J’écris, il est 6h du matin en France, il est 23h de l’Amérique. Spoiler alert, il ne se passe pas grand chose ^^
Mais tout de même, ce matin, c’est le matin du grand matin ! C’est là qu’on décolle. J’ai terminé ma valise hier au soir (je pense à Capucine dès que j’écris hier au soir. Avant de la connaître, j’étais bien moins chic, je disais hier’soir).
Ma valise est à moitié pleine, comme le verre d’eau. Ce qui veut dire que je vais pouvoir ramener des trucs. 7 kgs de trucs même !
Je me demande si les habits sales pèsent plus lourd que les habits propres.
Est-ce que c’est comme quand on meurt, ce fameux poids de l’âme à 27gr ? Mais à l’envers et qui sent pas super ?
Nous verrons à J+plein.
On s’est réveillé tôt tôt, probablement parce qu’on vieillit et que le concept même de grasse mat se situe dorénavant à 7h45.

Tout ça pour dire qu’on était prêts à partir à l’heure où on avait mis le premier réveil. (L’avion est à 13h20)
Cette année, Manu n’essaye même pas de négocier. Oui, nous arriverons à l’aéroport avec 4h d’avance. Oui, nous allons attendre longtemps. C’est même lui qui dit : « Bon, on y va ? »
Il m’aura fallu presque 14 ans pour en faire quelqu’un de civilisé qui arrive presque la veille du départ. Je me fais un bisou pour la peine. Smoutch.

C’est le premier vol, c’est court et bref et sympa. On monte dans le même petit avion irlandais que les médaillés olympiques irladandais d’un sport avec des rames. Tout le monde les applaudit, c’est un peu mignon.
J’avoue que les JO ont du mal à m’emballer. Je n’oublie pas que mon quartier a été passé au karcher pour virer les SDF qui ne devaient pas être assez présentables pour le Paris sportif. Mais je suis trop fatiguée pour élaborer et faire la liste de tout ce qui m’a scandalisée. (et oui oui, la cérémonie d’ouverture était super).

On est en retard en arrivant à Dublin. mais le changement pour Chicago est rapide.
Le deuxième avion, pour 9h de vol est probablement un des moins confortable des avions pas confortables qu’on a pu testé avec les années. Quand le monsieur devant moi incline son siège pour dormir, je profite pleinement de mon écran qui se retrouve à 15 cm de mon visage.

J’ai regardé : Priscilla (Presley). Un sacrée déception. En résumé : Elvis était con, elle était bien trop jeune, et rien ne va. J’ai beaucoup levé les yeux au ciel. Est-ce qu’on s’ennuie devant le film pour mieux ressentir son ennui et sa solitude à elle ? WOO, je suis en train de devenir le masque et la plume. 😦
J’ai regardé Poor Things : formidable ! Elle, l’image, cette histoire. J’ai tout aimé. (je crois vraiment que c’est pas mon truc, être critique de cinoche).
J’ai regardé A quiet place II : j’espérais m’endormir. Un échec, j’ai regardé jusqu’au bout. Y’avait des monstres et des gens qui chuchotent. Voilà !
J’ai finalement dormi 30 minutes, devant rien, sur ma pile de coussin d’avion.

J’ai déjà dû le dire ici, mais le plateau repas de l’avion me réjouit toujours beaucoup. Ça veut dire départ, ça veut dire liberté, ça veut dire être tous les deux. Chaque opercule plastique détachée avec précaution, c’est un couvercle vers une aventure future. Le beurre trop froid qui ne s’étale pas sur la tartine décongelée, c’est l’annonce des petits déjeuners magiques qui nous attendent de pied ferme.
Je touille mon poulet au curry quand Manu me dit « Ohlala, c’est vraiment dégueulasse. » Oui, aussi, mais même. Il est super ce plateau.

L’avion se pose, l’impatience de sortir de là grimpe. Mais l’avion roule; Il a du mal à trouver une place on dirait. Le commandant avec son accent irlandais confirme. C’est pas loin de 45 minutes de rab sur le tarmac. C’est long et Manu est un poil tendu. Moi je suis arrivée alors je m’en fous, on est vivant, c’est bien déjà. Mais j’oublie la raison de sa tension : Pas de clope depuis le départ (pas eu le temps à Dublin). Ouch.
Bagages ! Manu peut fumer ! Tante Tartine et Uncle Jack viennent nous récupérer ! (Oui, pour ceux qui suivent, ce sont les mêmes Tante Tartine et Uncle Jack que la Floride. L’été, ils sont à Chicago, parce qu’ils n’aiment pas trop les ouragans.)
On rentre chez eux. Tartine a fait pour le dienr une de mes madeleine de Proust : des tacos avec des taco shells en dur. Elle me faisait ça quand j’étais petite et que je venais la voir à New York ou en Floride. Faut fourrer de viande, mettre du fromage et de la salade, et manger en penchant la tête. C’est super, c’est la J.O.I.E.
Il est temps de dormir. hop hop. Ronpschit.
You had me at « aréoport ».
Allez, dormez bien et à demain !
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