J 20 : Béééééééh !

On démarre en rangeant chez la dame. Je mets un point d’honneur à rendre les Airbnb dans l’état où je les ai trouvés, draps et serviettes exclues, mais je range tout, je plie, j’ai une très bonne note. ET OUAIS.
C’est la route du retour, ce soir, c’est notre dernière nuit avant le retour à Chicago. On rend la voiture demain matin. On fait pas mal de stops shopping pour trouver les dernières idioties à ramener. C’est marrant comme y’a des gens, c’est super facile, et je pourrai leur ramener des valises pleines, et d’autres, c’est la noyade déconcertée. Ou alors, on a aussi beaucoup dit « Oh, on prend pas là, on verra plus loin. » et en fait, à un moment c’était trop tard et y’a plus.
Avant, on faisait ça avec les restau, on a fait beaucoup de progrès. Ne soyez pas tristes, ami.es sans souvenirs de l’Amérique, j’ai pensé à vous, mais j’ai pas trouvé. L

Avant toute chose, sur notre route, un essentiel. Je ne pensais pas vivre quelque chose d’aussi fou. Nous sommes en Iowa, c’est sur notre route, il suffit de faire un détour pour que nous puissions voir… attention… roulement de four :  la plus grande Iron Skillet de l’Iowa. Pour ceux qui ont suivi l’année dernière, vous savez que j’en avais trouvé une en brocante, et je l’ai oublié dans la voiture de location, et elle n’a jamais été retrouvée. Mon cœur était en miette. Alors, me retrouver aussi près de la plus grande skillet (c’est une poêle) de l’Iowa, pour sûre, ça me fait quelque chose. Tous ces œufs, ce bacon que l’on peut cuie dedans, ça donne le vertige.
Il y a d’ailleurs un panneau qui explique les quantités qu’on peut faire cuire dans cette sublimissime poêle. Quel bel objet.

Je mets des stops sur Google Maps pour voir des antiques, on a beau être dimanche, y’a des trucs ouverts ! Après quelques choux blancs, je trouve deux miroirs à main (j’ai commencé une collection, j’en ai trois je crois, je passe à cinq), et un verre E.T. (je n’ai trouvé AUCUN E.T. pendant ce voyage – Coucou Marielle qui fait la collec), ce verre compense largement, c’était même un cadeau Pizza Hut si j’en crois les écritures imprimées sur le verre.

Et ça, c’est Aragorn :


Dans une autre boutique de bordel, on discute longtemps avec le monsieur qui tient ça. Il était prof, coach sportif. Ici, c’est un vrai truc. No offense aux profs de sport en France, mais le coach en Amérique, c’est quelque chose. Le sport prend beaucoup de place et c’est une matière importante. Donc on discute avec le monsieur. Notre discours est rodé, il faut bien l’admettre. France, roadtrip, Chicago, Yellowstone, yes, wonderful country, biscuits and gravy, haha – ça réjouit toujours les gens que j’aime ce plat- et voilà. Et bien le monsieur nous dit de choisir quelque chose dans sa boutique, pour que ça aille en France. Il n’a jamais eu personne de France à Cascade, Iowa. Je n’ose pas trop, et pourtant, j’ai vu un Musclor un peu vieillot. Alors je prends ça. Coco, si tu me lis, c’est pour toi ❤ (C’est le Musclor avec le plastron qui change selon les blessures, tu dois l’avoir, mais celui-là, il est américain).

On passe à Dubuque, où on voit de tas de fresques sur les murs, c’est très beau. On traverse le Mississipi, et nous voilà dans le Wisconsin.

Manu ne dit plus jamais « Tatanka », mais plutôt « Oh, regarde ! Un champ de maïs. » Et petit à petit, ça devient « Je crois que je n’ai jamais vu autant de maïs de toute ma vie », puis « Ptain, encore du maïs. »


C’est vrai que c’est quelque chose, tout ce maïs. Je crois que c’est terminé, les WAOUW. Mais on en eu tant. Bon sang, quel voyage.

On arrive dans la petite ville mignonne qui porte bien son nom : Darlington. Je m’étais un peu lâchée sur le dernier Airbnb : c’est une tiny house, dans une mignonne ferme, avec des chèvres et des canards. Je file voir les bestioles. C’EST SUPER SUPER SUPER SUPER ! Les chèvres sont méga sympa, le bouc a une barbe géniale.


Je suis en train de caresser les chèvres quand soudain, on me tapote les fesses. C’est Elli, le chien de la maison qui doit trouver que les chèvres font un peu trop leurs intéressantes. Je fais mougnougnou au gros chien mignon, et sur ce, arrivent deux chatons. Bordel de putain de merde, excuse my french, mais je veux habiter ici.

On a le droit de rentrer dans l’enclos des chèvres, alors j’y vais. Je fais des caresses, on se regarde dans les yeux elles et moi, c’est compliqué parce que les yeux des chèvres, c’est étrange et beau.

On vide toute la voiture pour ranger le bordel. Demain matin faut qu’on parte très très tôt pour rendre la voiture dans le temps et que je ne paye pas une journée de rab. On va au supermarché, je choppe une salade, Manu des nouilles chinoises, il nous reste de la veille pour égayer tout ça.

Une soirée sage, dans un endroit idyllique. Oh non, je n’ai pas envie de rentrer.

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