Jour 16 & 17 – Fun aleas du direct

Dernier petit déjeuner aux oeufs de poissons et au plie les gaules.

Manu a vu que son ami le singe (qu’il a baptisé « Manu le singe », je le découvre en même temps que vous) traine sur notre route, près du Canyon Nihon. C’est un micro détour de 5mn d’après Google Maps.

Arrivés au point dit (alors point de singe), on entraperçoit le canyon de loin mais moins bien qu’hier, pas de parking, pas scenic view. Manu est triste que Manu soit pas venu lui dire au revoir, alors on frappe la route.

Pas de stop foufou ,on s’arrête pour manger. On choppe des tickets à la machine, je prends un katsudon, et Manu un curry.

La cuisine est ouverte et donne sur la cafét’ Deux monsieur s’affairent. On pourrait imaginer que dans un truc de bord de route, c’est plat décongelés et compagnie, mais non. Et c’est assez cool. 

Et là (vous allez dire : mais elle a tout le temps un truc celle là), un genre de coup de chaud super bizarre, ça n’allait pas DU TOUT. Manu me traine jusqu’à la voiture, où je m’endors dans une torpeur bizarre.

45 mn plus tard, ça va mieux, alors on cherche une brasserie de saké. 

En arrivant à la brasserie, je réalise que je n’ai pas ma banane. Avec mon portefeuille, nos passeports, mon porte monnaie à gashapon. Légère panique. Panique.
Comment retrouver ce truc de bord de route au milieu de des trucs de bord de route… Je regarde les coordonnées GPS de ma photo de bouffe. Ça devrait aider.
C’est donc 45 minutes de route.
On arrive à un endroit, c’est vraiment pas là. Je recherche en mettant l’adresse dans Google et là y’a un aperçu avec la photo.

On fait aussi une recherche avec la photo du tampon que Manu a fait dans notre carnet à tampon. De vrais petits inspecteurs. Ça confirme.
10mn de plus.

Manu flippe pas mal. Il est tendu. Moi je pars du principe qu’au Japon, y’a pas de chourre.
Je sais que je l’avais sur place puisque j’ai payé la bouffe. Mais Manu est tendu. Mais comme on peut pas être tendu à deux, je dis que tout ira bien.

On arrive. Je me poste devant la cuisine, je mime la banane. Pas le fruit. Mais essayez de mimer la banane, vous verrez c’est assez insinctif. Et là, les deux cuisiniers + une jeune fille font OOOOOOOOH !

Oh yeah, ils l’ont, ma banane !

Je arigato gozaimasu à fond les manettes. Manu respire. On peut repartir refaire plein de route dans l’autre sens.

C’est long, mais on écoute de la musique et on lit des trucs sur les Red Hot et leur rapport avec Clinton (Parliament Funkadelic), c’est cool.

Ce soir on dort dans un hôtel. 

J’ai trouvé sur Airbnb, un love hôtel.

Alors, c’est un peu marrant, on est en périphérie de ville de Sendai, y’a un parking, et ça, c’est pas partout. Y’a beaucoup de voiture ici, mais pas tant de stationnement.
Grand hôtel, pas mal. L’entrée est cool, y’a une grosse télé avec les chambres et leurs numéros qui défilent. Alors nous, comme on est en Airbnb, on passe à l’accueil. Et là, c’est un peu marrant, pour préserver l’anonymat des clients, y’a comme un passe plat pour les échanges, mais on ne voit pas la personne à qui on parle.

Idem, les portes de l’ascenseur se ferment très vite, pour éviter de croiser qui que ce soit.

Huhuhu.

Dans l’entrée, on peut choisir des sels de bain, des lotions diverses.

Dans la chambre, ça se corse, y’a un catalogue de sex toy (en plus de celui prêté sur la table de nuit), on peut louer des costumes (mais que pour les filles, comme par hasard). Le décor est sobre par contre, on dirait pas un bordel, c’est une chambre d’hôtel, avec balcon, et dehors, une rivière gronde, c’est génial. Alors que de l’autre coté de l’immeuble, c’est la route.

On file manger dans un petit truc qui a l’air bien noté. C’est minus, trop sympa et accueillant. Le monsieur nous offre des petits autocollants de Ramen et nous demande de mettre une pastille sur sa grande carte du monde en souvenir de notre passage.



Nuit et lendemain

Je groupe deux jours parce qu’avec mes âneries (et c’est pas fini de la veille, Manu a beaucoup conduit)

Alors, déjà hier, on s’était dit que y’avait une odeur chelou dans la voiture, on a bien tout vidé les poubelles (oui, la voiture en vacances c’est un peu notre maison d’adolescence).

Ce matin, comment vous dire… il semblerait qu’on ait buté quelqu’un et qu’on l’ait planqué quelques part dans la Manu-mobile. La mort. La morte morte de bord de mer. Ça sent ça.
Je cherche, je fouille, plus une seule poubelle.

Bon sang, mais d’où ça vient ?

La petite valise à souvenir…

AH MAIS LE VOILÀ L’ESPÈCE DE GROS SURIMI CHIC QUE JE RETROUVAIS PAS

Bah, il était dans la valise. 

Je manque gerber le temps de le mettre dans sa sépulture de plastique. Ensuite comme y’a pas de poubelle dans ce pays, faut trouver un 7 Eleven pour jeter ça. Je remets tout dans un autre sac, en espérant que personne ne souffrira trop de mon abandon de cadavre fourbe.

Maintenant, que faire, brûler cette valise ? Je ne sais pas. On verra. Je lui mets un coup de déodorant. Pas ouf. (Si vous avez des envie de garder un cadavre chez vous : le déodorant pour dessous de bras n’est pas hyper efficace. Surtout pour les cadavres de gros surimi. De rien. )

On va faire du shopping. Sur la route du parking du grand immeuble centre commercial, à un moment, à l’arrêt, un chauffeur de taxi descend de sa voiture, pour faire les gros yeux à Manu, car il a oublié d’éteindre son clignotant.
Oh wow.
Intense.  Huhuhu. J’avoue, on a ri un peu.

Shopping, tout ça.


On reprend la route, j’ai une migraine, je dors, youpi.

On arrive un peu tard chez nos hôtes du soir. Une grande et chic maison. On sonne. Le monsieur me regarde d’un air étonné. Sa femme, canadienne arrive, toute joviale. Ils disent qu’ils ont pas noté, qu’ils sont désolés, mais qu’ils vont faire une chambre et tout, et soudain, un doute m’habite.
Je vérifie.

Non, c’est moi, je me suis vautrée on dort pas là ce soir. 


En fait, je réserve tout à 95% sur Airbnb, et là je sais pas, c’était sur Booking et j’ai pas fait gaffe.
Ouf, c’est à 32 minutes !

Mais ils étaient prêts à nous accueillir pour la nuit, si gentils.

Elisabeth, (notre hôtesse canadienne de demain presque ce soir, est vraiment trop méga sympa, j’ai hâte d’être demain du coup ^^)

Elle nous a prévenu, c’est de la montagne, et y’a des lacets. Mais ouf, la route a deux voies et certes, ça fout la gerbe (coucou le surimi), mais ça vaaa. 

On a beaucoup ri.

On arrive, c’est un hôtel en borde de lac. Avec un onsen.
Heureusement le mari d’Elisabeth les a appelé pour dire qu’on arrivait, parce qu’on déboule 45 minutes après la fin du checkin. L’hôtel est un peu vide, mais c’est chou. Y’a un truc un peu hors du temps, paisible.

On mange nos courses faites au supermarché sur la route et zou, au onsen.

Wooo, c’est la journée des odeurs en fait !
C’est souffré ici. Oeuf pourri. Mais l’eau est bonne. Moins brulante que parfois. Je profite du lieu, je suis toute seule. 

On se retrouve à la chambre. Manu fait des gros yeux affolé « T’as vu tes bagues ? Ton collier ? Regarde les miennes ! ».

Arf, le souffre et l’argent, ça fait une réaction. La sulfuration. Tout est terni.
En fait c’est une couche de sulfure d’argent qui vient se souder au métal. On regarde si c’est réversible. Oui. 

Demain, faut qu’on choppe de quoi. Y’a plusieurs recettes.

Si c’est pas des aventures ça madame, je ne sais pas ce qu’il vous faut.

LES PHOTOS (oui, qui commencent par une photo de mon genou parce que je ne sais pas, mais mon genou est très très très doux ici)

Laisser un commentaire