J 2 : Sweet home run, Chicago

On n’est pas encore au point du décalage horaire. Manu s’est levé à 2h30, moi à 4h.
Il est parti en vadrouille pendant un sacré bout de temps, 7km lui dit son téléphone. Moi j’ai regardé le levé de soleil sur le lac Michigan par la fenêtre. C’est plus feignasse.

Il est revenu pendant le café du matin, avec… (ceux qui suivent ce blog depuis quelques années savent).
Pour ceux qui ne savent pas : Tâchons de deviner ensemble avec de subtils indices ce que Manu a bien pu ramener dans sa besace.

-ça a un trou
-c’est parfois marron
-mais aussi fourré
Ok, ce sont des donuts, et j’avoue que ce sont des retrouvailles réjouissantes. C’est un très bien premier petit déjeuner.

Ensuite, on se prépare, tranquillou, et on se met en route. Today, is game day ! On va voir un match de baseball au Wrigley Field ! Mais, au préalable, on fait un tour à Target. Je n’ai pas emmené d’après-shampoing, alors il fallait absolument y passer.
Mais who am I kidding ? On adore aller chez Target. On y va à pied, on rentre en bus, on découvre des bouts de Chicago. Il ne fait même pas trop chaud.

Et puis avant le match, on se la joue traditionnel : on va manger une New York Style pizza mais à Chicago (j’annonce : dietétiquement, cette journée est un genre d’échec délicieux. Moi qui fait toujours l’article : « Mais non, en Amérique, on mange pas gras ». Mettons que pour aujourd’hui, j’ai menti).

On arrive chez Dimo’s, ils font des pizzas au mac and cheese, mais comme c’est n’importe quoi, on prend un pizza au cheese tout court. La pizza est gigantesque et si bonne.

Le match est à 13h20, on est tranquille du timing, et on rentre dans le stade après des petits tours dans les magasins de sports où tout existe aux couleurs de l’équipe.
Tartine a pris des places super, on est à l’ombre, et on voit tout bien.
Ça démarre avec l’hymne national. Et c’est pas banal, ce n’est pas du tout une chanteuse à voix, c’est une jeune fille à la guitare, et un monsieur au saxophone. Pas banal je vous dis.


Et en plus du jeu : une GRANDE nouvelle étonnante. Attention ! Name dropping. Attention ! Star dropping. Attention ! Joie pour les fans de la série (genre moi), Brendan Hunt est là et il va chanter « Take me out to the ball game » (chanson incontournable des matchs de baseball).
Pour ceux qui comme moi sont nazes en nom d’acteur, c’est Coach Beard. Dans Ted Lasso. COACH BEARD ! Si vous n’avez pas vu Ted Lasso, faites une pause de lecture de ce blog, et revenez quand vous aurez regardé Ted Lasso.

(Il va aussi dire quelques mots au début, je le vois sur le terrain, je suis réjouie. Rhololo Coach Beard !)

Et puis le match commence. C’est un peu moins grand spectacle que le Football américain. Pas de commentaire permanent, pas d’animation 3D sur les écrans, pas de petites danses triomphales, pas de canons tirés, mais par contre, il y a un organiste. Nous l’appellerons « Jean-Michel-je-finis-pas-mes-morceaux ».
Essayez d’imaginer quelqu’un qui frappe au rythme de « On rase gratis » dans Roger Rabbit, et que personne ne dit jamais « DEMAIIIIN ! » Bon bah voilà, j’ai été dans le même état que Roger tout du long.
En fait, Jean-Michel démarre pour faire de la relance d’ambiance, mais dès que le pitcher est prêt, Jean-Michel arrête de jouer. AAAAAAH !
Si Jean-Michel sortait un disque, ça ne serait que 7 secondes du début des morceaux. Le répertoire est varié, c’est indéniable mais si court à la fois. AAAAAAH ! C’est comme un blind test qui aurait lieu dans un manège.



Le march est super. On gagne ! Go Cubs go ! Il y a de super actions. La vitesse des balles est zinzin. C’est moins dense à piger que le Football, et un peu plus facile à suivre. L’ambiance est hyper festive, le niveau sonore est très haut, y’a de la musique presque tout le temps (tout ne repose pas sur les épaules de ce brave Jean-Michel). Et quand même, voir 35 000 personnes danser sur YMCA, c’est très réjouissant. Les familles sont là, plein de mômes, plein de gonzesses, comme au Football. Tout le monde est mélangé, même les supporters de l’équipe d’en face.

On rentre heureux du match, on fait une pause à la maison. Ce soir on dine avec ma cousine Camille et sa femme Kaitlyn. On a rdv tous les 6 dans un pub. YOUPI ! Ça fait bien trop longtemps que nous nous sommes vues.
J’en ai aussi profité pour regoûter la Guiness. J’aime pas trop trop. 😦
Et pour diner, j’ai commandé… un fish and chips.
En fait, en une journée, j’ai réussi à manger trois des plats les plus gras d’au moins deux pays. Heureusement, mon appli Santé me dit que j’ai marché plus de 9km. Est-ce que ça compense l’huile ? Probablement. Hum.



On est content de se retrouver, on papote, on mange, on boit, on rit. On se raconte nos voyages, c’est très bien comme conclusion de journée.

On clignote un peu. Je voudrais raconter mieux et plus, mais il est 4h30 du matin en France, 21h30 ici. L’ivresse de la fatigue commence à gagner. Je trie les photos, et banco dodo.

Et hop, toutes les photos du jour :

3 réflexions sur “J 2 : Sweet home run, Chicago

  1. C’est reparti pour moi aussi ! Je suis trop fan de tes pérégrinations américaines et de leurs étapes perchées ! J’espère d’autres musées un peu foufous et des rencontres farfelues et musicales 😍😎😍

    bonnes vacances à tous les deux

    loves

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  2. J’adore, le seul feuilleton qui m’accompagne tous les étés depuis maintenant quelques années quand même !
    Bon séjour américain, je suis cos folles aventures avec toujours autant de plaisir.
    des bisous 😘

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