J 22 : Depuis l’aéroport, goodbye USA et merci d’avoir lu

Mon doigt de pied en miette, j’attends Manu qui est parti chercher des cigarettes (normalement, il revient toujours, ce n’est pas comme dans les films tristes). La sécurité est passée, l’attente démarre. Dans ce sens-là, c’est toujours un peu moins rigolo. C’est le retour vers la vraie vie et ses soucis. Mais c’est aussi le retour vers ceux qu’on aime. Et ça c’est bien.

Hier, on a passé une petite journée de balade et de larmes dans Chicago. Lego Store, Unicorn Store, casquettes store, jeux store.

75 dollars le cocktails chez Michael

On est allé au Navy Pier (La Jetée Navy dirait Google Translate) pour faire du dernier shopping, et nos km de marche. Sauf que je me suis re-cognée dans l’orteil foutu. Alors j’ai pleuré pleuré pleuré.
Mais avant ça, on a réparé un un non-vécu essentiel : La Deep Dish Pizza de Chicago.
Quand j’étais plus jeune, il y avait un Chicago Pizza Pie Factory, rue de Berri. Je ne sais pas si ça existe encore.
Le principe est simple : c’est une pizza profonde. Une pâte qui croque un peu, comme une pâte brisée, mais en lisant des recettes, j’ai découvert qu’on fait un peu un mix pâte brisée, pâte feuilletée, car il faut étaler du beurre en pliant des couches. Faut étaler ça, et avoir un moule un peu profond, on met les ingrédients au fond, avec de la mozza par-dessus (beaucoup beaucoup de mozza), et par-dessus est coulée une sauce tomate simple et délicieuse. Sur la table du restau, du parmesan et des flocons de piment, si on veut se faire des émotions. On a pris pepperonis/fromage. On nous prévient, c’est 45 minutes d’attente, parce que ça doit cuire. Je trouve que c’est plutôt une bonne nouvelle, cette attente. Aux USA, on est servi très vite, et expédiés hors de table avec l’addition si vite. Comme c’est l’heure du déjeuner, on est sage et on boit de l’eau en attendant.
Le serveur arrive, et propose de nous servir, il y a un léger coup de main. La pelle à tarte sous la part, on lève, ça fait des fils de fromage, on pose dans l’assiette, et on sectionne les fils de fromage sur le rebord du plat. C’est un geste souple, assez beau, ça devrait aussi être aux J.O.

C’est donc après la pizza que je me cogne une première fois dans un pavé, et une seconde qui achèvera la journée pour moi.
Mais c’est bien, ça nous laisse l’occasion avec Tartine de discuter, de manger des légumes, d’excellents tournedos et du banana bread. On regarde la pluie et le vent arriver. D’ailleurs, la preuve :


Je regarde mon écran d’ordinateur qui est sacrément dégueulasse (la nuit de camping, des tas d’insectes se posaient dessus et j’ai tout écrasé avec doigts parce que ça m’agaçait. C’est un écran-cimetière. C’est fini d’écrire tous les jours. C’est marrant comme je n’arrive pas à faire ça avec les livres de travail. Mais c’est un peu de la triche un blog, on sait déjà comment ça va finir. Il n’y a rien à inventer. Mais ça me fait du bien.


Merci d’avoir lu cet été, je ne sais pas toujours qui vous êtes, mais en tout cas ça me donne l’impression de partir avec plein de gens. Merci merci merci.

Au revoir avec le gant doigts saucisses :

Pour conclure ces vacances, tout de même, un petit retour en arrière ma médaille d’or de course après tente :

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