J 10 – L’île de Mljet (non, zéro blague avec miettes)

Mljet a un peu la forme d’une saucisse pas grasse. Et nous, on loge au milieu de la saucisse. Comme on repart demain matin, il faut optimiser.

Mais ce matin il pleut, alors on traîne un peu. J’écris, c’est un peu long, il faut charger les photos, les vidéos sur l’internet, tout ça. J’ai acheté du café en sachet hier pour pouvoir en boire. Je verse le contenu dans ma tasse, je mets de l’eau bouillante. Il s’avère que c’est du café normal, du coup c’est dégueulasse. Heureusement, j’ai emmené ma cafetière Bodum minus, alors je peux refaire l’opération. Même comme ça, ce n’est franchement pas génial. Mais qui suis-je pour parler de café, moi qui aime le café américain ?

Ce pays manque un peu de petit déj, quand même. Ou de structure évidente pour en manger.

Sur la route, j’ai vu qu’il y avait une pekarna (bakery – boulangerie) dans un mini bled avant le parc national. La descente de la montagne est étonnante. Sur l’eau, des tas de bateaux assez chics, dont un, s’il vous plaît, avec un hélicoptère garé à l’avant. C’est certainement très pratique. Voilà, voilà.

Oui, un hélicoptère.


Je jette un oeil dans la pekarna, et là, bof, y’a vraiment que des trucs avec beaucoup de pâtes et puis c’est tout. Tant pis. (nous regretterons rapidement, car nous avons faim rapidement).

On se décide, nous irons ce matin dans le parc national de l’île. Nous allons donc à l’ouest de la saucisse.
Il y a un parking, une guérite pour acheter des billets pour le parc, et des un loueurs de vélos pour louer des vélos. Alors on a fait tout ça. On se gare, je prends des billets pour le parc, et on loue des vélos pour faire du vélo. Une petite descente pour se lancer, et c’est partiiiii.

Hop je vous emmène en vélo :

Vidéo réalisée au péril de ma vie.

Il y a des gens (oui, Sibylline, je pense qu’on a compris que c’est un paramètre) mais c’est vraiment très beau. C’est comme un bras de mer, mais qui forme un lac, entouré d’une piste cyclable, avec des tas de petits spots pour se baigner. Pareil, on suit le protocole, on fait du vélo, on trouve un petit spot et on se baigne. C’est très étrange ce décor d’ambiance de lac avec l’eau salée et des oursins. Des panneaux informatifs précisent qu’il y a aussi des murènes, mais on on en a pas vu :/

On pousse jusqu’au bout de ce qui est possible en vélo, et on tombe sur quelques petits restaurants où on peut boire un coup et manger un bout. On prend des salades, et on partage notre table avec un couple polonais avec qui on a discuté. C’était très chouette. (J’ai encore pris une octopus salad) (tout en pensant au documentaire sur le monsieur qui devient copain avec une pieuvre) (et je culpabilise) (mais visiblement pas assez) (pardon).

Il fait beau et chaud, ou chaud et beau, c’est comme on veut. C’est un contrepet fastoche. Hop, quelques photos pour expliquer mieux que moi.

On termine notre petit tour en suant pour faire comme si on était des grands sportifs et la petite descente du début se transforme en cauchemar final. MAIS : nous ne poserons pas pied à terre. C’est un triomphe. C’est le maillot jaune !

On se dit que voir l’autre extrémité de la saucisse, c’est une bonne idée. Il est censé y avoir une plage de sable.

La route est bien flippante, ça grimpe, c’est à pic, c’est le vertige. Heureusement, il y a deux voies, contrairement à plein d’autres endroits sur l’île. Arrivée en bas, tout le tralala plagesque habituel. Le premier espace de baignade est pas mal bondé, il y a un beach bar et tout.

On avance encore un peu avec le véhicule, on se gare et on décide de poursuivre à pied. Journée diablement sportive dis donc. À un moment je réalise que la plage est plus loin que prévu mais tant pis, nous sommes engagés. Et coup de bol, c’est globalement plat. Là aussi, la montagne se jette dans la mer. Jusqu’à ce qu’on passe un virage, et qu’un escalier descende jusqu’au sable.

Je vais rabajoité un peu mais la plage est un peu tarte. Et pleine de détritus. Bouteille en plastique, mégots, bouchons de stylo (?). La vue est formidable, car c’est un genre de crique, de chaque côté, des rochers encerclent ce petit coin de mer. Je trouve un coquillage habité, et je joue un moment avec mon nouveau copain Bernard.
On a même fait un film tous les deux, avant qu’il ne reparte faire des trucs de personne sous-marine. Manu avait un peu honte parce que je parlais à ma main (Bernard) avec une voix débile.

Stop supermarché, Manu prend de quoi griller, des cevapcici, avec des petits pains, et des tomates et de la mozza, et des CHIPS (coucou Coco). Il y a un barbecue au Airnbnb.

On s’affaire pour fabriquer du feu. Ça finit par prendre, malgré un vent suffisamment conséquent pour tout éteindre au lieu d’entretenir tendrement.

Il est temps de passer à demain.

C’est ce qu’on a mangé grillé. C’est bon. Faites-en.

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