Dimanche matin, nous nous sommes levés, c’était un peu la fête, nous avions match de football américain. On se réjouit depuis le début du voyage, ça va être rigolo.
On embarque Natalie avec nous, ça sera son premier, foufou. Sauf que quand on arrive au stade (je m’étonnais de ne pas voir plus de voitures se rendant au parking) la dame éclate de rire, et nous dit : « The game was yesterday ». Ptain… à force d’organisation, je me suis emmêlée les pinceaux. Grosse grosse déception. Je m’en veux, Manu est triste, Natalie est bien embêtée. Je pense qu’en plus, la fatigue accumulée fait qu’on (nous, pas Natalie) ne gérons pas ça super trop bien. L’humeur est morose, je suis en plus agacée de ce budget parti en fumée, et d’avoir raté un super truc.
On va faire un tour à Long Beach car ce n’est pas loin. On fait un tour dans les boutiques vintages, même si c’est très rigolo, je dois bien avouer que l’ambiance est pas super. (Pardon encore, Natalie). On va voir ensuite le le port, on se balade, il fait beau, et sur les bords de mer, il y a de l’air, ça fait du bien. On découvre de loin le Queen Mary, qui fait penser au Titanic en plus flottant. La prochaine fois, j’aimerai bien le visiter, ça a l’air magnifique. Il semblerait qu’on puisse diner dessus, le louer pour des mariages et tout et tout.



On rentre ensuite à la maison, et histoire de me changer les idées, je décide d’aller au cinéma. Toute seule pour la première fois de ma vie. Depuis qu’on est arrivé, j’ai bien envie de voir « The Meg », oui le film avec le super gros requin, parce que j’adore les requins, et que c’est aussi la taille qui compte, bref. Comme je n’ai pas le permis, je pars à pied, 1 mile et quelques, ça va. C’est rigolo de découvrir le quartier à pied. Devant pas mal de maison, le traditionnel drapeau américain, devant d’autres, Dieu a visiblement mis des pancartes pour dire qu’il protégeait la famille qui réside là, c’est sympa. Les jardins sont bien ordonnés, proprets. Quand j’arrive vers un le coin des magasins, je découvre une boutique : « The cookie dough dreams ». C’est donc un magasin, où on peut acheter de la pâte à cookie crue pour manger dans un bol, avec une cuillère. Ça clignote de partout, c’est très joli, et malgré mon enthousiasme pour le gras, je dois bien dire que ça m’a l’air follement indigeste cette affaire.
Je trouve le cinoche (un peu soulagée, parce que je crois que je regarde beaucoup de polar/thriller, et les rues américaines ressemblent à celle où les serial killers font leur shopping). Je prends un billet, le monsieur a l’air de trouver ça aberrant que je n’ai pas de carte de fidélité ou de coupon, et me fait choisir ma place sur un écran (classe), puis je descends à l’étage de la bouffe avant d’entrer dans la salle Il y a un bar où on peut acheter des cocktails et des bières (classe), et un comptoir avec des barils de pop corn, et autres trucs frits. Je commande une boisson. On me tend un verre vide, la machine est un peu plus loin. Bon là, c’est pas glorieux, je reste devant comme choux fleur trépané. Je ne comprends rien à comment ça marche. Un monsieur qui m’a entendu faire répéter une phrase que je n’avais pas comprise avec un « I’m not from here » m’aide à faire marcher cette machine du diable. C’est très moderne, j’aime bien (classe). Je prends un thé glacé #funfact.
Je rentre dans la salle, je cherche mon numéro de place et là, quand même, je me dis : en France, on a rien compris. Mon fauteuil est gigantesque, en cuir, avec l’indispensable porte gobelet (claaassse). Je m’assoie. Y’a des boutons, j’appuie, je peux m’allonger complètement, comme les fauteuils moches de Joey et Chandler dans Friends. Je suis ULTRA BIEN INSTALLEE (la méga classe). Pubs et bandes annonces. Gros requin et punchline un peu nulles, mais c’était cool. Je regrette un peu de ne pas avoir pris de popcorn, mais les portions n’avaient aucun sens.
Je rentre à pied, les rues remontent, j’élimine le thé glacé et puis au lit.

Le lendemain, c’est notre dernier jour, on met un peu de temps à démarrer la journée. On a du mal à choisir quoi faire, on part donc en voiture sans but, et j’ai une idée. Je donne des instructions mystères à Manu. Pas loin avant d’arriver, il devine où je voulais l’emmener, il avait regardé le chemin le matin. Disc Golf ! Sur internet, j’avais lu que le parcours était cool. Il fait chaud, on trouve le début de parcours, et deux types arrivent, chacun par un côté (l’un vient de Pasadena, l’autre de Chicago), prêts à jouer seuls aussi, du coup, hop, ils jouent tous ensemble. Comme je suis nulle, je les suis tranquillou en les regardant jeter des frisbees super loin. Le parcours est vraiment rigolo, on apprend que c’est le premier terrain de disc golf des États Unis, un des types, un habitué qui habite pas loin (Pasadena, donc), nous montre même un des paniers d’origine. C’est super chouette. Ils feront les 18 paniers. Manu est tout content, c’est bien cool.



On termine l’aprem par le shopping de dernière minute (achat de bouffe US, derniers petits cadeaux pour les filles, etc…)
On retrouve Natalie à la maison, ce soir c’est Dim Sum ! Elle nous emmène dans un quartier qui semble un peu chic (le lustre en cristal dans la rue est paramètre) avec un grand centre commercial et des jolies rues piétonnes. Le restaurant est grand, on nous confie un petit menu en papier en attendant d’être placés pour commencer à choisir. Il y a tellement de plats qui ont l’air délicieux ! L’idée, c’est de choisir des plats à partager. Des bouchées vapeurs, des raviolis, des soupes, des brioches fourrées. On se fait notre patouille, on mange, c’est vraiment délicieux.




En sortant, on s’arrête devant quelque chose de fou : Un ATM CUPCAKE. Donc un distributeur automatique de cupcakes. C’est comme pour avoir des sous, mais à la place, des cupcakes. Il faut que j’essaye. L’écran est tactile, je choisis un parfum, je fais glisser ma carte bleu, une vidéo s’affiche pour me montrer l’automate qui va chercher ma boite, une porte s’ouvre avec une lumière magique et paf, j’ai un cupcake. Non mais quel beau pays quand même !
Je repars avec, je lui met même une ceinture de sécurité à l’arrière de la voiture, et après avoir bouclé les valise, je mange le meilleur cupcake de ma vie en entier. En général, c’est plutôt sans intérêt, comme gâteau, Mais là, LÀÀÀÀ !!!! Fondant, goût merveilleux, la prochaine fois, je lèche mes billets de banque au distributeur pour voir si ça fait pareil.


il est temps de dormir, les valises sont prêtes, demain matin, il faut se lever tôt pour partir à 5H30, car on doit rendre la voiture, éviter les embouteillages, rentrer à Paris, prendre l’avion, mal dormir, tout ça dans le désordre.
Il est 5H30 mardi matin, on se met en route avec un sacré paquet de souvenirs fabuleux difficile à trier. Manu tente le tout pour le tout. Le Donut Prince sera-t-il ouvert ? Je lui suggère que non. J’avais tort. Petit bouquet final de gras, on se commande deux donuts chacun, et un café pour moi. On évite les embouteillages, on rend la voiture, tout est dans les temps.



Comme c’est difficile de partir. Le voyage du retour est une maelström d’angoisses de la rentrée. Après ces deux semaines attendues toute l’année, je réinterroge tout, tout me semble insurmontable (oui, de ping pong).
Je fais passer le temps avec des films et le plateau de l’avion. C’est marrant, à l’aller, je trouve toujours la nourriture des compagnies aériennes follement drôle (Oh de la salade en plastique !!! Oh ! Du surgelé mal dégelé !!!) … au retour, c’est le goût des vacances terminées et c’est toujours aussi mauvais. C’est peut-être mieux assorti.
On a une escale à Chicago, brève et pratique, pas de sécurité à passer, pas de récupération de bagage, on a même le temps de mander un bout avant le gros vol au dessus des eaux.

Je n’ai pas très envie de terminer ce dernier post par mes angoisses et mes remises en question. Ça serait trop triste, et je ne suis pas sûre que ce soit très judicieux.
Je vais plutôt essayer de raconter les trucs que j’ai oublié de dire les autres jours :
-Aux Etats-Unis, ils savent que les gens ont des vessies, et je les en félicite. Il y a des toilettes dans les magasins, dans les parcs nationaux, dans les librairies. Je crois qu’on a vu qu’un ou deux endroits où c’était pour les clients uniquement. Comme tout le monde se trimballe avec un gobelet rempli, c’est judicieux d’avoir pensé aux réponses de la vessie.
-Il y a des Starbucks absolument partout, c’est super flippant.
-J’avoue avoir été un peu effarée de la production de déchets. Les petits emballages sont partout. Il y a beaucoup de trucs à emporter, donc, emballages de pailles, de sucres, de sauces. Dans les magasins de bouffe, il y a des boites en plastiques de tout, même encore plus que chez nous. Quand on a dormi dans la chambre à thème « Jungle », la ville n’avait pas de système de recyclage, car pas assez d’habitants, et la région n’investit pas (j’ai demandé à la dame quand j’ai voulu trier mes poubelles).
Le nombre de gobelets en tout genre, de bouteilles en plastiques est zinzin.
Le principe d’emmener la fin de son diner pas terminé au restaurant est super pour le gâchis de nourriture (même si je pense que l’idée de départ, c’est de ne pas avoir payé pour rien), c’est en général emballé dans des boites en polystyrène, du coup bon… Il faudrait que les gens amènent des tupperwares… ça me semble pas gagné gagné.
Idem, je pense que vendeur de clim, c’est un super business, il y en a partout. C’est super, surtout dans des coins où il fait facilement 40°, mais quand on se trouve à l’extérieur d’un hôtel et qu’il y 200 climatiseurs qui vrombissent et chauffent, pfiouuu.
En revanche, j’ai du mal à imaginer qu’on puisse faire sans, je repense à cette nuit à Needles où on est entré dans notre chambre où la climatisation n’avait pas été pré-allumée : le sol était chaud sous nos pieds, et l’air irrespirable. Donc bon, je fais ma bêcheuse, mais j’aime bien dormir au moins un peu.
Autre considération dans le même registre : on a donc croisé la ferme d’éoliennes près de Palm Springs, mais pas que : près de Vegas, il y a aussi un gigantesque site, une station solaire, qui produit tout plein d’électricité (chiffre scientifique), mais qui, malheureusement tue aussi 6000 oiseaux par an. Il y a des tours qui produisent de la lumière, et qui attirent des tas d’insectes. Les oiseaux, s’approchent pour les manger, et prennent feu en vol à cause de la concentration de lumière. Ce qui n’arrange rien, c’est que le site est installé sur un lieu de passage habituel de la migration des oiseaux… Ils cherchent des solutions… mais c’est pas encore ça. J’ai lu dans un article, qu’ils ont aussi essayé de sauver les tortues en installant un grillage pour éviter qu’elles approchent de la station, sauf que ça coince les roadrunners (Bipbip) et que du coup, les coyotes les mangent plus facilement. Ils ont tenté de palier au truc, en installant des petites portes à la taille des roadrunners. Enfin bref, c’est quand même bien triste de vouloir faire un effort environnemental qui fout autant le bordel dans la faune du coin. ;(
Bon je crois que j’arrive pas à faire remonter mon moral, (et probablement pas le vôtre non plus avec ces derniers #funfacts). Je suis réveillée depuis 3H30. Je vais essayer d’emmener mes pellicules argentiques à dévélopper (même si j’appréhende un peu, j’ai réalisé que je les avais mise dans ma valise à l’aller, et qu’ils bombardent les bagages de rayons X super forts et que ça dégrade grandement les pelloches. On verra bien.)
Je crois que de toutes, ce sont mes vacances les plus belles, les plus wouaw. Je suis incapable de dire ce que j’ai préféré. S’il y a un roadtrip à faire, c’est celui-là. Il est décomposable, aménageable, enrichissable. On n’aurait difficilement pu faire plus avec le temps imparti. je garde une sensation d’immensité, de grandiose, de déjà-vu mais pour la première fois. Je vais rêver mille fois d’y retourner, et manger des pâtes à rien pour faire en sorte que ça puisse arriver.
Merci d’avoir lu, d’avoir mis des mots gentils sur mes histoires au jour le jour. J’attends ce moment toute l’année, de partir et raconter.

Toutes les dernières photos : https://chezsib.wordpress.com/2018/08/30/j-16-et-puis-la-fin-toutes-les-photos/
C’était top ton blog, Sib ! J’ai adoré voyagé avec toi, peut-être plus encore cette année car j’ai fait une petite partie de votre voyage l’été dernier donc ça m’a rappelé des souvenirs… Hâte de te lire repartir !
Bises d’une vieille copine du primaire bilingue…
Audrey
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J’ai decouvert votre blog par hasard, et j’ai adore lire le recit de vos journees.
Nous avons egalement fait un voyage cette annee (fin juin: San Francisco, Yosemite, Monterey, Santa Barbara, Los Angeles, Joshua Tree, Grand Canyon, Sedona, et Phoenix). Tout cela avec nos trois enfants – du coup il y avait moins de part a la decouverte et aux imprevus, mais c’etait genial.
Merci pour ces mots comiques, meme si la fin, il est vrai, laisse un petit gout de tristesse. Mais comme je dis toujours, “Don’t cry because it’s over, smile because it happened”
Encore merci, et je me rejouis de vous lire a nouveau!
Natacha, Arlon, Belgique
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Merveilleux merveilleux ❤️ Merci de m’avoir amené dans ta valise ❤️
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