Jour 18 & 19 : On the road again again et GO BUCS !

Je n’ai pas vraiment pris de retard, mais la journée 18 n’était pas méga passionnante aventurement parlant. On a quitté le Airbnb des sirènes, on a petit déjeuné, et après on a fait 10h00 de route où j’ai beaucoup dormi pendant que Manu faisait chauffeur si t’es champion. On a quand même écouté (entre autres) un podcast passionnant que je vous recommande sur Arte Podcast : le trafiquant.

On rend notre voiture à l’aéroport de Tampa, on ramasse notre bazar, on nous annonce un surplus de 55 dollars en rendant les clés, on passe au service client pour demander pourquoi. On nous annonce que c’est le plein. On dit qu’on a rempli le réservoir avant de la rendre, on nous demande une preuve en photo, on dit qu’on n’en a pas, on ne me fait finalement pas payer les 55 dollars de rab. Un ascenseur émotionnel incroyable. INCROYABLE.

La fin de journée a viré super quand on a retrouvé Tata marraine Tartine et Uncle Jack qui sont venus nous chercher à l’aéroport. Hug et joie, on rentre à la maison de Tampa et on a même mangé des légumes. Et puis en buvant une petite bière sur la terrasse. Horreur. Malheur. Je réalise que j’ai oublié MA BIG IRON SKILLET sous un des sièges de la voiture. J’envoie une formulaire de lost and found sur internet… Mon coeur est en miette. Comment vais-je faire cuire des trucs ou me protéger des zombies sans cet ustensile si beau.
Je vous remets la chanson pour qu’avec moi, vous pensiez à cette grosse poêle lourde qui ne verra jamais un camembert roti de sa vie.

On va faire dodo.

Aujourd’hui matin, on se lève, on boit plein de café. On part en troupe de quatre pour faire un peu les magasins, et choper les quelques trucs qu’on n’a pas acheté sur la route. On va déjeuner dans un restau-cantine vietnamien complètement super. On partage des plats et des banh mi. Mioum.

Ensuite, on passe au casino du jour 1 (ou 2) pour que Manu rachète des cigarettes pas chères (groumpf) et quand le monsieur lui demande ses papiers d’identité : Manu réalise que quand on a fait la réclamation pour les 55 dollars à la location de voiture, la dame lui a pris son permis, mais ne lui a pas rendu.
Alors on retourne à l’aéroport. Manu espère retrouver son permis, et moi, ma poêle en fonte.

1/O.
Voici un court poème :
Manu a bien récupéré son permis. Il est réjoui.
Échec total pour la skillet. Mon coeur est en miette.

La mort dans l’âme, les bras en fonte, on quitte l’aéroport pour rentrer diner.
Alors oui, on a diné à 17h30 parce que ce soir : ON VA VOIR UN MATCH DE FOOTBALL AMÉRICAIN. Les Buccaneers de Tampa Bay jouent à domicile contre les Ravens de Baltimore. Tartine et Jack ont pris des places et le match démarre à 19h. C’est chouette d’arriver tôt, pour profiter un peu de l’ambiance.

On l’avait fait une fois, avec Manu, d’aller voir un match, à New York, y’a longtemps.
À cette période, ce sont les matchs de pré-saison. Les enjeux sont bien moindres que pendant le championnat, bien entendu. Mais on est super content. Avant de partir, Tartine et Jack nous prêtent des t-shirts aux couleurs des Bucs. Manu a donc un t shirt gris, il est chatoyant. Moi rouge, c’est classe.

On relit les règles des trucs qu’on peut apporter ou pas au stade. C’est facile à résumer : tout est interdit. Alors on part léger.

Oui voilà, pas de misiles

Quand on arrive, c’est déjà pas mal la fête ! Des tas de gens sont déjà installés dehors, l’enthousiasme a commencé y’ un moment. Des grandes tentes, des glacières géantes. Comme on dit à la fin d’un Astérix : « Tout le monde mange, tout le monde boite, tout le monde est content. »

Je me réjouis d’avoir un t-shirt aux couleurs des Bucs, parce que TOUT le monde a un t shirt, un chapeau, un masque, un maillot de joueur.
Se baladent partout de même par ci par là quelques t shirt violet de Baltimore. Mais pas beaucoup.

Je ne suis jamais allée à un match de foot (soccer) en France, mais on m’a souvent dit que les fans des équipes adverses étaient séparés, ou avait leurs espaces. Là, tout le monde se mélangent joyeusement. Et c’est très très mixtes. Y’a plein de gonzesse, y’a des mômes, des très vieux, des bébés, c’est super familiale, c’est comme une grosse réunion de famille méga sympa où tu connais personne mais où tout le monde se parle volontiers.

Y’a de la musique fort, des stands de bières, de bouffe et d’alcool. Mais surtout, y’a le BATEAU. Parce que les Buccaneers, ce sont des pirates ! Alors dans leur stade, a une des extrémités, y’a un BATEAU PIRATE. Avec des CANONS ! Et là où ça devient encore plus génial, c’est que Tartine a pris des places juste à côté du bateau. Et on est au 15ème rang. Manu me regarde avec un sourire géant « Je ne pensais pas voir le terrain d’aussi près un jour. » Et de fait, ça change toute la perspective. On voit très bien les fesses des joueurs.

La dernière fois, on était tout en haut du stade, on avait le vertige. Là, on va même pouvoir s’autoriser à regarder le match pas uniquement sur les grands écrans, ou va pouvoir les regarder jouer en vrai !

L’heure du match approche. Le foutoir organisé commence. Les cheerleaders arrivent, la mascotte fait une danse, y’a des tas de films sur les écrans, des trucs en 3D où les pirates de Tampa Bay mette le feu au bateau des corbeaux. Y’a l’hymne nationale par une chorale de mômes. Y’a même une vidéo de l’internet avec des corbeaux qui se cassent la figure de façon un peu ridicule. Un DJ met de la musique fort, tout le temps, entre chaque action. Il se passe tout le temps quelque chose. Au début du match y’a même un AVION qui survole le stade. Cette démesure festive est très réjouissante. Y’a aussi un genre de tambours bronx mais de Tampa et dédié à l’équipe. Les cheerleaders font des chorégraphies pendant toute la soirée. Je suis admirative de leur endurance (rappelons-le : il fait chaud ici). Et un truc assez nouveau, l’équipe de cheerleaders est MIXTE ! Eeeeet ouais.

GO BUCS !
L’avion.
L’hymne de la nation patriotique


Le match démarre, Tartine et Manu me font régulièrement des rappels de règles (je suis bien moins calée qu’eux), c’est pratique, je peux poser plein de questions, ils sont bien patients.

Pendant le premier quart temps, depuis les premiers rangs, se déroulent un drapeau géant, il arrive vers nous, on participe à l’agitation. On ne voit plus rien, mais ça doit être diablement classe vue du dessus ^^


Depuis quelques années, on a une tradition, on regarde la finale chez notre ami Jano, on mange, on boit, on rit. Alors même si ce match n’a pas d’enjeu fou, d’être dans cette ambiance qu’on voit dans le téléviseur une fois par an. D’ailleurs, je ne résiste pas, j’envoie une photo à Jano pour lui faire voir où on est.

Sur les grands écrans, y’a plein de moments où ils filment le public, les gens guettent beaucoup la caméra surprise.
Quelques secondes où 50 000 personnes vous voient faire l’andouille. Et c’est toujours un peu le même scénario : la camera se pose sur un groupe qui dansouille, quelqu’un du groupe s’en aperçoit, et là, c’est l’euphorie, le fou rire, la chorégraphie. Je pense qu’avec Manu, on a prié Jésus et sa soeur pour que SURTOUT ça ne nous arrive pas, on n’a pas du tout préparé de chorégraphie.

Quand les Bucs marquent un ou des points, le bateau tirent des canons pour fêter ! Ça fait un boucan du diable, mais c’est vraiment cool.

TOUCHDOWWWWWWWN !!!

À des moments, les écrans annoncent qu’ils vont lancer des trucs du bateau, on attrape deux colliers de toute beauté : les perles ce sont des ballons ovales, ui madame, et Manu choppe même un t-shirt avec le drapeau des Bucs. Le t-shirt est blanc, on s’interroge tous sur quand il va le porter.

On gueule dans tous les sens, et c’est clairement grâce à nous que les Bucs ont gagné. On repart de là heureux comme tout.

TOUTES LES PHOTOS :


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