Jour 5 – And the roadtrip begins !

Ce matin, je me lève et je me bouscule à 4h45. C’est tôt. Là, il est 23h15 et j’entame le blabla du soir, avec, je dos bien l’admettre, quelques bières dans le gosier.

Avant de partir, on range la maison, et off we go, l’aventure démarre, comme la chenille, un peu. On a un de la route mais pas tant, ça veut dire qu’on peut s’arrêter à qui mieux mieux tranquillou quand on veut.

On est parti sans trop vraiment petit déjeuner, et je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’un cupcake.
Dans la voiture, le débat fait rage, Manu trouve les cupcakes nuls et étouffants, je trouve ça super et délicieux, surtout ici. Je trouve une bakery, ça nous fait un détour d’à peine 30 minutes. Je rentre l’adresse, je me réjouis. Le bled des cupcakes s’appelle « The Village ».
Sauf qu’on arrive dans un endroit très curieux, où tout le monde se balade en voiturette de golf. Y’a un « farmers market » où tout coûte des tas de bras. On regarde autour de nous et Manu n’a de cesse de dire « Si je meurs, l’Enfer ressemblera à ça. » Je ris.
Mais je vais quand même à mon truc de cupcake. C’est un peu fancy, je prends goûts OREO.
On remonte dans la voiture comme si on s’était arrêté dans le village des damnés.
Je fais goûter mon cupcake de ouf à Manu. Il convient que c’est très bon, très. Je triomphe, je pérore, et j’en profite pour rappeler que j’ai toujours raison.

Le temps file ma bonne dame quand on est sur la route. Et il va être l’heure de déjeuner. L’objectif principal étant de manger sympa mais pas trop cher.
Je trouve sur la route, un restraunt portoricain. Ça a l’air super.
On arrive dans ces grands espaces qui entourent un parking. Avec les enfilades typiques de magasins qui n’ont rien à voir les uns avec les autres.
Quand on arrive, il ya déjà un peu de monde qui attend. C’est très populaire, ouvrier. Les gens viennent manger là et prennent les plars en version « large ». Ça sent le diner du soir.
Le monsieur voit bien à notre air perdu qu’on est comme des poissons à côté de leur bocal. Sourire gentil et bienveillant, il nous explique tout. On avait dévidé qu’on prendrait le « Today’s special », un ragoût de boeuf. Il nous montre qu’on peut choisir un accompagnement ou deux, on reste classique, riz/haricots. (y’a d’autres trucs mais dans le doute…). On prend la petite portion. Et c’est si bon. Ce n’est trop trop un plat de température ambiance fournaise, mais mioumioum. On arrive à peine à finir. Banco diner de ce soir.
En sortant, le monsieur qui nous a servi nous demande d’où on vient (on s’était étonné que la question n’arrive pas plus tôt). Et on discute. Il est arrivé y’a 25 ans, il trouve que les choses changent, que la violence grimpe. Il préfère les gens gentils. Il voudrait partir dans quelques années dans un endroit plus à la campagnes. Il aimerait aller en France, mais il fume beaucoup et l’avion l’angoisse. Porto Rico, c’est 2h de vol, alors ça va pour aller voir la famille de temps en temps.

Ensutie on fait un stop dans un truc dégueulasse à touriste. On pouffe sous cape et même si je trouve un vase sirène merveilleux, 24 dollars, c’est trop, tout est moche et/ou hors de prix. Je vous laisse apprécier sur les photos les petits singes. en noix de coco (qui sont probablement fabriqués en Chine d »ailleurs).

On s’arrête pour faire pipi dans une staton essence et c’est pas loin (2mn) de Micanopy.
« Micanopy is a town in Alachua CountyFlorida, United States, located south of Gainesville. The population as of the 2010 census was 600.[4] The oldest community in the interior of Florida that has been continually inhabited,[5] it has a downtown that is designated as the Micanopy Historic District and listed on the National Register of Historic Places. It contains a number of antique stores, as well as several restaurants, a library, firehouse, and post office. The town’s unofficial slogan is « The Town that Time Forgot. »

Alors oui, bon sang, c’est vraiment joli. C’est un peu tout pété. Y’a que des magasins brocantesques avec du fourbi dedans ou qui qui font la promotion d’artistes locaux (qui peignent beaucoup de dauphins). On marche d’un côté puis de l’autre de la route principale. On cuit plutôt. Nous sommes un couple de hot dog à la transpiration.
Manu, pendant ces vacances fait ce qu’il appelle l’essui-glace. Il passe son index de droite à gauche en frottant sont front pourvrier la dégoulinade de sueur. Ensuite il ne lui reste qu’à secouer son doigt vers. le sol pour virer le trop plein d’humidité. Vous pouvez essayer chez vous si vous habitez dans un four.

Il y a des magasins de Noël, et j’ai envie de tout acheter pour que Noël arrive plus vite.

Après, j’ai aussi vu qu’il y avait un cimetière historique. Ma passion pour les choses mortes triomphe. on va y faire un tour. Eh beh il doit faire bon être mort à Micanopy. Il y a des grands arbres partout. La mousse espagnole dégouline de partout (c’est le plus beau parasite végétal selon une étude menée par Manu et moi). Manu fait le tour en voiture (on ne trouve pas d’endroit ou se garer , et je ère entre les tombes en faisant des photos (j’ai emmené mon argentique, j’en profite) et j’ai sauvé un lézard qui était coincé au fond d’un vase en verre.

On arrive enfin à High Springs, destinataion du soir. Il est 16h, on a large le temps d’aller à une source. Car comme son nom l’indique, c’est un coin à sources, High Springs.
notre hôte du jour n’est pas là, on choisit une chambre, et on trouve une source à dollars le parking. Loongue route de sable pour y accéder, et mille monde quand on arrive. Le camping est plein, c’est super familial, y’a des barbecue partout, du matos à plus savoir quoi en fait, des bouées géantes et des enfants qui pleurent et rient. Au début, on est un poil horrifié. On se change dans le vestiaire sale (c’est le premier endroit sale qu’on croise depuis le début du voyage)
L’eau de la sourcce, même si elle est pleine de gens, est belle et bleue. Ça ne s’appelle pas Blue Springs pour rien. Petit à petit, on se réjouit du monde, c’est super d’être au milieu des familles, l’ambiance est cool, tout le monde a l’air heureux. On rentre dans l’eau. Punaise. C’est FROID. Quelle étrange nouvelle sensation ! C’est de l’eau à température eau, pas à température soupe ! On fait la même tête qu’en Bretagne qu’on rentre dans l’eau. Les épaules en l’air, le sourire crispé, le ventre rentré et les mains qui ne vont pas dans l’eau tout de suite. C’est mer-veil-leux. On nage, on se sent frais, c’est bon.

Après avoir remis des habits, on va faire un tour à la Brewerie duc oin. C’est dehors, y’a de la bière, et même un concert. On. sepose, on boit et on discute. Et d’un coup on monsieur a l’air gentil me dit « Vous êtes Sibylline ? » (j’avais prévenu le monsieur du Airbnb qu’on allait là avant de rentrer). Il se pose avec sa copine, on discute par dessus la musique forte, c’est super. On rentre, ils se font à manger, on mange nos restes du midi, on dit du mal de Trump. Il déplore le racisme, on dit du mal du Macron aussi, et malgré le fait qu’il vient d’une famille de militaire, on est d’accord sur tout. Il est chauffeur de bus, Il a deux fils, il vient d’avoir 60 ans, et il sera à la retraite dans 5… Sa copine, qui vient du Venezuela lu rappelle qu’en temps normal, on ne parle politique avec les « guests ». Mais il rétorque qu’il a vu qu’on était des « good people ». Et que si on revient un jour et qu’on lui ramène de la bière allemande, il nous ogera gratos. (Il a vécu 3 ans en Allemagne). Il nous a aussi fait du garlic bread en rab de leur diner, c’est cool mais ce matin, je sens bien l’ail des gencives, j’aime pas trop.

Il est 6h12, il faut que je réveille l’amoureux tranquillou, on a une grosse journée aujourd’hui.

(les photos ne veulent pas s’uplaoder :/ je mettrais à jour plus tard)

TOUTES LES PHOTOS DU JOUR, BONJOUR :

3 réflexions sur “Jour 5 – And the roadtrip begins !

  1. The Villages, c’est le village des damnés, à grande majorité retraités maga (Trump). C’est aussi l’endroit préféré de desantis… En bref l’horreur totale.

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