Chère journée,
Tu m’as beaucoup déçue, et je vais t’expliquer pourquoi, alors que tu avais si bien commencé.
Au réveil, je termine d’écrire la veille, Manu joue à un jeu sur son téléphone. Tranquillou.
J’ai tout de même fait un rêve merdique où il me quittait avec désinvolture, je me suis donc réveillée un peu agacée à 6h. C’est injuste, mais c’est ainsi.
Nous avions commandé le petit déjeuner pour 8h, il est arrivé à 8h05, j’aurais dû me douter que de quelque chose. Que tout était déjà foutu. (Non c’est pour déconner, le petit déjeuner était super à part que décidément, même moi qui aime le café flotte, je trouve qu’il est souvent raté ici.)
La dame en partant nous dit « Enjoy the sun in Scotland, it’s not that often ! ».
On se remet en route sur les petites routes de l’angoisse si jolies. Pas loin de 300 km à faire aujourd’hui, mais il y a forcément de l’aventure au détour du chemin. Il fait beau, le paysage se vallonne, et les nuages dessinent des ombres sur les vagues de camaïeux de verts, les moutons sont partout et toujours mignons. (Coucou chère journée, haha, tu m’as bien eue).
Nous passons vers des distilleries de whisky. N’est-ce pas l’occasion ou jamais ? (parce que en vrai, ni Manu ni moi n’aimons vraiment ça, mais comme ça nous ennuie, on peut faire un effort.)
Premier stop, les visites sont bookées, on ne sait pas très bien quoi faire de plus. Nous errons (petit patapon) quelques minutes dans la boutique et puis s’en va.
Deuxième stop, les visites sont bookées, on sait pas très bien quoi faire de plus. Nous errons (petit patapon) quelques minutes dans la boutique et puis on tente de passer au bar qui est à l’extérieur. Il y a foule et les gens aiment bien se faire expliquer tout, du début à la fin, même comment lever son verre pour le boire. Ça nous agace un peu et puis s’en va.
Troisième stop, je trouve sur la carte une distillerie de gin ! Wouhou ! Petit détour de trajet, on s’engouffre dans ce petit village mignon, où en plus, il ya des ruines à visiter. La distillerie s’avère être l’adresse d’un particulier (qui doit businesser du gin, probablement), pas de boutique, pas d’enseigne tant pis. C’est rapé. On suit le chemin GPS des ruines, qui nous mène à… un golf ! On arrive pile pour profiter du départ en hélicoptère d’un golfeur pété de thunes.
On ne trouvera jamais le Black Castle. L’histoire de ses ruines était bien pourtant : Un jour y’a eu la peste dans le château, ramenée par un messager, alors les habitants du coin ont foutu le feu pour éviter la propagation de la maladie. Fin. _o/
Ah si, dans une distillerie, me suis lavée les mains avec un savon qui sentait bon le whisky et le miel. C’était incroyable, Manu a reniflé mes mains au moins trois fois. C’était super..
Vers 13h (oui, le temps file ma bonne dame), on s’arrête à Kingussie pour trouver un sandwich. C’est pas mal, mais c’est pas ouf. Les nanas du café sont bof sympa, et la salade est nulle.
Dans la voiture, Manu se souvient d’une émission de « On va déguster » où ils ont parlé du bardcore. Alors, le barcore, c’est un mouvement musical récent, qui consiste à faire des reprises de chansons (pop, rock, peu importe) en version médiévale. C’est partie pour le blind test !
Je choisis les chansons, et Manu doit les trouver. On a beaucoup ri.
Je vous en pose deux ici, mais si vous avez spotify deezer ou autre, il existe des playlists toutes faites par les férus du genre. En général, on dirait plutôt une version midi de la chanson choisie, mais il y a parfois des surprises… déconcertantes.
Au bout d’un moment, il faut s’arrêter, trop de flutiau, tue le flutiau.
On arrive vers le le Loch Ness et vers Inverness. On suit la route, pour découvrir enfin cette étendue H2O connue partout dans le monde. Alooooors, c’est joli hein, mais c’est pas non plus fifou. (pardon).
Je guette un peu, et heureusement, j’aperçois Nessie qui fait l’andouille. COUCOU !
Ouf.
Pour en savoir un peu plus, on va faire la visite du Loch Ness Centre & Exhibition.
Me voilà allégée de 20 pounds pour en savoir plus sur ma nouvelle amie.
AH BAH BONJOUR LA VISITE. De salle en salle, des explications « scientifiques » pour tenter de démontrer que les photos ne sont pas vraies, genre, c’est ni un dragon, ni un dinosaure, c’est une foutue mouette, ou un bâton ou un jouet moisi. Et blabla, les gens sont crédules, et gnagna, c’est trafiqué. Genre ils disent qu’il est impossible de nourrir une grosse bestiole sympa avec ce que contient le Loch N., qu’ils ont fait des virées avec des sonars et qu’ils n’ont rien trouvé, que blabla. Non mais pardon, mais n’importe quoi. C’est quoi ces gens qui font les malins pour dire que Nessie n’existe pas. C’EST QUOI LEURS RÉSEAUX DE LOSERS POURRIS ? HEIN ?
En plus, leurs films explicatifs sont mal gaulés, on se croirait dans une version russe de l’aventure intérieur tellement les effets spéciaux sont nazes. Je suis déçue déçue.
Heureusement, il y a gift shop à la fin. Je vais pouvoir ramener des souvenir de mon amie. OH NO, WAIT ! On se croirait dans un magasin de tour Eiffel en plastique à Barbès. Tout est moche, rien de rigolo. RIEN. Bon sang, mais zut à la fin, il y avait tant à faire en terme de goodies merveilleux ! Je suis saou-lée. Prenez exemple sur Uranus*, eux, ils savent vivre (ceci est une référent à un voyage passé. ICI.)
*Je m’auto ref, j’ai honte.
Bon bah voilà, il faut se magner parce que mine de rien, il est 17h30, et si on veut diner à un moment, faut se dépêcher… … …
Le Airbnb est super, on a tout un étage de la maison, c’est chou-mignon, y’a un petit mot de bienvenue en françaissur le tableau de notre cuisine privative, on est à 15 minute à pied du centre, on va pouvoir ne pas prendre la voiture, et profiter de la soirée.
Ce soir, on s’est dit qu’il fallait qu’on mange enfin du haggis, c’est quand même LA spécialité de l’Écosse, et les jours passent et on n’en a toujours pas mangé (Manu en a mangé une fois y’a longtemps) alors ce soir, c’est le soir ! Je trouve deux adresses sur internet quand je tape « haggis, Inverness ».
La première : sur le menu sur place y’en a même pas (mais sur internet, y’avait).
La deuxième : y’en a sur le menu, super, on se dit qu’on va entrer pour réserver pour plus tard, parce qu’il est 18h15. Un panneau nous attend sur la porte parce qu’ils sont complet, bien entendu.
L’errance commence. Manu farfouille les rues, j’ai le pif (et c’est pas rien, croyez moi) dans mon téléphone pour essayer de trouver une adresse. Enfer, on ne trouve rien (l’errance a duré un fameux bail). On se rabat sur un sandwich Marks&Spencer. Triangle, le sandwich. Qu’on a mangé sous une statue de licorne.

Ensuite, on va dans un bar qui semble un peu rock n’roll. La déco est rock, les serveuses sont habillée rock, la chanson qui passe est très métal, allez banco go.
On prend une pinte chacun, on débrief la journée, le reste de mayonnaise en travers de la gorge. La musique change, car en fait, c’est un juke box, et bim, Shakira. Alors ça ma bonne dame. Si je m’attendais. Cet endroit n’a de charmant qu’un petit vieux monsieur, assis à une table, avec son whisky et sa bière. Un beer chaser comme on dit, qui lit son journal, en mangeant des chips. C’est assez improbable.
On se dit qu’on boirait bien un cocktail, on tente un autre bar. Deux pas à l’interieur, et l’autotune de la playslist nous fait une balayette aux oreilles, demi tour ! On tente un bar dit « étudiants », y’a (sans mentir) 8 télé géantes avec du foot. On regarde la carte des cocktails, tout est fait à base d’alcool dégueulasse (Gordon pour le jean, San Jose pour la tequila). Demi tour.
On en a plein les pattes, on frôle la capitulation, et là, on passe devant un truc ambiance rasta. Y’a des cocktails, le rabatteur nous convainc à base de « Yeah man ». De guerre lasse, on s’assoit, on commande. C’est trés mauvais, mais on rit, car sur la carte, il y a un plat de nouilles qui s’appelle « Jah Rastapasta ». Il y a une serviette de plage Bob Marley accrochée au mur. Voilà, c’est tout.
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On rentre dans notre Airbnb, on mange les desserts Marks & Spencer achetés plus tôt (c’est bon, pour de vrai). Manu sort fumer une clope, j’entends des rires, et du blabla en bas, j’hésite, et quand je descends, Manu est tout juste en train de rentrer dans la maison. Il me murmure en se marrant « C’est les proprios, ils sont complètement bourrés, remonte, remonte !
C’est l’anniversaire de la dame, alors ils sont allés boire des coups, quand elle a serré la main de Manu, elle est presque tombée en arrière.
Manu a fait une tâche sur son pull nuef qui ne part pas.
Voilà, c’est la fin de la quatrième journée. 3/20.
Toutes les photos du jour :
























































Tu aurais du 🤣 aujourd’hui va être super ! Le nouveau pull de Manu lui va très bien!
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