Jour 10 – Nashville yihaa !

Ce matin, on a un peu le temps, alors on le prend. On va partir en vadrouille, mais pendant que je Walking Dead en terminant d’écrire, Manu va nous chercher un petit déjeuner, y’a une machine à café ici, c’est parfait. En revanche, la névralgie m’a fait suer toute la nuit, et j’ai super mal dormi, malgré le valium et le doliprane.

On a un peu fait un point budget et tous les trucs à faire un peu tentants à Nashville -mais pas tout à fait assez tentant vraiment- et tout est assez chers très.
Les musées c’est entre 25 et 30 balles par tête. Donc bon. On garde des billes pour plus tard.

On va quand même faire un tour devant le Grand Ole Opry : LE temple de la country, qui est une radio et une salle de concert. C’est un peu rigolo. Et de toutes façons, hors « tours » c’est fermé. On ne peut pas rentrer.

On se balade aussi dans le centre commercial d’à côté et je regarde avec tendresse les santiags en diamant, mais celles aussi en serpent. Y’a un deal foufou : Achetez une paire, on vous en offre deux. Alors, dans l’idée c’est super, mais c’est 300 euros la paire. Peut-être que j’aurais dû ne pas écouter Manu hier et ramasser le serpent écrasé. J’ai manqué de jugeote.

Pour fêter ces économies réalisées, et le tout en basket, on va s’acheter une petite salade et un petit sandwich au supermarché, fort raisonnables que nous sommes.

Ensuite, c’est direction Broadway.
C’est la rue avec tous les saloon, bars-concerts. C’est le lieu touristique de Nashville.
L’enjeu c’est de se garer. Y’a plein d’endroit où ça peut monter à 40 dollars le parking. Un peu plus loin, on trouve pour 2h, 5$. Not too bad (ouf) !

On marche dans une rue perpendiculaire à Broadway, et plus on s’approche, plus y’a du bordel.

Alors oui, une fois sur cette artère, c’est la foire à la saucisse.
Globalement, tout le monde est en short en jean et en santiag. Je regrette amèrement d’avoir été si pince et de ne pas avoir acheté des bottes qui auraient été du plus bel effet ici.

Chaque numéro de rue : un bar, une vitrine ouverte, un groupe qui joue, et fort. Ça s’enchaîne. Les musiciens ont l’air de se faire chier, c’est formidable.

Le tout fait une cacophonie de Sweet Home Alabama et de Sweet Child o’mine assez époustouflante.

Vidéo non contractuelle des chansons citées mais qui montre comment c’est tout du long.

Y’a des tas de magasins de souvenirs. J’avoue, j’ai envie de faire flamber ma CB, y’a plein de truc rigolos avec des guitares, avec Elvis. Surtout un PYJAMA ELVIS de ce costume blanc que j’aime tant. Mais je ne l’ai jamais trouvé dans la boutique. Je pense que c’était une vieille vitrine. Alors tant pis.



Ça y va donc de la chemise à franges et du chapeau de cowboy. Il 13h30 et tout le monde picole comme s’il était 22h. C’est rigolo, ça fait penser à New Orleans un peu, en plus Yihaaaaaa !

On monte et on redescend la rue pour bien tout voir. Y’a des videurs qui servent plus à remplir qu’à vider. On décline poliment.
Y’a même un bar spécial vétérans… qui sent fort le sud : CQFD.



Ensuite on va voir la plus vieille imprimerie de Nashville, Hatch Show Print.
Ils bossent encore à l’ancienne. Avec des presses, des blocs de lettres.
C’est très beau, mais encore fois, c’est trop cher pour qu’on s’emballe et qu’on ramène des trucs. Entre les bottes, le pyjama et le poster classe, ma frustration grimpe mais il reste des tas de jours de voyage, et manger et boire, c’est important aussi.

Ensuite, on va faire un tour à Third Man Records. C’est le label indépendant de Jack White (et Ben Blackwell, and Ben Swank, dit internet– mais ça je ne sais pas qui c’est).
Y’a une boutique avec des tas de trucs super, des pédales, des straps de guitare, des disques, des conneries en tout genre. Mais surtout, j’avais lu qu’il y avait une vieille cabine pour enregistrer un vinyle à l’ancienne. On demande le prix, c’est 20$ ! Je m’attendrais à tellement plus. Alors on a chanté, fort mal, fort faux car c’est une seule prise, sans instrument et on est tendus comment des slips amidonné.
Mais on est content du vinyl, même si on s’en veut un peu individuellement d’avoir foiré ce moment si fou.

On repart, notre premier vinyle sous le bras !

On rentre un peu, Manu bouquine, je fouille internet pour savoir où aller. Après discussion avec notre hôte Airbnb, on opte pour un dive bar (qui ne veut pas du tout dire « bar de plongée »). En gros, un dive bar, c’est un bar comme on aime bien, avec des boissons pas trop chères et une ambiance pas lounge du tout. C’est un peu comme un troquet mais moins désuet.

On va chez Mickey’s tavern. C’est sombre, la bière est pas chère, et au fond y’a un food truck et on y mange un sandwich absolument délicieux au poulet frit. (non mais en vrai c’est pas si gras et ce midi, j’ai mangé une salade chiante. Zut à la fin.).
En discutant, y’a quelque chose qui s’ancre un peu, c’est qu’on est un peu nuls en grande ville. C’est rarement là où on profite le plus.

Retour Airbnb, demain, on reprend la route. On est à mi-parcours, et je n’aime pas commencer à compter dans ce sens-là.

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