Jour 3 – Close encounter of the mermaid kind
Ce matin, on peut se lever tard. Mais le téléphone de Manu a sonné d’un numéro inconnu à pas loin de 6h. Tant pis.
Quand on est rentré hier au soir, on trouvait qu’il faisait un peu chaud dans la maison de Tartine. Au réveil, ça se confirme, il fait 86 degrés (Fahrenheit), soit pas loin de 30 en Celsius.
On s’organise par téléphone, le monsieur qui répare doit venir entre midi et 16h. On va rapidement faire un tour à la pharmacie, car depuis hier, j’ai une amorce d’infection urinaire et beh c’est NUL. Je bois des litres, mais il va falloir un peu plus que ça.
Profitons-en pour faire un point santé de l’équipe.
Les analyses de Manu du diabète avant de partir étaient super. Nous pourrons faire une étude post donuts au retour.
Car ce matin, au levé, au lieu de me dire que je suis formidable et belle comme chaque matin, il a dit « J’ai envie d’un donut ! ». Je pense que c’est une curieuse maladie. J’ai cherché sur google si quelqu’un avait inventé un nom, comme « Donutiction », ou « Donutiole » ou « Donutite ». Mais je suis tombée sur des tas d’articles sérieux et déprimants sur le pourquoi de la mal bouffe et ce que ça fait au cerveau.
En bon chasseur cueilleur, il est parti mettre de l’essence dans la voiture et des donuts de chez Nicola’s donut shop, pour mettre dans nos bouches (oui, on peut imaginer une scène un peu sexy où on mange des donuts sur une musique lascive, on ne l’a pas fait, mais en écrivant, je le regrette un peu).

Ces donuts était ouf bons.
J’ai mal à l’épaule gauche un peu trop souvent, mais la névralgie me fout un peu la paix. Cette pause d’ordinateur (hors écriture de blog) semble être salvatrice, mais j’appréhende la rentrée.
Update sur le médicament : je pisse jaune fluo. C’est très déconcertant. Mais c’est écrit sur la notice, alors ça doit pas être grave. J’ai hésite à faire une photo…
Le réparateur n’arrive pas tard. Le temps que Manu aille cherche à manger pour le déjeuner.
J’ai mangé UNE SALADE ET UNE SOUPE. Demain, on prend la route pour de bon, on va profiter des alentours de Tampa cet après-midi. Direction Honeymoon State Park !
C’est une île mais reliée par route au gros continent, avec des plages autour. Parce que comme c’est une île, y’a la mer un peu partout. C’est pas mal.



Y’a des tas de palmiers, et il fait 1459 degrés. On descend de voiture, et Honeymoon, de ce côté, sent clairement le prout. Le prout à la vase. Le prout à la vase humide. Le prout à la vase humide qui contient une hyène en décomposition. Le prout à la vase humide qui contient une hyène en décomposition qui avait mangé des pois chiches avant son décès.

C’est très romantique.
On fait un tour au très surélevé visitors center. C’est sans intérêt à part la fontaine à eau et les crânes de trucs qu’on trouve vivant dans les alentours.

On file à la plage. L’odeur s’en va, le « vent » de la mer l’emporte loin. Le sable est bouillant, le sable est beau et blanc. La mer est belle et bleue. Ce four est vraiment idyllique.
J’insiste un tout petit peu pour qu’on se baigne. (De fait, le sable c’est toujour pénible, dans le slip). Bon en gros j’ai dit « Oh, on se baigne ? Elle a l’air super ! ». Manu a levé les yeux au ciel et a dit ok, et après, il a fait une tirade sur le sable qui est chiant et tout.
Ce qui est super, c’est que ça rafraichit.
Non, je déconne. On rentre dans une soupe. Une soupe miso chaude. Des algues et du poisson. C’est pas tiède, c’est chaud. On sue dans l’eau. On rit comme des débiles. C’est bien. Mais c’est chaud.
Environ 5 secondes en sortant de l’eau, le « vent » fait un coup de frais, et après, on est sec, et voilà, on re-sue. Après, on a râlé que le sable est chiant, par principe.

On demi-tour pour rentrer, on fait un stop dans un magasin à 1$ pour chopper des boissons à 1,25$ pour la route de demain. Je le note car on y a croisé un étrange monsieur, sosie de l’oncle Fétide, dans la Famille Addams. C’était très étonnant.
Back home, on va faire un plouf de piscine. Ça rafraichit. Non, je déconne, c’est une autre soupe, mais sans poisson.
J’ai commencé le livre de Thomas VDB : Comedian rhapsodie, que je bouquine au bord de la piscine. J’en suis à la page 56, et j’ai ri 51 fois. C’est super, ça parle de musique, de grandir avec la musique. C’est formidable de savoir et comprendre comment des groupes, des morceaux rentrent dans la vie des gens. Et il a été beaucoup plus cool que moi beaucoup plus tôt. Mais comme il est drôle à lire, ça va.
Direction downtown Tampa. Les grands buildings et le Tampa theatre, un vieux cinéma très beau. Mais on n’ira pas voir de film, on va plitô aller à la pizzeria d’en face, conseil de marraine Tartine. Des pizza New York style. Et beh punaise oui, j’ai l’impression d’être en 1985 à NY city quand j’ai mangé ma première part de pizza au pepperoni. Une révélation !



Sur la route du retour, on écoute Elvis, et il va être temps de passer à demain.
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