J’ai failli mettre comme titre « Paris/Séoul mais pas saoul ». Et j’ai eu honte. Mais j’assume ma médiocrité.
En général, les départs me tendent un peu (si, si, je vous jure). Comme tous les gens normaux qui ont peur d’avoir oublié un truc important. Passeport, slips et tout le reste « au cas où ».
Cette année, comme souvent, j’ai pris les billets sur Booking. C’est une compagnie low-cost coréenne. Le seul truc que je sais, c’est qu’il n’y a pas de films.
Impossible d’enregistrer en ligne la veille, j’aime pas trop, le site ne fonctionne pas, c’est énervant. Je dis des gros mots.
Mais allez, on se met en route, valoches sous le bras.
Google nous indique un Terminal à CDG. Le 2. On interroge un monsieur, il n’a jamais entendu parlé de cette compagnie aérienne. Haha. Marrant. Bof. Quoiqu’il en soit, il dit que ça doit être le 1, de Terminal.
Dans ces moments-là, je me félicite d’arriver tout un tas d’heure à l’avance. On ne sue pas.
Bon tout va bien, la compagnie existe, on n’est pas les seuls à ne pas avoir réussi à s’enregistrer. Ouf.
L’avion est finalement plutôt cool, l’inclinaison est mieux, pour le diner y’a du bimbimbap, c’est plutôt cool. Et au petit dej, des genrs d’oeufs étranges, avec des mini saucisses trop salées, et de la patate. En vrai, ça a le goût de la bouffe d’avion des départs : c’est génial. (Manu trouve que pas trop).
Alors par contre, dans cet avion, il fait chaud. Très chaud. Ce départ à 20H30 laissait un peu d’espoir pour un peu de sommeil. Impossible, on sue, on dessèche. J’ai l’impression de lutter dans un bol d’haleines avariées. C’est une cuve sans air. Je suis dans l’allée du milieu, entre Manu et un monsieur qui regarde un film sauf qu’on dirait un jeu vidéo. Je vois la pointe d’une arme se balader dans couloirs en 3D moches. C’est très déconcertant. Et j’ai si chaud.
Je demande à remplir ma gourde, la merveilleuse personne de bord m’a rajouté une pile de glaçons, et j’ai serré ce truc dans mes bras fort fort pour faire retomber la moiteur.
Manu aura réussi à dormir, il est le premier surpris. Moi sur la fin, dans un effondrement global, mais c’est pas assez… oh non.
Allez, Séoul, Séoul, 16h d’arrêt.

Manu trouve un endroit où fumer, puis on trouve le navette qui emmène à la chambre pour la nuit.
Nos bagages sont en route pour Tokyo sans nous (j’espère qu’on va les retrouver), je me félicite d’avoir emmené le minimum dans ma valise cabine. Manu ne se félicite pas d’avoir tout laissé dans celle en soute.

On s’endort comme des vieilles barriques.

J’ai vu qu’il y a un endroit super où manger pas loin, ça ferme à 23h.
On se lève à 21h, on arrive au truc, ça ferme (il est 21h12).
Le premier échec des vacances !
On tourne en rond dans cette zone triste, on entre dans des immeubles où les restaurants sont en sous sol. Fermés. On tourne des coins de rue, c’est fermé aussi. On trouve un pub ouvert, on mange des dumplings décongelés. Manu boit une bière, je Ginger beer. Voilà voilà.
On passe au 7-Eleven, j’achète des amandes au beurre popcorn.
Retour chambre. L’avion est à 8h30.














