Derrière ce titre plein de promesses se cache fort mal une triste réalité. J’aurais dû écouter les gargouillis. La nuit fut tordante, et la matinée de jeudi… mmm, comment dire, difficile. Après avoir tenté une sortie pour aller dans une jolie librairie dans une cabane d’arbre, il a fallu se rendre à l’évidence, j’étais plus en sécurité en position allongée. J’ai beaucoup chouiné, mais l’amoureux est allé vaillamment m’acheter du smecta orange-vanille (sans déconner, y’a un GOÛT au smecta maintenant, comme si ce n’était pas assez triste comme situation).



Finalement, l’après-midi, j’étais globalement réparée, et compte tenu des millions de gens près des plages, on s’est engouffré dans les terres.
Direction Espelette ! Sur la route, on a croisé une bonne cinquantaine de boulangerie auto-proclamée « LA maison du gâteau basque », gâteau basque is the new donut. On en a partagé quelques-uns (pas tous le même jour hein), mais dis donc, c’est bon ce truc. Un genre de pâte sablée avec de la crème pâtissière au milieu. Du beurre au sucre mais pas tant gras. Bref, on arrive à Espelette. Un petit parking dans un pré à l’entrée du village, un bout de marche, et effectivement, c’est LE village du piment.
Les maisons ont toutes des volets bordeaux, et sur la plupart, des tresses de piments pendouillent et sèchent. Les magasins n’ont qu’un seul thème et tous les touristes se baladent avec des sacs remplis à ras bord de trucs au piment. Et de gâteau basque. Et de fromage. On pourrait vivre là et heureux pour l’éternité s’il n’y avait pas tant de gens.
Au retour, dans la remontée qui mène à la voiture, y’a un endroit qui s’appelle « L’Atelier du piment », visiblement, ils proposent de la visite, des explications, et une dégustation. Si globalement, les trucs de groupe me saoule, Manu a les yeux qui pétillent à l’idée de se balader dans un champs de piment. Alors, allons-y let’s go, c’est parti les amis.
Il y a bien entendu un gros groupe de gens qui n’écoutent pas les explications des messieurs et qui posent les mêmes questions sans écouter non plus les réponses. C’est assez surréaliste. C’est aussi un concerto de blagues ratées. Décidément, je ne suis pas fan des trucs de groupe. En revanche, les champs de piment sont beaux. Les piments qui sèchent sont chatoyants, le comment on fabrique la poudre de piment est assez cool. Et le saviez-vous : le truc du milieu du piment, là où sont accrochées les graines, ça s’appelle le placenta. #funfact
La prochaine fois que j’en épluche un, ça sera une toute nouvelle émotion. Docteur Sibylline en cuisine.
C’est ensuite le moment de la dégustation. Avec les masques, c’est un peu marrant. C’est Fantomas au restaurant. Tout ce qu’on goûte est super délicieux, on va faire trois emplettes, et je craque sur le gin au piment d’espelette. Mes gins tonics auront un goût de pays basque. Des gins tonix.











Le soir on ne fait pas les foufous. Par exemple, moi j’ai mangé du riz.
Le lendemain, on a rencard à Saint Jean de Luz avec un vieux copain que je n’ai pas vu depuis, pfiou, au moins 6 ans. C’est lui qui m’a fait un de mes premiers tatouages, et d’autres ensuite. Il a déménagé au pays des gâteaux il y a un bon moment. C’est chouette de se revoir, même en coup de vent.
Back on the road, l’Espagne est à 6 minutes. C’est bien 6 minutes. Il y a du rab de route pour rejoindre Bilbao, mais les nuages qui caressent le haut des montagnes sont assez réjouissants. La campagne est verte, les radars nombreux. On arrive à Bilbao, on retrouve Manu, un vieux copains de Manu ! (Pas par hasard hein, c’était prévu).
C’est si chouette de se revoir. La dernière fois, c’était près de Valencia, dans la campagne. Là c’est dans un bout de Bilbao, dans des grands immeubles, et c’est toujours aussi chouette.
Une fois les bagages posés, le temps perdu brièvement rattrapé, on saute dans un train pour découvrir le vieux Bilbao.



Le Rio Nervion (non, on n’a pas chanté) nous accueille à la sortie de la gare, les petites rues s’emmêlent autour des bars. On a fait un genre de barathon joyeux. On peut commander des petits bières ici, des zuritos, c’est un peu moins d’un demi, alors c’est ce qu’on fait. On en a commandé un par bar, et on est allé dans des tas de bars. Dans la plupart des bistrots, on peut manger des pintxos (prononcer pine-tcho), en gros, c’est du pain, avec un truc dessus à manger. Y’en a même à la tortilla sur du pain. Quel beau pays.
On a pris le dernier train pour rentrer, et faire dodo en ronflant (enfin, il paraît que moi, j’ai ronflé).



Ce matin, c’est vamos a la playa (oh oh oh oh oh). On chante un peu « Pourtaaaant, que la montaaaagne est belleeuuuh », parce qu’il faut bien admettre que c’est beau, la montagne. Les plages espagnoles ne sont pas épargnées par le tourisme. Tout le monde se balade en masque et en maillot de bain.
On s’arrête manger dans une taverna sur le bord de la route. C’est très calme, la vue est zinzin, on mange des pintxos, c’est très bien.








Je fais un tour sur internet, et il semblerait qu’on ne soit pas si loin de Gaztelugatxe (vas-y, lis-le à voix haute) où a été tournée une scène de Game of thrones ! Wouhou ! Allons voir les dragons !
On zigzague dans la montagne en longeant la mer, et on arrive à Gaztelugatxe (non mais j’ai l’air de fanfaronner, mais je n’ai aucune idée de comment ça se prononce).
Comme annoncé prévu, y’a du monde. Et surtout, tristesse, chagrin, horreur, déception, on ne peut pas y aller, car il fallait réserver, c’est complet, pandémie mondiale et compagnie. On peut voir le bazar d’en haut, ça avait l’air si beau et fou. Comme disent les ados : je suis dé-goû-tée.
Je vous colle la description wikipedia qui explique mieux que moi « Gaztelugatxe est un îlot sur la côte de Biscaye au Nord de Bilbao, dans la Communauté autonome basque (Espagne) — à 200 m du rivage auquel elle est reliée par un pont piétonnier. »
Je vous colle aussi la photo de wikipedia, parce qu’on voit bien.

Demi tour, et retour.
Quand même, flûte. J’ai envie de penser que c’est de la faute de Trump, comme ça, gratos.
Retour à Bilbao, est sieste, parce que c’est une tradition nationale.











