Quand ça comment à faire un moment qu’on est rentré, recevoir les photos prises à l’argentiques, c’est une re-bascule dans l’été.
À la veille du résultat des élections de l’Amérique, je suis contente de revoir ces moments choisis. Le 120mm, c’est mon format préféré. Et cet appareil argentique, je l’aime vraiment fort. C’est 12 poses, réfléchies, parfois pas assez. Mais ça casse la dynamique de la rafale.
Je n’ose plus prendre les gens, les inconnu.es, en photo, et pourtant, c’est ce que je préfère.
La photo est devenue parfois intrusive, par sa multitude et sa facilité d’accès. Il y a quelques années, nous n’étions pas nombreux à trimballer nos gros reflex un peu partout. Ohlala, je ne suis pas en train de faire un c’était mieux avant. Mais si souvent cet été, j’ai eu envie de photographier des cowboy en santiags, des gens dans les supermarchés, mais je n’ose plus. J’ai peur qu’on m’arrache ma pellicule, qu’on tire dessus et que je perde mes photos de cailloux. Alors je ne fais plus.
Voilà des bouts de Yellowstone, avec personne.











