Jour 7 : Inverbervie -> Leeds (fin du voyage)

J’écris depuis l’aéroport. (et toutes les photos sont à la fin)

C’est la dernière journée de grosse route. On a un peu plus de 300 km à faire, et après exploration, c’est un peu la fin des escales rigolotes.
Ce matin, le petit déjeuner meilleur pour la santé tombe à point nommé. C’est un petit déjeuner « continental ». Du jambon, du fromage, des fruits, du café bon. La maison est jolie, nos hôtes, un couple d’une soixantaine d’années sont très doux et attentionnés. On ne reste pas, on n’aura pas profité du tout du jardin, et de la reading room.

C’est toujours un peu étrange les fins de voyages, l’énergie retombe un peu, je farfouille google mals sans conviction. On regarde le paysage défiler. Rien de fou, des champs, de l’autoroute. On fait un long blind test de cover. Manu doit trouver le titre et le groupe si possible. On découvrira qu’il y a des cover de My heart will go on (Céline Dion) en version métal.

Pause au supermarché pour acheter trois bêtises à ramener, et sur le parking, un goéland squatte une voiture avec son air autoritaire. Peut-être qu’un jour ce sera eux qui dirigent le monde. Ils ne sont pas très aimables.


On s’arrête à Newcastle sur la route. J’y suis allée bien avant mes 20 ans. J’avais une copine formidable qui faisait ses études là-bas. On y a beaucoup bu et autres âneries. Ça me fait tout drôle d’être là. D’autant que cette période est floue, je pense que ma tête était grandement bordélique à l’époque, et j’ai du mal à raccrocher les wagons. J’ai quelques photos de nous dans ma mallette à souvenir, on s’était habillées pour sortir danser sur un bateau, et je crois que j’ai failli vomir dans le taxi du retour, pour cause de triple whisky coca. Fofolle jeunesse.

On passe à Forbidden planet, je rêvasse devant les trucs de Donjons et Dragons, mais ils sont pauvres en goodies, on repart bien sagement les bras vides.
Mais tout de même, pour que la journée ne soit pas que de la route, on va faire un tour au musée de l’université (je farfouille et j’ai l’impression que c’était bien là que je suis venue, mais je n’en suis pas sûre).
C’est une expo permanente assez classique, avec du dinosaure, de la momie, de l’animal empaillé. Mais c’est chouette, on se dégourdit dans les allées et c’est toujours bien de passer devant un squelette de T-Rex et pouvoir se dire « Ha mais ouais, t’aurais pu me gober. »


À l’étage, ils ont fait une galerie de dessins d’enfants, je vous partage LE MIEUX de tous, j’ai ri tellement.

Il faut repartir, Leeds nous attend (pas vraiment hein, je veux dire, je doute qu’aucune ville n’ait cette capacité). Le retour, c’est le moment de la synthèse du voyage.

-C’était trop court.

-C’était joli, mais peut-être qu’il aurait fallu se déporter vers l’ouest un peu plus pour plus de dépaysement.

-C’était trop court pour se déporter plus vers l’ouest.

-Les petits déjeuners sont débilement merveilleux.

-Nous n’étions pas prêts d’un point de vue digestif.

-Les écossais sont TELLEMENT sympas (et polis)

-Je veux parler avec l’accent écossais maintenant, car c’est très chantant.

-Le whisky, c’est pas si mal, mais le gin, c’est ouf génial, mais je le savais déjà.

-Les châteaux c’est super bien, je veux bien en avoir un.

-Faire la route avec mon amoureux, c’est le truc le mieux.

-Je veux gagner plein de thunes pour partir encore pour toujours.

Arrivée à Leeds, on va dans un centre commercial globalement nul, mais on y trouve une boutique de sauces pimentées. Le monsieur est très rigolo. Il y a des bouteilles avec des noms marrants, et une vitrine où il est écrit « Museum of pain ».
On regarde un peu le contenu, et le monsieur (hilare) nous explique qu’ils ont participé à un genre Pride Fair (évènement LGBTQIA+) et qu’ils se sont demandé quoi fabriquer pour la blague.
Voici le résultat qui m’a tendu les muqueuses rien qu’à lire l’intitulé.

On achète trois bidouilles et on se dirige vers notre Airbnb du soir, chez Rob, notre tout premier Airbnb du séjour. Souvenez-vous, c’est le monsieur qui aime Steel Panther et Gun’s n’ Roses.
C’est un peu rigolo, ça donne presque l’impression de rentrer à la maison.
On trouve un restau, qu’on précède pas une virée au pub. On mange bien, c’est un italien et je vois l’action en cuisine, ça ne rigole pas. Je les vois faire des tourbillons de pâtes avec leurs grosses pinces, faire du feu au dessus des casseroles.


On rentre pour retrouver Rob, et on lui raconte notre périple. Et puis on se montre des videos de musique sur sa télé dolby surround en buvant son vin, le whisky à emporter de Manu et la fin de notre vin du château. C’était une heureux conclusion.

Sauf que cette nuit, la chanson de Steel Panther en boucle. EN BOUCLE. Je l’ai chanté, remixée dans tous les sens. C’est une chanson qui parle de gloryhole. (si vous ne savez pas ce que c’est, NE FAITES PAS DE RECHERCHES GOOGLE IMAGES – Surtout si vous êtes dans un aéroport. Hum.)

Gloryhole

J’espérais un peu que ce groupe ne soit qu’une exagération pour déconner des groupes de Glam Rock. Et même si c’est clairement un « spectacle », après avoir lu quelques interviews, j’ai un doute sur le fait qu’ils aient maintenu la posture trash uniquement pour ne pas trahir l’esprit du groupe, ou si ce sont vraiment des gros cons misogynes. Grmbl.

On s’est acheté des sandwich, on a ramené la voiture et légère panique car les mecs de Enterprise (location de voiture) constatent une rayure, ils nous annoncent 1500 euros de réparation. haha enfer, vacances foutues relou.

Bon comme pour tous les trucs de voitures, 5 mecs se mettent autour du véhicule, discutent, trifouillent, pendant qu’on tente en vain de joindre l’assurance de CB de Manu. Ouf, le patron de Enterprise arrive, nous rassure, finalement ce n’est rien, c’est en surface, pardon pour la peur, merci de nous mettre une bonne note sur internet, on vous rend la caution de ce pas, tout va bien.

Il est maintenant temps d’enregistrer nos bagages. Snif.

Merci d’avoir lu (ça me fait tellement de joie), mais j’ai hâte de rentrer parce que je crois bien qu’aujourd’hui, je vais être tata ❤

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