Doha – Jour 1/6

C’est très étrange de rouvrir ce blog en plein de mois de novembre. Mais il fallait que je raconte.
Il y a quelques mois, au bureau, on m’a dit « La foire du livre de Doha veut t’inviter avec Jérôme pour parler de Rat et les animaux moches ».
« Mais c’est où Doha ? »

« Au Qatar ».

Alors ça, ma bonne dame. Ce métier, cette vie sont décidément full of surprises.

Il y a eu quelques étapes (me renseigne sur le pays, vérifier de leur côté que notre livre ne contient ni porc, ni Dieu(x), ni nudité – visiblement, le Rat nu, c’est ok) s’organiser avec l’ambassade, etc etc.
Ça y est, c’est validé, on y va et à l’heure où j’écris, on y est.
Je me suis beaucoup renseignée (du mieux que j’ai pu) pour me faire un peu une idée. C’est différent de l’Arabie Saoudite (cette phrase est revenue souvent dans les conversations), oui c’est très musulman, mais il n’y a pas la peine de mort, il n’y pas de police des mœurs, il n’y a pas d’obligation de port du voile.
Les débardeurs sont déconseillés, mais donc je peux me promener sans voile, faut juste y aller mollo du poompoom short et se balader pas trop tout nu. Mais il y a beaucoup d’expats, c’est moins compliqué qu’ailleurs… Mais les cheveux, les tatouages, ça va. (c’est étrange d’avoir ce genre de considérations avant de partir en voyage).

Revenons-en à nos moutons :

Jérôme monsieur du d’Aviau est arrivé mardi soir à Paris, notre avion est à 8h45 à Roissy.
J’ai rêvé que je ratais l’avion à peu près 157 fois en l’espace d’une nuit. #nostress.

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Arrivés à l’aéroport, la dame du check-in constate : « Vous êtes grands. Voulez-vous la place près de la sortie de secours ? ». Alors non, ce n’est pas à moi qu’elle parle, c’est à Jérôme. C’est pas grave parce qu’on a tous les deux les places super avec de quoi déplier 300 km de guibolles.

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Avant de monter à bord, au moment de la sécurité, tout l’équipage nous passe devant, mais on a quand même eu le temps de manger un chausson aux pommes en plastique d’aéroport avant d’embarquer.
Hop dans l’avion, hop des films, de la sieste et tout et tout. On voyage avec Qatar Airlines : la seule compagnie au monde où quasi à chaque fois que quelqu’un sort des toilettes, une hôtesse va s’y enfermer 2 minutes après lui. J’ai compris pourquoi en allant faire pipi : ils replient le papier toilette en triangle, comme à l’hôtel. Alors ça, c’est fou. (et en cherchant sur internet, je découvre que ça a un nom : le toilegami. L’origami de toilettes. Voilà. De rien. https://fr.wikipedia.org/wiki/Pliage_du_papier_toilette_dans_les_h%C3%B4tels
On a mangé des trucs aux intitulés pompeux mais qui étaient assez mauvais et informes. Mais comme toujours (plutôt à l’aller d’ailleurs), je continue de trouver ça épatant – malgré le drôle de goût qui reste bien trop longtemps après avoir fini de mâcher.

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Hop, 7h d’avion plus tard, on arrive, l’avion se pose et oh joie ! On ne sort pas par un tunnel, mais par l’escalier qui mène au tarmac. Il y a du vent, le réacteur tourne encore. Il va y avoir des tas de trucs à découvrir, je suis contente d’être ici, et je trouve surtout qu’on a beaucoup de bol.
Un bus nous attend au bas des marches. Le soleil se couche, il est 17h15. Après les cinq minutes de bus pour arriver aux dernières épreuves avant la sortie de l’aéroport, il fait nuit. C’est très très radical. Il fait plutôt bon, 21°. Bisou paris sous la pluie.

L’aéroport est vide. Le monsieur des douanes est malaimable, et sur le tapis pour récupérer nos valises, il n’y a que trois qui tournent tranquillement. La mienne, celle dé Jérôme, et une valisette violette. Doha, c’est visiblement plutôt un aéroport de transit qu’une destination finale.

Une fois nos valises fastochement récupérées, on sort, et là, rêve, consécration, un monsieur nous attend avec une pancarte AVEC MON NOM DESSUS ! Ok avec une faute, mais QUAND MÊME ! Le chic, le bon accueil, la pancarte. Je me sens comme Beyonce.

 

Pendant le trajet en voiture qui mène à l’hôtel, on regarde un peu partout. Ce qui est le plus frappant, ce sont les lampadaires qui ne se contentent pas de faire de la lumière d’ampoule, mais qui sont éclairé de led tout le lond du poteau, cela fait des grande bandes lumineuses de couleurs différentes un peu partout autour de nous.
Il y a de grands immeubles partout, c’est très moderne, très Disney.
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Arrivée à l’hôtel. Une, deux trois, cinq étoiles. Un monsieur nous ouvre la porte, un autre attrape nos valises, un autre nous ouvre la porte automatique, un autre nous indique le comptoir. Quel monde étrange. C’est très différent du #FIBD. L’accueil est très haut de plafond, et un lustre gigantesque fait le malin avec son tas de pampilles. Il y a des sculptures imposantes et incompréhensibles, je ne suis pas tout à fait à mon aise. Je voudrais bien embrasser le truc à pleine bouche, mais finalement, je ne me sens plus trop comme Beyonce, mais plutôt comme Laura Ingalls à la Maison Blanche (j’ai pas trouvé mieux, il est tard). Mon blason se redore un peu quand la gentille dame de l’accueil nous annonce que nos chambres ont été réservées par l’Ambassade de France. Crédibilité + 20.

Je suis au 28 ème étage, Jérôme au 23. Ma chambre est assez folle. Le lit est gigantesques, avec des tas de coussins, une salle de bain chic : bah oui, y’a un bidet. Sur la télé, mon nom précédé de Mr.

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Je prends une douche pour rincer l’avion. Nous avons rendez-vous dans 30minutes avec la personne qui nous accueille.

 

Je raconte la suite demain parce qu’il est tard et qu’il faut se lever tôt. (il y a deux heures de décalage avec la France, chez vous il est 23 :29, ici, 1h29.

 

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