Hum. Il est tôt, et je digère encore l’apéro d’hier.
Ah ! Hier ! Nous nous levâmes et petit déjeunâmes de pain et de miel très bon. Puis, nous primes la route pour aller voir où démarre le Rio Nervión. Parce qu’on est un peu comme des grands explorateurs, voyez-vous.
En gros, on va sur le point rouge en partance du point bleu.

On fait un premier stop pour profiter de la rivière un peu sauvage. L’idée de départ était de se baigner, mais on a préféré jouer avec Bizcocho, le chien trop super de Manu.

On découvre des petites piscines d’eau claire un peu en dessous d’un chemin squatté par des vaches et des chevaux. C’est assez étonnant d’ailleurs, il n’y a pas de grillage, de barrière, ou quoique ce soit, les vaches et les chevaux sont là, dans le passage. C’est chouette, on peut tailler le bout de gras bovin.
On se trouve un petit coin tranquille pour lancer des bâtons dans l’eau, que Bizcocho aille les chercher, qu’ils s’ébroue, qu’on recommence tout. Tant de joie dans cet animal (et dans moi, et dans Manu, et dans Manu).
J’en ai profité pour faire des #panoramicdog





J’ai réussi à raccourcir le petit chien, mais pas faire un long chien
Ensuite, la voiture nous a fait grimper une montagne en zigzagant.





On a marché 3km dans une jolie forêt et un peu avant d’arriver au sommet, on tombe sur deux statues géantes de bergers qui poursuivent statiquement une statue de loup. Juste devant la statue du loup, un genre de fosse en pierre. On pige que c’est une technique de chasse (j’ai cherché sur internet : fosse à loups). De chaque côté, il y a de longs murets qui font comme un entonnoir qui mène inexorablement à la fosse, dans lequel, j’imagine, les loups se faisaient massacrer. Bonne ambiance montagnarde.
Après cette pause éducative (…) on est arrivé au Mirador del salto del Nervión. Normalement, il y a une cascade, mais là, c’est l’été, ça ne cascade pas.Mais peu importe, c’est WAHOUUU !





J’oublie toujours que j’ai vertige. À la seconde où on arrive sur le plateau, qu’on voit de loin l’avancée en métal, le sol se dérobe sous mes pieds, mes organes internes se liquéfient, et mes pieds se plantent dans le sol ce n’est pas très pratique pour voir à quel point c’est beau. Mais de fait, c’est vraiment beau. Même de loin. D’ailleurs, le loin est aussi pas mal merveilleux. D’un coup, passe un vautour ! J’ai presque réussi à m’approcher pour l’apercevoir. Il s’est posé dans une petite niche dans la roche, tranquillou.
Mon Manu fait un peu plus le malin que moi, mais pas tant, Manu d’ici, en revanche, après avoir fait OOOH, se penche à tout va. Ça doit être bien.
Mon Manu a quand même pris mon téléphone pour faire quelques photos de ce que je ne verrais jamais.






On rebrousse chemin, on jette un oeil au compte-pas du téléphone, on a quand même fait 10 km.
Retour à la casa, on fait un late lunch vers 16h, pitite sieste sans dormir, et balade à Bilbao.

Puis apéro, puis apéro, puis découverte d’un nouveau cocktail : le Marianito
- 75ml vermouth lacuesta rojo
- 15ml siderit dry gin
- 15ml campari
- 3 dashes of angostura bitters
- Orange twist and green olive to garnish
C’est beaucoup d’alcool et beaucoup de délicieuseté. Le côté amer rappelle un peu le Spritz, mais qui tabasse plus. C’est très bon. Y’a du gin. CQFD.
On se trouve un bar restau pour manger des pintxos, et on commande aussi des calamar à l’encre.
Retour par le dernier train un peu avant minuit. Nous somme follement raisonnables.





















