Jour 7 – #insérer ici une blague avec onsen

Oh wow, c’est pas une gueule de bois que je me trimballe, c’est toute une forêt que je me suis prise sur le coin de la tronche.
J’ai dormi comme une vieille otarie bourrée. 

Mais quelle jolie soirée.
On retrouve tout le monde au petit déj. Ils ont préparé des oeufs, et des courgettes aux saucisses. Et y’en a pour nous. Je suis encore une fois, hyper gênée.
Les mômes sont contents de nous retrouver. C’est la colo sympa. Hanako fait le même constat que nous. Que c’est bien d’être ensemble.

Manu leur écrit des petits mots de merci, et quand on redescend, un des enfants nous a dessiné et aussi écrit un mot.
Mignonnerie 3000. Cuteness overload.

On fait la remballe. On dit au revoir avec un hug. On était bien dans cette montagne avec les gens gentils.

Y’a pas mal de route aujourd’hui, mais Hanako nous a indiqué un Onsen à 1h, c’est en haut d’une montagne.
Oui, y’a beaucoup de montagnes.



On arrive là bas vers midi. C’est une station de ski, mais là, comme il fait 35 degrés, il n’y pas l’ombre d’un skieur. C’est d’ailleurs très très désert. Il y a peu de qui que ce soit.
On se gare.
À côté de nous, un monsieur sort aussi de sa voiture, il doit avoir une soixantaine d’années, et de pschit avec de la crème solaire.
Il me fait signe de venir, et il me pschit les bras en se marrant. C’est curieux et sympa.

On est garé à l’extérieur du village, il faut finir à pied. Le monsieur semble nous attendre. Alors on grimpe accompagné (oui ça monte encore > montagne).
Il regarde mes tatouages et touche du doigt les seins de ma sirène de bras. Il mime la forme des seins et dit « SEXY » (prononcé Sekeussy).
OOOKKK MONSIEUR QUE JE CONNAIS QUE DU PSCHIT.

On monte la petite rue abandonnée pour la saison, et on arrive à un panneau. Onsen à droite, Onsen à gauche. Le monsieur explique : à droite : c’est mixte, à gauche, c’est homme d’un côté, femmes de l’autre.

Hanako nous avait dit qu’il y avait cette option ici, beh, j’ai instantanément dit « separate » et on a filé à gauche. Le monsieur avait l’air TRÈS DÉÇU.

Mais bon, zut à la fin. Sekeussy, non mais sans blague.

Sous le soleil exactement on grimpe encore, il y a des marches. Dénivelé ressenti : 98%

C’est moins long qu’hier, mais l’absence d’ombre nous broie.

Derrière un buisson, on découvre le Onsen. Au début on est perplexe parce que y’a bien une flèche pour la droite et une flèche pour la gauche mais quel kanji veut dire homme et quel kanji veut dire femme ? That is the question.
Coup de bol le traducteur photo fonctionne malgré l’absence de réseau. On va chacun de son coté. (À 3m d’écart ^^)

Ce matin, sachant qu’on allait au Onsen, je ne me suis pas douchée. (Ok dégueu). 


Pour expliquer le cadre :  le onsen est dehors. Pas d’accueil, pas de gens, rien. Y’a une petite palissade qui sépare le côté homme du côté femme.
On a chacun une petite cabane avec panier pour mettre ses affaire.
Deux tapettes à mouches, des grosse louches pour se verser de l’eau, et le bain trouble qui sent le souffre.
Mais point de douche. Zut.



Je vais sentir mauvais au souffre, c’est génial.
Autour de nous, la nature pure.
(On s’est pas fait mangé par un ours non plus aujourd’hui. Je me dis que si un jour, je suis en retard pour poster, vous allez imaginer le pire, c’est certain).

Je mets les pieds dans le bassin. Ça brûle. J’entend Manu qui se brûle aussi. Impossible de rentrer dedans au complet. Mais être à poil dans la montagne, les pieds dans le souffre, avec un léger vent qui chatouille, c’est pas mal.
Mais c’est chaud quand même. On fait pas long feu.



Faut redescendre maintenant.
Sachez qu’on sent le prout.

On se remet en route, on fait une pause pique nique avec nos courses d’hier au soir, et puis après, je cuve ma veille en ronflant dans la voiture. (Pardon Manu).

Le reste de la journée n’est qu’une succession d’aire d’autoroute, de vide de poubelles de voiture, de boissons diverses.

On va à Hakusan. C’est au bord de la mer.

L’appart/maison est super, c’est tout en bois. Confort, chaleureux, trop bien. Le proprio passe nous faire coucou, il parle anglais génial bien, ça aide un peu. Il conseille un restau, on ira, youpi.

Pause LAVAGE. Y’a une étrange baignoire qui se remplit par le fond avec des tas de boutons.

Ayé, on sent bon. Go diner.

On arrive dans le restaurant. Une dame et un monsieur, je dirai dans les 79 ans. On est seul dans le restau, alors on se sourit beaucoup. Le traducteur marche un peu pour traduire la carte, mais pas génial non plus. Je fais ce que je fais d’habitude, j’écris dans mon traducteur « Votre recommandation ? » Il a l’air de trouver mon idée super.

Il nous montre : sashimis ? OUI ! 

Le monsieur coupe le poisson, on mange le poisson. Thon, saumon, maquereau.  C’est le meilleur maquereau que j’ai mangé je pense.

Ensuite, il nous propose un autre plat, un poisson. « sweetfish ». Je dis ok !

Quand le petit bol arrive, je n’ai pas besoin de regarder Manu pour savoir la tête qu’il fait. Car les deux petits poissons sont entiers, posés dans une sauce légère, habillés d’une légère robe de panure. Enthousiaste, je demande si il faut manger la tête. Le monsieur fait signe que oui. Manu, la mort dans l’âme ne peut se résoudre à avaler le poisson pas épluché.



C’est pas grave, je me dévoue. C’est bon, j’aime bien. Je sens que le monsieur me met 20/20 mais pas à Manu. BIM.

Ensuite on commande du porc glacé (c’est ce que dit le menu). C’est une salade avec du cochon bon dessus.
Et puis on commande des tempura.

Et là, je ris, car 50% des éléments sont des sweetfish, entiers complets dans une grosse robe de panure. Manu est au bout du rouleau, et le monsieur nous explique très fier, qu’il les a péché lui même dans la rivière. Huhuhu.



Le couple nous regarde manger en fumant des clopes.
Ils nous montrent nos tatouages (c’est la journée) et ont l’air de trouver ça cool. On rigole tous sans rien piger à ce qu’on se raconte.

On rentre, on fait une lessive, et j’écris la journée. Il est temps de dormir pour de vrai.

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