J’aime bien écrire les moments, parce que je l’ai certainement déjà dit, j’ai la mémoire qui flanche, je me souviens plus très bien.
Cet affichage écran a moins de charme qu’un carnet que mes arrière-petits-enfants aurait pu déterrer du fond du jardin, mais j’écris très mal, comme un enfant médecin. Illisible, même par moi, même quand j’y mets de la bonne volonté.
Un peu plus d’un an de préparatifs. Samedi, dans 5 jours, on se marie, on s’unit, on fait un tour par la mairie, je change de nom, on signe.
L’engagement est déjà tellement là, avec tout l’amour, les mises au point, la réflexion sur nous, nos passés, notre avenir, nos doutes et nos envies.
J’ai fait des tonnes de listes, des tableaux excel dans tous les coins (toi, qui me lis depuis le fond du jardin, ça existe encore excel ?).
Cette année, c’est l’année des inondations, de la crue, la Seine fait des siennes. Les routes disparaissent tranquillou : il pleut. Un mois de juin comme on en a rarement vu, ma bonne dame.
Je déplore un peu mes cheveux sur qui l’humidité n’a aucun pouvoir. Chevelure de sirène assuré. Là, je pense que ça risque de dissoudre mon Elnett, et de faire serpillère mollasse. Oh well.
J’ai prévu des bottes de pluie jaunes, un parapluie arc-en-ciel. Je conjure. Je me suis dit que si je prévois : il ne pleuvra pas. TU NE M’AURAS PAS MÉTÉO, NON !
Les rendez-vous d’installation sont pris, on entame le montage vendredi matin. J’ai déjà l’impression que ça va passer si vite.
Je me réjouis de réunir les gens qu’on aime autour de tout ça.
Hier j’ai essayé mes robes (oui, bon, j’en ai deux.) Mes chaussures, mon bibi, rien ne va avec mon entorse. J’ai également décidé que cette entorse serait réparée.
Bon, hop, c’est tout de même lundi, il faut travailler.