, ça me va. Ça sera mon explication scientifique du jour.
On reste un peu, et on continue dans la forêt, en espérant retrouver le chemin du retour sans rebrousser quoique ce soit.
Alors il s’avère que clairement on s’est planté.
Était-ce une erreur ? Boh non parce que c’est vraiment très beau, mais #cheville. Les racines et autres aléas du sol ne pardonnent pas. Je m’en veux, j’ai l’impression d’empiler les bobos et je me dis que pour Manu, c’est super pénible. Peut-être que je devrais aller vivre dans la maison de retraite finalement. Le petit déjeuner était pas mal.

On se perd un peu longtemps (genre 45mn), mais on finit par retrouver la voiture.
Comme on est près de la mer, on se dit qu’on irait bien dedans plutôt que de juste la regarder.
Il y a très peu de plage, ou de lieu de baignade. En bord de mer, il y a des brise lames, des cailloux, des ports, des murs, ou des escaliers. Mais « plage », not so much.
On privilégie la sécurité au churros et aux chichis ici.
Dans nos farfouilles, on tombe sur un gros rocher grimpable. Alors on grimpe. On réalise an arrivant en haut qu’on a tous les deux le vertige. C’est super beau mais on fait un demi retour pas glorieux mais en fait si, parce qu’on n’a pas pleuré.

Le film avant la panique
Avant de faire plouf, y’a aux endroit où manger. Un truc de bord de route où ils annoncent du calamar grillé.
C’est aussi un petit marché au poisson. Et il y a restau avec la machine à ticket qui permet de gagner à manger quand tu mets des sous.

Perdus devant les boutons, on fait nos têtes qui froncent les sourcils, le traducteurs de téléphone à la main quand soudain une femme japonaise dit « Vous êtes français ? J’ai vécu en France. » Elle nous aide à commander, et à réceptionner notre plat parce qu’on est appelé par un numéro. Manu s’en sort pas trop mal avec ce genre de trucs, mais des fois, les gens parlent vite. L’aide est bienvenue.
On a pris des bols de riz avec du poisson cru. Mioum. Et après quand même, on teste le calamar grillé de la guérite extérieure. Mioum mioum. Quel merveilleux pays.
En plus ils ont le logo le plus choubidou.

Ensuite, on trouve des escalier de baignade. Quelques familles éparpillées, et de l’autre coté de la route, y’a même un endroit pour se changer, faire pipi, et se doucher.
Plouf.
AAAAH
ENFIN !
LA MER !
PLOUF !
AAAAAAAAH !
Elle est bonne. On flottouille.
Après ça, on passe dans un tout petit magasin. Internet dit que le monsieur qui tient ça est sympa et qu’il a du bon saké. Je confirme, 100%. Il nous conseille son préféré qui s’avérera être très bon beaucoup et il est très gentil. Merci internet et les gens qui prennent le temps de mettre des avis +.
On voulait faire une tour d’autre chose après, mais je m’effondre (je dors beaucoup ici. En voiture toujours, mais là je sais pas, j’ai pas de jus, je m’endors.)
Manu onsen, Sib dodo, et après on dine dans la cafét’.
Et après comme j’ai voulu aérer pour faire sortir une mouche, j’ai passé la nuit à me battre avec des moustiques qui sont rentrés. Des fois, j’ai gagné.

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