JOUR 12 – I’m all shook up ! Han han han, yeaheah !

Ce matin, je me suis réveillée à 3h30. Je suis vraiment naze naze en décalage horaire. J’ai pu re-dormir un peu mais bof. Si bien qu’à 6H30, je suis prête. Ce matin, on va voir THE KING.

Un stop petit déj, dans un truc de donuts (oui bah après on en mangera pas pendant mille ans, et les salades en plastique doivent forcément compenser).
Il y a plein de choix dans ce truc de donuts. Manu prend toujours « custard filled ». C’est genre une crème pâtissière plus ou moins en plastique dedans. C’est bon en vrai.
Moi quand même, j’ai un petit faible pour ce truc du maple sirup and bacon. Et il se trouve qu’ils ont une petite barquette de « holes » précisément à ce goût-là. Des trous.
Donc j’achète des trous. Ils sont pourtant tangibles. Je les mange. Est-ce que c’est une variation d’un genre sucré du chat de Schrödinger ? C’est trou mais je le mange ? Où se trouve le vide annoncé ? Quel enfer. Mais c’est bon dis donc. À la fin, il ne reste bien que du vide. CQFD.

En route pouuuuuuuuuUUUR (oui on peut le faire avec la voix d’un présentateur enthousiaste) GRACELAND ! (c’est la maison d’Elvis).

En chemin, on croise un passage à niveau. Aux USA, si t’es à la bourre, t’as jamais envie de croiser un train qui fait attendre au croisement. Ce sont des centaines de wagons, et il roule à 12 à l’heure. On dirait une blague qui n’en termine pas et qui n’était ni drôle au début, ni à la fin.

Manu me rappelle cette scène super de Forrest Gump que j’ai complètement oubliée :

Et moi, j’avoue, j’ai une tendresse pour cette scène de New Girl (Zooey Deschanel <3)

J’ai beaucoup hésité il y a quelques mois à prendre des places pour Graceland. L’entrée est pas données, mais je me suis dit que zut, on retournera probablement jamais à Memphis, et on s’est chanté tellement de chansons d’amoureux d’Elvis que bon.

On traverse des bouts de Memphis. C’est une ville très déconcertante. Qui passe du tout pourri abandonné, à de grandes et chics maisons aux pelouses tondues de près.

Le monsieur d’hier disait que c’était très pauvre comme grande ville. Ça se voit. Boulevard Elvis, au cœur de Memphis, c’est le plus destroy. 3 magasins sur 4 sont fermés. C’est curieux, surtout avant d’arriver à la maison mère du bling bling, chez Monsieur Elvis Presley, himself.

J’ai pris la première heure de visite, l’ouverture : 9h. Il n’y a pas tant de monde !
Je m’attendais à une foule type Disneyland un samedi de vacances scolaire, mais non, c’est très supportable (de billard) (j’adapte mes blagues).

Une petite navette nous emmène à la maison, et nous dépose devant. On nous file des Ipad avec un casque pour écouter la visite. Mine de rien, passer la porte, malgré le touristisme ambiant, ça fait un truc cool. WOOOOOO le premier salon ! (on va faire WOOOOO à toutes les pièces, mais je le pose là, vous pouvez imaginer les autres).


En fait, tout du long, du salon tiki, aux chambres, à la salle de billard, tout ce qu’on avait imaginé un peu mauvais goût too much s’avère être complètement cool too much, et finalement assez classe.

La maison a été achetée pour 102 000$ et des brouettes. Et puis il y a eu des ajouts. La piscine en forme de rein (je cite l’audioguide), le terrain de squash, le fameux salon tiki qui était avant une veranda, les lions en marbre devant la porte (complètement indispensables).
On passe de pièce en pièce et mine de rien, on sent l’émotion chez pas mal de visiteurs. C’est vraiment chou.
Pourtant hein, c’est ultra calibré comme visite. Les groupes arrivent les uns derrières les autres, tout a dû être calculé pour qu’on évacue tranquillou pour laisser la place à ceux de derrière.

Dehors, il y a l’espace où il y avait des chevaux, et après la tombe de tout le monde. Maman Gladys, Papa Vernon, Elvis, Lisa Marie et son fils, et même une pierre par pour Garon, le frère jumeau d’Elvis mort-né.
Des tas de messages du monde entier ont été déposés un peu partout autour.
L’accès à l’étage de la maison n’est pas autorisé au public. C’est bien, ça fait un truc qui n’est pas donné en pâture aux zinzins que nous sommes.

Ce petit sourire ❤

(C’est étrange, de commercialiser une intimité.Bon, en même temps, on visite bien Versailles et les châteaux de la Loire, c’est pas plus con, et c’est plus dansant ici).

J’ai quand même acheté pour ma nouvelle collection de décoration de Noël des petites chaussures en suédine bleue pour mettre sur le sapin.

La musique est partout. Des tas de gens chantonnent discrètement.

Après la maison, la navette nous ramène au pays des expos. En fait c’est comme un grand centre commercial rond, avec une cour intérieure géante, et autour, des expos à thème.

Elvis à l’armée

Les voitures d’Elvis

Les célébrités fans d’Elvis

Elvis vu par sa fille

Les archives d’Elvis

Les tenues d’Elvis

Les disques d’or d’Elvis

Le tournage du film d’Elvis

Les avions (!!!) d’Elvis

Et tout ça, entrecoupé de plein de magasins de souvenirs Elvis.

 Je pense que tout existe en Elvis, tout.

Il y a des sections moins excitantes que d’autres (Elvis en Allemagne, bon, voilà) mais il y a des tas de vidéos de concerts partout. Le nombre de tournées, de show. Le mec a bossé tendre, a bossé vrai. 
Même les voitures, c’est débilement cool. Même si quand même, était-ce nécessaire d’en avoir autant ?
La Cadillac rose, c’est une promesse qu’il a faite à sa maman avant de gagner des tas de sous, et il disait que c’était sa voiture à elle, même si elle n’avait pas le permis. Elvichoubidou.



Bon bien sûr l’émotion, ce sont les tenues, les chaussures, les guitares.
 En voyant ses habits, on a réalisé qu’il était plutôt grand dis donc ! (je viens de vérifier, internet dit entre 1,83 et 1,85). Je me demande si y’a encore sa transpiration dedans ? Est-ce qu’on pourra fabriquer un nouvel Elvis un jour ?

Il y a des tas de photos à la fin de ce post, y’a de quoi faire, j’ai eu du mal à trier, j’avoue.

On a pu monter dans les deux avions. Tout est protégé avec du plastique. Et là, tout est un brin excessif. Une table de conférence et des télés. Des machins plaqués or partout, un téléphone pour parler au pilote sans avoir besoin de se lever de son fauteuil préféré, un bar.

C’est une totale immersion Elvispresleyienne. Et c’est formidable.
Parce qu’encore une fois, le mec a vraiment beaucoup bossé, il mérite bien d’avoir des chaussettes de Noël  à paillettes à son effigie (ou pas, je ne sais plus quoi penser).

On repart de là, tout contents.
Ensuite, on mange la traditionnelle salade en plastique du midi, et une petite pause au Airbnb.

On va faire un tour à Beale Street, pour retourner chez Schwab. Je veux danser en pyjama Elvis. Il sera mien.
Réjouie, je repars avec mon sac sous le bras. Il faut toujours aussi chaud, même à 17h. Mais j’ai un pyjama Elvis les gars. Bon, le blanc, c’est pas méga flatteur. Ça sera un pyjama d’intérieur. J’avais presque espéré le mettre en concert avec mes santiags dorées mais, finalement, je doute que ce soit du plus bel effet. Et j’aurais pu dire « Thank you. Thank you very much. » à la fin des spectacles, avec une voix suave.


On fuit un peu rapidement la rue Beale, même si comme hier, c’est assez calme niveau foule, mais pas niveau sonore.
On va jeter un œil à Sun Records. C’est quand même là qu’on été enregistrés Elvis, Johnny Cash, Roy Orbison et des tas d’autres gens merveilleux.
C’est un peu excitant d’aller voir, même si bien entendu, l’accueil est devenu à magasin à souvenirs en tout genre.

La façade est belle, ça valait le détour.

On jette un œil où manger ce soir, et off we go à Elwood’s Shack.
C’est une petite maison en bois, derrière un magasin de bricolage.
Les trois personnes qui passent devant nous dans la file d’attente (on est long à choisir alors on leur dit de passer devant) nous dise « Everything is good here ! »
Un monsieur qui travaille là me conseille le « fish taco » (hihi), et Manu prend une assiette avec deux viandes, brisket et pulled pork (et des haricots).
Rhololo, dis donc, c’est vrai que tout est bon (sauf la coleslaw avec l’assiette de Manu qui a probablement un peu tourné). Sinon, c’est totalement délicieux. Mon fish taco est à la truite. Quelle belle idée !

On rentre pour se gratter au calme (car depuis deux jours on s’est pulvérisé par les moustiques, alors on se gratte en disant des gros mots). (En attendant que les photos chargent, je viens de compter 32 piqures sur ma personne. Sac à merde de bestioles de cul.)

Il fait des blagues à la fin de la chanson (qui n’en termine plus ^^)

TOUTES LES PHOTOS DU JOUR :
(Y’a beaucoup de photos, mais y’a vraiment plein de trucs foufous à voir) :

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