Ce matin zinzin, Manu s’est levé à 10h, en gros, c’est comme une nuit double.
Je me suis réveillée avant pour me bagarrer avec le blog, les photos, la mise en ligne, et tout le bazar.
On se prépare tranquillou, et on va faire un tour près de chez nous. (Coucou Seb et Chikae, je dis chez nous maintenant. Promis, je vous rends les clés).
Le détour obligé par le kombini pour avoir à boire, sinon, c’est la déshydratation instantanée.
Sortir se balader à 11H30, c’est trop malin. On se fait tabasser par la chaleur. On a des gouttes qui coulent de partout vers le bas, surtout le long de la colonne et ça chatouille.
On marche gentiment, on regarde les trucs à manger (ici, y’a des trucs à manger partout). On passe dans une friperie (c’est ultra pas cher), on marche en regardant en l’air et faisant le constat qu’il n’y a pas d’ombre ici. Je commence à jalouser celles et ceux qui ont des mini ventilateurs qu’ils trimballent partout. Y’en a des high tech, qu’on se met autour du cou, d’autres qui se tiennent à la main. Vraiment ça me fait envie, là tout de suite, et quasi tout le reste de la journée. Mais ça fait un truc en plus dans le sac, alors non, tant pis, je suerai.
On s’arrête dans un gashapon, ces petites boutiques de distributeur de capsules avec des conneries inutiles mais formidables. On met des pièces, on choisit des boules, on rit comme des andouilles.
L’heure tourne et on a faim. On arrive presque à se décider vite. Car la maladie de l’hésitation qui nous ronge n’est pas guérie.
On entre dans un truc qui a l’air de faire des gyozas et d’autres trucs.
On commande, y’a un QR code avec un menu qu’on comprend mieux.
Je prends du porc et Manu les gyozas. Mais pour relever le challenge de goûter un truc inconnu, on prend un petit plat de sashimi de cheval.
Tout est délicieux, tout le monde est gentil, c’est super.
On a rdv avec nos camarades Coco et Clémentine pour faire un Teamlab. Je me suis très peu renseignée. Je sais que c’est une expérience visuelle et sonore. Voilà.
On arrive en avance, et on attend dehors. C’est de nouveau la dégoulinade. Je me réjouie de ce déo Lush qui marche pas mal. En tout cas, je ne suis pas indisposée par mes aisselles. (parce que c’est triste ça, de se sentir, non ?). Comme on boit beaucoup, finalement, on sue aéré. Un peu comme quand tu as bu beaucoup de bière, tu fais pipi clair.
(Je vous fais patienter avec mes considérations humides, pour que vous ressentiez l’attente dehors, dans le souffle chaud d’un quartier à building)
Ils arrivent enfin ! (en fait ils sont carrément à l’heure, mais comme on était en avance, c’était long tout ça).
On démarre la file d’attente. On a réservé nos billets ensemble, il y a des mois.
Ça démarre par un rideau de lumière. Mais j’explique mal. Des fils de lumières suspendus, où les couleurs dansent autour de nous. On avance dans un couloir, sur un sol de miroir, entourés par ces clignotements magiques.
(ils proposent des shorts pour celles ou ceux qui sont en jupe, c’est sympa !)
Un peu plus loin, on bascule dans la partie « EAU » des installations. Ça démarre par un vestiaire où on enlève ses chaussures, et surtout, on laisse son sac. C’est très bien organisé.
Ensuite, on grimpe une pente douce, ou de l’eau coule. C’est comme remonter une rivière, mais dans un couloir sombre et mystérieux. En haut, il y a une explication poétique, sur l’eau qui coule, la montagne, tout ça. Je pense qu’en vrai, c’est pour que les pieds des gens soient propres.
Et là, un monsieur nous dit de remonter nos pantalon. On entre dans pièce, on a de l’eau jusqu’au genoux selon nos hauteurs de genoux. L’eau est blanche, opaque, et dessus sont projeté des poissons, des pétales de fleurs. On est entouré de carpes et de sakura. C’est très très beau.
Pour résumer, on passe de d’installation en installation, et à chaque fois, on a les yeux qui s’ouvrent grand, et les mentons qui dégringolent.
À un moment, on peut colorier un dessin au choix (papillon, oiseau, dauphin, avion), un monsieur le scanne, et le dessin s’anime sur les murs autour, et vole.
C’est dingo. Coco a dessiné sur un avion des petites têtes de gens qui hurlent avec une hélice en flamme. On rit comme des crétins.
https://youtube.com/shorts/U8ifLuvQ1_U?si=Nddj-iqhBf2_AemA
On escalade des sensations, on marche au milieu de ballons géants. On regarde des centaines d’orchidées monter et descendre pour ouvrir un passage au milieu des fleurs. C’est assez ouf.
Mais à un moment, il faut bien l’admettre, le problème : ce sont les gens.
Il ne faut pas pousser les ballons ? Ils poussent les ballons. Il ne faut pas toucher les fleurs, ils SUPER TOUCHENT LES FLEURS. Merde à la fin. C’est fou ça.
Sinon c’est super (à part les gens).
On est tout fourbu, ça dure bien trois heures cette affaire !
On a une deuxième mission collective : allez voir la statue Unicorn Gundam, qui n’est pas très loin, et visiter le Poop Museum.
(Je spoile, ne soyez pas déçu : on n’a pas visité le musée, un peu cher, et ça avait l’air d’être pour les enfants, mais la boutique était marrante).
On prend un métro aérien assez classe, et on descend dans un décor qui frôle l’Amérique. Une statue de la liberté, un pont de Brooklyn pas à Brooklyn, des grands immeubles. C’est dans un parc au milieu de tout ça que Gundam attend de rencontrer Coco (ou est-ce l’inverse ?).
Alors, moi ça ne fait pas partie de ma culture pop, mais Coco est si réjoui. Ce grand robot est, il faut bien l’admettre, très très beau. On fait des photos. Coco en fait mille de plus sous tous les angles. On va dans le centre commercial juste derrière, c’est là qu’on renonce au Poop Museum. Mais : il y a un pop up store Godzilla. Je trouve des tas de trucs formidable, dont des petites assiettes Godzilla, et des verres à saké Godzilla. JOIE !
On se balade un peu dans les jouets, on fait un peu d’emplettes.
On sort de là, je passe au tax refund (c’est la première fois que je le fais, mais on peut se faire rembourser les taxes.C’est coolos)
Manu va fumer dehors.
Grâce à ce temps cumulé, on passe à côté de la statue de Gundam au moment où elle s’anime. Il fait nuit. Sons et lumières. De la musique, elle clignote, son V de casque ne fait qu’un, ça y est, il est licorne, ses genoux bougent. Coco est diablement heureux.
https://youtube.com/shorts/ZU0uOxaVz84?si=PM5vrAkz6u8YPI4r
On part en quête d’un endroit où diner, car le temps file ma bonne dame.
Coco me dit : « Oh nous, on trouve 5 minutes, on ne se pose pas de question. »
Je leur explique que pourtant, la technique, c’est d’avoir très faim, puis de passer devant un premier endroit qui a l’air très bien, que je vérifie les notes Google, que ça a l’air bien mais en fait, ptêt faut aller voir plus loin, et après faire des tours de pâtés de maison, puis passer devant une dizaine d’autres endroits, répéter le processus du lieu 1, regarder les endroits fermer les uns après les autres, paniquer, rentrer sans manger. C’est pourtant pas compliqué.
On leur confie donc la mission de choisir pour nous. On a tout de même hésité (avec des vrais problèmes de choix de type de nourriture). Mais ça se plie en 10 minutes cette affaire (peut-être qu’on leur a transmis un peu de notre malédiction ? Ohlalala).
On opte pour un sushi/tempura. Wholololo, génial. Et j’avoue que par ce temps, je suis mitigé des ramens. Ce poisson : mmMmmmMmmmm.
Coco et Clémentine nous raccompagne au métro, on se dit au revoir, on se reverra en rentrant. Ils sont sur la fin de leur voyage, ils nous ont filé des tas de tips super.
En passant, on croise des tas de jeunes filles, habillées court, des panneaux autour du cou, avec des tarifs, et « Girl Bar » écrit en anglais. C’est assez déprimant, il faut bien le dire.
Un petit tour au kombini pour acheter mon sandwich à l’œuf de petit déj.
Je découvre dans le kombini un frigo inversé, avec des bouteilles maintenues chaudes et des canettes de café. Bah ça alors.
On prépare le lendemain : je confie à Manu la mission de regarder la carte, de pointer les endroits non vus car il nous reste une journée à Tokyo, et des must-see. Il est bien plus fort que moi en gestion d’espace.
On dit bonne nuit à Ultraman, et puis dodo. (On galère un peu à s’endormir, malgré la pelletée de Km marchés). Le décalage horaire dans ce sens est étrange.




















































Bonjour
Je suis avec délectation votre périple où je retrouve des situations vécues lors de nos précédents voyages au Japon où nous repartons demain d’ailleurs. Bonne suite et bises à vous 2
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