J3 – Ohlala, MAIS PAR OÙ COMMENCER ?

 

Par le matin.
J’ai dormi, et Manu moins, il est parti vers 5h, marcher dans les rues. Il est revenu avec un café pour moi, et un t-shirt à changer pour lui.

C’est 37 degrés aujourd’hui. Il est 7h, On se prépare tranquillou et on file car j’ai pris des billets pour le musée du Samurai.
On commence à être pas mal en gestion de métro. Google maps est limpidissime sur les directions, les voies à choisir, c’est formidable.
On arrive au musée, Manu compare ses scores de Duolingo japonais avec le score français de la gentille personne de l’accueil. Le musée est petit, et ça démarre avec l’histoire de la structure du Japon. L’Empereur, les shoguns, les samurais, à quoi ça sert, les batailles sanglantes, les prises de pouvoir, c’est passionnant. C’est un peu le far West mais élégant pas pareil et avec des drôles de coupes de cheveux.

On entre dans une pièce avec des armures magnifiques. Quel bordel ça devait être, à enfiler, à laver, pour faire pipi, pour faire la bagarre. Un sabre court, un sabre long. Ça, les mecs étaient hyper équipés pour les pique-niques.
Manu me demande ma préférée. Elle est verte, avec des ailes d’insecte.



La gentille dame qui raconte nous demande laquelle est à notre avis, la plus chère. Ça ne loupe pas, c’est ma préférée. J’ai des goûts chics en armure.

(en vrai, j’ai très envie de vous raconter toute l’histoire, mais ça risque d’être long. Ptêt si on fait une journée molle, j’y reviendrai.)

 

Car ensuite, après la culture nationale, dans la visite est inclue un cours de lancer de shuriken. Les 30 personnes de la visite se répartissent sur trois lignes au sol, face à un mur recouvert d’un genre de polystyrène avec des cibles dessinées dessus.
La dame nous fait voir le geste, et on a 5 tours pour essayer. On s’en sort pas mal.

 

https://youtube.com/shorts/fu2tXnLqOd0?si=2KWPIy_ElauxgZ-o

Puis, elle lance une COMPÉTITION ! Trois tours de jeu, elle prend le meilleur à chaque tour pour le qualifier pour la finale. Oh bordel, je me qualifie au tour 2.

 

C’est donc la finale. Nous sommes tous les trois, tendus, face aux cibles. Autour de nous, les visiteurs nous observent, ça encourage, ça filme, ça jette des sorts probablement.
La dame donne le top. Les shurikens fendent les airs à une vitesse folle.
Et bordel de putain de merde (excuse my french) mais JE GAGNE ! Je terminé PREMIÈRE !
Alors oui, je me la pète parce que pas une fois je me suis dit qu’un jour je gagnerais une compète vraiment très professionnelle d’un sport de combat hyper dangereux et que je repartirai avec les honneurs et un shuriken en plastique dur.

 

 

On repart de là, fort fiers.

Sur les bons conseils d’un ami, nous allons au Parc Ueno. C’est aussi un four. Malgré les arbres, cette ville nous terrasse. (Surtout Manu. Moi aussi, j’ai chaud, mais je m’en sors. Manu boit même de l’eau, c’est dire s’il est dans un état lamentable.)

 

On arrive à l’étang de Shinobazu, c’est un étang de lotus, et ils sont en fleurs.
Je suis prise de court par la beauté, par la poésie de l’endroit. Mon nez picote, et mes yeux se noient un peu. Le vent fait osciller les larges feuilles. Les fleurs dansent avec le souffle chaud, et moi je suis émue. On devine à peine l’eau. On a l’impression qu’on pourrait courir de feuille en feuille, qu’on serait porté par ses jolis hamacs. Je rêve de dormir là, perdue au milieu de ce merveilleux.

 

 

 

On avance un peu, il y a des temples et tout un tas de gens. C’est curieux, il y a des cérémonies en cours, au milieu d’une effervescence de gens. On se balade un peu, je mets une pièce pour avoir un porte-bonheur. J’en prends un pour Manu. Encore plus de bonheur chacun, est-ce gérable ?

On repart dans l’autre sens, j’avais noté sur ma carte des petites adresses à Asakusa. On sort du métro, c’est la même station que le musée du Samurai. En voilà du temps de trajet pas du tout optimisé !
Mais le quartier est mignon comme tout, des rues piétonnes, avec des tas de lieux à street food, des petites boutiques, c’est cool. Je suis mon plan, on va là : et on choppe un onigiri à l’unagi, c’est un gros onigiri avec une anguille posée dessus. Pendant que Manu va s’énerver à trouver un endroit où fumer, je vais chercher deux boules de pain fourrées au fromage et au curry. On s’installe dans le petit lieu pour manger qui va avec les anguilles (car on ne mange pas dans la rue, c’est interdit et pas poli).
On continue la balade, la densité de gens s’amplifie, on est dans des galeries marchandes, avec des tas de trucs super, on fait un peu de shopping, on mange un daifuku au custard et à la fraise. Ohlalala. Manu constate : ce daifuku et l’anguille sont ses deux trucs préférés pour l’instant.
On rentre dans des petits magasins vintages. Je n’achète pas un E.T. parlant des années 80. Je pense que j’en parlerai encore dans 10 ans de ce regret-là. Il était super. Pour ma toute petite collection. Y’avait la boite et tout. RHAAAAA.



On rentre gentiment, car ce soir, is the night !

 

Mais quelle night ?

 

Et bien figurez-vous que quand on a discuté avec notre ami Seb, de Tokyo, du voyage, il nous a dit : mais attendez, je peux voir s’il y a la soirée ukulélé, vous pourriez y jouer !

Sib & Manu on tour, après Paris, New York, Tampa : Tokyo ! C’est la tournée mondiale la plus de l’univers lais quand, c’est si cool. Seb a tout goupillé, m’a mise en contact avec une charmante femme, Rieko, avec qui j’échange depuis un moment maintenant.
La soirée, c’est un peu comme notre Cabaret du ukulélé, sauf que c’est le 1er lundi du mois. Il y a 12 passages, 15 minutes par personne (3 morceaux) et le timing est millimétré.

On repasse à l’appart avant d’y aller, pour se doucher, se changer, ne pas sentir les 37 degrés sous les bras. Seb nous a laissé un uke, et il y en aura un sur place. Allez… c’est parti !

 

C’est à 30 minutes en transport, on arrive au Crocodile.

C’est un bar en sous-sol. La déco est super.
On arrive un peu plus tôt, elle m’avait prévenu : on va pouvoir répéter avant, car deux musiciens de leur asso peuvent jouer avec nous. Basse et violon. En arrivant, la tension monte. La nôtre. Mais ohlala, tout le monde est si gentil, on a un mal fou à échanger, mais on sourit, on se serre dans les bras, on se serre les mains.

C’est notre tour pour la balance/répète. Ok. Le monsieur au violon est très très fort. (On découvrira après qu’il joue aussi du piano, et du ukulélé, et qu’il chante).
C’est un peu un moment de magie, on fait les trois morceaux une fois, et tout s’imbrique. Il y a déjà un peu de monde dans la salle, les sourires sont gentils, on nous applaudit.

Rieko m’envoie tout de suite des premières images. Vraiment, pfiou, cet enthousiasme me touche très fort.

 

Ensuite il y a un système de tirage au sort, que je n’ai pas compris. Il fallait écrire son nom en bas d’un schéma géométrique (déjà ça, j’ai fait n’importe quoi), et après le monsieur au violon mettait des chiffres en haut, et il suivait un chemin avec le doigt, et après, on pouvoir choisir son horaire de passage. Bon il a fini par le faire pour moi, face à a gourdasserie.
Je prends la place numéro 2. 19h15.

 

Il est moins le quart. Manu part chercher un endroit om fumer, même si Rieko lui a dit : pour fumer, tu peux aller au haut de l’escalier du crocodile dans la rue, et si la police arrive, tu cours. Quelle punk cette Rieko. Manu est un bon garçon, il part en quête d’un lieu autorisé.

Saut que pendant ce temps, l’heure tourne. Rieko s’inquiète, c’est bientôt à nous, saut se préparer. Elle me dit que s’il n’est pas là, faut que je joue toute seule. OUHLA.
Je guette mon époux en haut de l’escalier. Je n’étais pas tendue, maintenant oui.
Sur ce, arrive COCO ! C’est lui l’ami qui nous a conseillé le Parc Ueno. Nos dates de voyage coïncidaient, alors hop, il est venu nous voir jouer. Clémentine son amoureux était patraque, et comme demain, on a une grosse journée tous ensemble, elle est restée se reposer. ❤

Bon ouf Manu arrive pile poil, mais wouaw, c’est speed du coup, pas le temps de s’accorder, et c’est parti.
Moi je me suis trop amusée, nos nouveaux amis musiciens sont si super.
Ensuite on écoute les passages qui suivent. C’est rigolo, je vois certains des copains dans les mimiques, leurs façons de jouer, ou de chanter. Les amis du uke de Paris ont des alter ego au Japon. C’est très rigolo. Et ça joue. Y’a vraiment plein de morceaux formidables. Et June, une amie de Seb avait même préparé des chansons en français ! Kawaii à FOND.

 

On commence tout de même à être fatigué beaucoup, on y est presque du décalage horaire, mais pas tout à fait. On dit merci, on dit au revoir, on fait des photos ensemble. Quelle joie, quelle joie.

 

On va manger un bout avec Coco à Shibuya. Le challenge, c’est de toujours prendre un truc que je connais pas. Y’a des brochettes de langue de bœuf. ALLEZ !
En plus Manu est content, il peut faire sa blague préférée : J’aime pas trop la langue de bœuf, ça a le goût de clitoris de vache. Beh c’était très bon.

Voilà, voilà.
Coco nous raconte ses vacances, ils sont sur leur fin de voyage. Il a les yeux qui pétillent quand il parle d’à peu près tout. Il nous donne des tas de tips, c’est trop bien.
On mange, le temps file.

 

On regarde l’heure, et les derniers métros nous guette (ou alors j’ai mal lu mon appli). On cavale dans Shibuya, mais on rentre, et on dort.

 

Quelle journée géniale !

 

Ninjasib.

On galère un peu avec le partage de connexion, mais hop, voici les photos du jour, à replacer dans le contexte. (la vidéo de nos chansons charge, je la mettrais en ligne que c’est fini, dans 8 jours ^^)

Les voilà !

 

 

 

 

 

2 réflexions sur “J3 – Ohlala, MAIS PAR OÙ COMMENCER ?

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