Je ne suis pas très fière de ce jeu de mot, mais tant pis.
Je me suis levée à 5h encore. Je gère très mal ce décalage horaire. On se casse du Airbnb sans intérêt pas tard.
En chemin, je trouve un truc de donuts TRÈS DIFFÉRENT de d’habitude. Ils font les donuts à la demande, oui madame, oui monsieur. On choisit les toppings et on les mange chaud à même la boite. Écoutez, c’était vraiment très bon. J’en ai même pris un sirop d’érable bacon, c’était n’importe quoi super.
Puis, la route. On s’arrête dans un supermarché pour s’acheter le déjeuner, salade, sandwich poulet, sobre, on le mangera un peu plus tard, quand on arrive dans les montagnettes de Caroline du nord. En chemin on écoute Sublime, Led Zep, les Beatles, on chante ou je ronfle, ça dépend.
Comme il est un peu tôt pour check-in, on fait un tour dans un Outlet (c’est censé être des trucs de marques pas chers). Manu est à l’affut de la/de les casquettes de ses rêves, mais la quête est pour l’instant un peu vaine. On s’arrête dans un truc de chasse et barbecue, plutôt pour les trucs de barbecue. Y’a mon rêve. Des IRON SKILLET. Ça fait des années que j’en veux une géante.
C’est ça :
Y’a même une chanson si vous voulez :
Pour une fois, c’est pas une chanson où la femme se fait tabasser, souffre, et l’aime envers et contre tout. Je ris à chaque fois que je l’écoute, je vous mets les paroles :
You’re out doing wrong again, it’s plain for all to see And you think here at home is where I ought to be There’s gonna be some changes made when you get in tonight ‘Cause I’m gonna teach you wrong from right
With my big iron skillet in my hand Gonna show you how a little woman can whip a great big man If you live through the fight we’re gonna have when you get home You’ll wake up and find yourself alone
You say you’re sick and tired of me and that I look a mess But it’s never dawned on you this is my only dress I have never met a man who’s quite the likes of you I don’t know why I ever said « I do »
With my big iron skillet in my hand Gonna show you how a little woman can whip a great big man If you live through the fight we’re gonna have when you get home You’ll wake up and find yourself alone
L’heure approche. Pour ce soir, j’ai réservé dans un Hostel, mais j’ai pris l’option avec salle de bain pour nous tout seul parce qu’on est vieux. Quand on arrive à Asheville, je repense à cette maison un peu avant la sortie de la Floride qui disait « FIGHT GENTRIFICATION ».
Clairement, Asheville a perdu ce combat. C’est une ambiance hippie vegan sympa. Avec des tas de trucs bio partout. Du yoga, des chakras ouverts partout, de la sauge à plus savoir quoi en faire, prendre des cours de sorcelleries. Sur le petit marché du coin de la rue, on peut se faire tirer les cartes, boire du matcha, et manger des cookies à 5 dollars pièce. Il est probable que vous me sentiez un peu mitigée. Je pense qu’on frôle cette barrière invisible de « je vais lever les yeux au ciel un peu tout le temps ». Mais comme tout est paisible et chouette, allez… brûlons de la sauge, prenons des bains de lait d’avoine, et léchons des glaces au CBD ! Je laisse mes yeux en place, même si bon. Y’a beaucoup de dreadlocks et tout le monde est blanc. Et il y a une école qui s’appelle la Rainbow Community School qui fait de l’éducation positive. Leur phrase d’accroche. : « For over 40 years, we have been a national leader in holistic and mindful education. » Hihi.
Je me rends bien compte que je ne dois pas avoir l’air très sympa. Pardon pardon.
Ayé j’arrête. Parce qu’en vrai, la ville est chou comme tout. Y’a une grande rue principale avec des tas de magasins rigolos. Autour des maisons de toutes les couleurs, et des graffitis à plein d’endroits. Y’a une boutique pleine de films d’horreur, de livre sur le True Crime, je pourrais m’installer là. Y’a du comic book store, et surtout, des tas de bars.
Oh et notre logement du jour est CHOU ! Une petite maison dans le fond derrière le parking. On est super bien installé.
On va s’acheter à manger pour se faire des pâtes à la sauce tomate (on a tourné des plombes dans le supermarché, pire que de choisir un restau, tout ça pour ça) car dans notre Hostel, y’a des plaques de cuisson et tout le bazar. Oh et j’ai fait MON MEILLEUR ACHAT DU VOYAGE :
Oui, c’est éponge loofah complète. La dame de l’épicerie espagnole a beaucoup rigolé. de mon enthousiasme. 7,50$ well spent.
On rentre, et on dine à 18h00.
Et ensuite, on remonte la rue principale, pour trouver un bar. J’avais repéré un truc un peu rigolo, qui fait bar/friperie/chapel pour le marier le weekend.
Bar rock n’roll, ça s’appelle le Fleetwood. Y’a du bordel comme j’aime partout, la musique est cool. ET si on m’avait vendu Asheville comme un des berceau du bluegrass/old time (coucou Steph), pas un bar devant lequel on est passé ne jouait cette musique. Alors peut-être qu’on n’est pas dans le bon quartier, mais y’a pas l’air d’avoir des tonnes de quartier. Demain, on se rattrapera du YIHAA !
Y’a deux groupes qui jouent ce soir, on profite des balances. Le guitariste des Cam Girl est en salopette short en jean, avec des collants résilles, et des santiags. En rentrant je vais avoir une conversation avec les gars de Hey Pretty, je vais leur faire du shopping, ça va être super. Ils ont aussi tous des blousons des fans du groupe Turbonegro. Avec le nom de leur ville, avec une légère faute.
La serveuse du bar est cool, elle connaît des villes où on va après, on fait une petite liste des places to go. C’est super, Manu demande au deuxième groupe qui vient de Nasheville quelques adresses, c’est super.
On va ensuite dans un deuxième Dive Bar, le Double Crown. La déco est super aussi, je colle un autocollant Hey Pretty dans les toilettes. Thug life.
On boit des bières, on rentre à pied, il fait bon dehors. C’est la première fois depuis qu’on est arrivé. Et demain matin, c’est migraine assurée.