Peu dormi, mais bien dormi.
On file au petit déj, encore un buffet, avec des tas de trucs magiques. Des oeufs de poisson épicés, des oeufs brouillés, des pickles divers, poisson tout court, saucisses, du riz.
Je regarde mon plateau, avec l’angoisse de toutes les fois où je suis allée à la cantine : ne pas faire de bourde, ne rien faire tomber, tout le monde va me regarder. En plus y’a ptêt le monsieur d’hier qui me déteste encore de lui avoir serré la main au lieu de lui tendu mon papier.

On mange, c’est génial, et on retourne au onsen.
Je pensais que ça serait blindé, le matin, après le petit déj.
Une seule femme avec moi, qui en plus terminait sa séance, et qui s’en va.
Je reste seule avec la cascade. Je m’en sors mieux des angoisses de solitudes. Je me laisse dériver vers des pensées positives. Les autres viennent parfois me foutre la tête sous l’eau, par à-coup.
Mais c’est un peu mieux, je suis en paix Avec le « un peu mieux ».
Je pense que ce que j’aime dans les bains, c’est le bruit de l’eau qui coule.
Voilà, il me faut une baignoire près d’une cascade, c’est facile le bonheur.

Il pleut à torrent. Pour le coup, Manu met les essuies-glaces exprès, pas parce qu’il se trompe avec le clignotant.
J’en parlais hier, la vue d’un côté et de l’autre de la chambre :


Encore un bon de route aujourd’hui. Je vois que sur le trajet, y’a un village des renards, pour voir des renards.
C’est censé être une réserve, mais je n’ai pas cherché plus avant. J’ai pensé « truc sur la route ». Et « j’ai jamais vraiment vu de renard je crois ».
Boooon. Je le sais pourtant, les trucs avec des visiteurs ET des animaux. C’est rarement super.
On entre. La première partie est couverte (magasin de souvenirs, caisse). Et après, on passe un sas pour aller dehors. La dame explique vite en japonais mais avec des images, les interdits :
Ne pas toucher
Ne pas nourrir
Ne pas utiliser de selfie stick
Ne pas faire de squat pour les photographier
C’est un parc, avec plein de boite en bois, des allées qui zigzaguent pour que les visiteurs se promènent hors boue.
Heureusement, y’a des endroits avec des toits, parce qu’il pleut vraiment fort.
Le premier truc : Si quelqu’un vous dire un jour « Tu sens bon comme un renard », beh c’est pas un compliment génial. Ça sent le vieux poil mouillé et la merde à la viande (toi qui lit au petit déjeuner, pardon).
Très vite, nous basculons dans les interrogations éthiques, plutôt que dans la kawaii.
Il y a des cages à des endroits « pour la reproduction ». Devant ces cages-là, y’a plein de panneau « Ne pas photographier ».
Je pense qu’ils n’ont pas envie de voir débouler des hordes de protecteurs des animaux. Parce que ce sont des espaces réduit et sales.
Il pleut, les renards dorment. Ils sont chacun dans des box en bois (libres, voir les photos), ou sur des étagères.
Des étagères à renards.
Alors oui, en vrai, c’est assez fou de les voir d’aussi près. Tellement habitués à la présence de cons d’humains.

Le renard n’est pas un animal de meute. C’est même plutôt solitaire. Bon… bah j’espère qu’aucun ne souffre d’ochlophobie car la population est dense. Le parc est un peu grand, mais pas tant.

On découvre aussi que le renard fait un couinement qui pourrait faire croire qu’on le nourrit aux hamsters sur lesquels on aurait marché longtemps.
Vidéo avec des renards dedans : https://youtube.com/shorts/6PTURJfgqhI?si=eagJ-thPGQVRgVft
Une vois résonne dans les hauts parleurs. Un mouvement humain se fait vers le batiment principal.
On suit.
Une dame autoritaire parle longtemps, enfile des cirés à l’envers, fait des grands gestes encore.
On commence à piger le truc. C’est le moment où les gens vont pouvoir prendre un renard dans leur bras et se prendre en photo. Merde.
Les gens sortent des biftons de leur porte-monnaie. Il y a un cercle de chaise.
Ça prend place, enfile les cirés jaune et vert à l’envers pour protéger leurs habits.
Ça nous agace, alors on se casse.
Je les juge avec mes yeux, je pense qu’ils sont bien attrapés. HA !
Bon, ma faiblesse sera dans le magasins de souvenirs. J’ai trouvé un parapluie avec des renards de toute beauté. Ça payera les hamsters.
Le soir, on va chercher un peu si c’est bien un refuge ou si c’est vraiment un truc horrible. Internet dit que ce n’est pas aussi tranché. Trop axé visiteurs pour être un vrai refuge, et animaux en bonne santé pour que ce soit horrible.,
Mais quand même, la prochaine fois, je cherche avant, je culpabilise d’avoir mis une pièce dans la machine. Grmbl.
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute.
Allez, on arrive à notre logement du soir. On passe du ryokan à chez les jeunes hippies. La jeune fille qui nous accueille est très sympa, mais tout est un peu approximatif, et c’est le bordel. C’est la première fois qu’on voit du bordel au Japon. C’est marrant ^^
Elle nous file une adresse de restau.


Après voir mangé dans ce truc génial encore, avec de la viande à griller soi même (yakiniku). On rentre, on boit un coup de la bouteille acheté chez le gentil brasseur d’hier et on file au futon.

























































Hello, ça va les pluies ? J’ai vu que Tokyo était sous l’eau. Bisous
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Pour l’instant, on passe entre les gouttes !
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