J10 : De la pluie d’Okayama à la pluie d’Hiroshima

Toute la pluie tombe sur nous. Sur tout le Japon je crois. Il pleut, il mouille, et du peu que je vois des infos, vers là où nous nous dirigeons, il y a des inondations.
Nos parapluies sont le meilleur investissement. Mais on ne va pas laisser une aberration climatique gâcher une journée.

Avant de partir, je prends un bain dans une baignoire géniale, carré et profonde. C’est comme être dans un œuf chaud. (oui y’a une photo, mais je suis toute nue, du coup tant pis.)

On a regardé vite fait quoi faire à Okayama, il y a un château et un des trois plus beaux jardins du Japon.

On arrive au Jardin Karakuen d’Okoyama. C’est effectivement magnifique.
Je vous mets le lien wikipediesque pour en savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/K%C5%8Draku-en

On se promène en regardant les carpes Koï qui font des trucs de carpes. Je fais un inventaire mental de tous les arbres que j’aimerais avoir dans mon jardin si j’avais un plus grand jardin.

Je réfléchis à creuser une piscine dans le jardin des tortues pour mettre des gros poissons très beaux. Il y a des jardiniers, à quatre pattes qui semblent trier les brins d’herbe un par un.
Le détail. Ici, c’est le détail qui prime. Dans ce qu’on mange, dans ce qu’on voit, dans ce qu’on boit. Et c’est assez passionnant.

Ça, c’est du riz.

On se dirige vers le château. C’est un musée, on peut visiter.
Je ne m’étendrais, pardon Okayama, mais c’était un peu décevant. 4 niveaux, une pièce par niveau, pas très grand, avec deux ou trois objets. Le tout dans un décor moderne. On peut tout de même soulever des sabres véritables : C’est très lourd, ça devait super bien couper des têtes.
On voit deux armures, avec des kabuto (le casque) encore impressionants. Les gros ornements servaient à se repérer sur le champs de bataille, et à impression l’ennemi, ça montrait la personnalité du guerrier.
Il y a aussi ce gros poisson étrange qui nous intrigue un peu. C’est le poisson doré Shachihoko. Il a un corps de poisson et une tête de tigre. Il protège les édifices contre les deux, et c’est aussi un symbole de richesse. Le château en lui-même est très beau, mais on a vite fait le tour, on repart, on dit au revoir au jardin.



On reprend la route. On s’arrête sur une aire, où y’a des tas de trucs à manger qui ont l’air super. C’est surtout super gras, et pas super bon. Petite déception. On retourne sous la pluie, avec les essuie-glaces qui ne servent pas uniquement à tourner à gauche ou à droite.



Sur une autre aire, je vois un petit food truck qui fait des trucs sucrés. Y’en a qui a l’air super, je choppe mon traducteur, et je dis « momiji ? » Oh punaise, ça a l’air ok. Sauf qu’une question survient. Je comprends laquelle, mais sans pouvoir répondre « À quoi ? »

RHAAAA. Mais je ne sais pas moi, comme sur la photo ? Je fais des grands signes de désolée pardon. Mais ça va, elles sont choubidou ces petites dames, elles cherchent de l’aide du regard autour de moi. Et une dame me dit « Cream ? »  Hai !

Le momiji manjû, c’est une spécialité de Miyajima, en forme de feuille d’érable. Mais là, c’est frit. Jugez-moi, ça m’est égal, c’est HYPER BON. C’est mou et chaud et à la crème et euh. Voilà.

On arrive à notre logement du soir. Il pleut si fort mes ami.es, si fort. Notre Airbnb est près du tram. 5 stations plus loin, il y a le Memorial Park.
C’est le retour en grande pompe des touristes. On se doutait, mais ça fait des jours qu’on n’a pas vu d’étrangers comme nous. C’est très curieux.

Au début, on se dit qu’on va aller faire un tour au parc, mais la nuit est tombée, il pleut encore un peu, et il se trouve que Anne et Thomas (voir épisode 1 Tokyo) sont là aussi. On avait prévu de se retrouver. Anne nous écrit. Thomas fait une pause de nourriture tradi et va aller se faire un tour de fast food. Mais elle nous rejoint. J’ai trouvé un bar qui a l’air cool et qui fait à manger. On arrive. C’est fermé, et ça dit que ne fait pas à manger ce soir. Deux américains sympas comme tout se cassent les dents comme nous. Ils sont déjà venus, ils aiment beaucoup l’endroit et son étonnés de trouver porte close. On va manger sur leur conseil dans le petit restau en dessous qui fait des brochettes très bonnes.
Anne nous rejoint, mange un bout aussi, et oh joie, le bar a ouvert.

Le patron nous accueille à bras ouverts. Il y a peu de place, mais on se serre avec nos amis des États-Unis. Un des deux est contrebassiste à l’orchestre national de Milwaukee. Et nous dit que si on y vient un jour, on peut dire à l’entrée qu’on veut une place de se part.
Avec Anne, on boit de l’umeshu (vin de prune) avec des glaçons, Manu du saké, et puis après je bois du saké, et Anne se laisse emporter par la prune, comme une folle farandole.

On discute, on boit on rit. Le patron, est vraiment cool. Il a un t-shirt des Foufounes Électrique, ce célèbre bar québécois. La musique est parfaite. On tous très heureux de ponctuer ce voyage avec ces retrouvailles et les raconteries qui vont avec.

Anne repart à pied de son côté, on remonte dans notre tram. Je prends les billets pour le musée demain, et on s’endort, largement abreuvés.

J’adore les ponts et les panneaux.

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