Mercredi matin, il faut bien l’avouer, on a trainé. Le chambre est confortable (oui, de jardin), et la mollesse est au rdv. On décolle vers midi pour allez au Four. J’aime bien le nom de ce village. Je me demande comment on appelle les habitants du Four. Les tartes ? Les rotis ? MYSTÈRE !
Notre gentille hôte nous a indiqué un restau qui devrait me botter.
On arrive au Four (on a dû faire une blague raté avec un moulin), on trouve une place pour se garer dans une impasse, on contourne une cabane, et le bar à huîtres est là.





Un petit ponton qui longe la mer, quelques tables, un menu succinct : huître, crevettes, bulots, pâté. Faut-il que cet amoureux soit amoureux de moi, car, c’est affreux : Manu n’aime ni les huîtres, ni les bulots. Du coup je prends ça, et lui le reste du menu.
Manger des huîtres en respirant la mer ! Mâcher des bulots en écoutant les mouettes ! Je ne sais pas dans quel bouillon ils avaient été bouillu, mais ils étaient délicieux, ces bulots. On a bu du vin blanc pour parfaire la balade. Notre table donne sur la plage, c’est vraiment super.
On repart sur la plage des gens tout nus. Il y a eu de l’orage en fin de journée hier, alors cet après-midi, je pense qu’il y a à peu près 6 personnes sur 1km de plage. C’est bien. Je n’aime pas la foule. Les vagues sont plus costaudes qu’hier. On se prend quelque mandales qui font s’emmêler les cheveux, et rebouquinage sur la plage. Il faut ensuite escalader cette truie de débile de bon sang de bordel de dune à la con. Ah ça, ça se mérite de pouvoir agiter ses fesses sous le nez d’absolument personne.






La bonne nouvelle du soir, c’est que ma soeur et son amoureux sont à Lacanau, donc à deux pas. On se cale un rencard, on va boire des coups, on va diner une pizza bien trop grasse dans un restaurant médiocre (les avis d’internet ne sont pas fiables, sachez-le). Il est bon de se retrouver, même en coup de vent.
De retour au Airbnb : la tempête. Il pleut des trombes. Des seaux. Des baignoires. Et ça souffle fort. Y’a tout l’attirail : les éclairs, le tonnerre, le mobilier de jardin qui valdingue. Je regrette de ne pas avoir emmené mes chaussures rouge à paillettes, avec du bol, on aurait pu être emporté au Kansas.
À un moment quand même, je réalise que j’ai laissé la fenêtre de notre chambre ouverte. Je cours à l’étage, et bien entendu, ma valise était sous la fenêtre. C’est une piscine valise. Une valise piscine, je ne sas pas trop. J’ai donc étendu mes habits propre en disant des tas de gros mots.
La nuit, la fureur météorologique ne s’est pas trop calmée. On quitte notre Airbnb sous la pluie, direction Labenne, à côté d’Hossegor.
On est passé par Blagon, et on a ri. Surtout que c’était Blagon sous la pluie.

Je vais me répéter, mais la route est globalement moche. De temps en temps on croise des forêts de pins, et c’est bien, mais sinon, c’est zones industrielles, pneus pourris et compagnie.
À propos de pins, le saviez-vous ? Les pins ont été plantés dans les Landes pour assécher les marécages. Un peu avant Napoléon III, il y avait encore des bergers qui se déplaçaient parfois sur échasses. Petit à petit, leur métier à disparu (a-t-on déjà vu des moutons brouter des pins ? Non) et c’est la collecte de résine qui fut le nouveau business à la mode. Business qui a aussi disparu à cause des dérivés du pétrole. Fin du fun fact.

On arrive dans notre nouveau Airbnb. On pose les valises, et on va faire un tour à Hossegor. Bienvenue dans les clusters à COVID ! Une foule débile, des masques, globalement portés sous le pif. On dirait les Champs-Elysées un samedi soir de coupe du monde. Je viens de me souvenir que je déteste les villes balnéaires. Des tongs à 70 balles, des glaces à 70 balles avec des files d’attente pour entrer dans les magasins ou manger des gaufresà 70 balles. Ok, j’ai râlé. Pardon.
Nous migrons vers Cap Breton. Idem foule, mais on va quand même se balader vers l’océan. Au bout de l’estacade, on peut faire semblant qu’il n’y a personne, sauf quand on se fait bouscule par un monsieur pressé de faire un selfie et ne pas vraiment regarder le paysage.
L’océan est fou. Les vagues sont gigantesques. C’est très beau. Jusqu’au moment où il faut faire demi-tour et replonger dans la foule sans respirer.








On va faire des courses à Intermarché, histoire de faire l’économie d’un restau. On boit une bière avec notre hôte Airbnb qui nous raconte un peu son métier (il est gardien de prison), il nous quitte pour aller se faire tatouer, et on se cuisine nos courses avant d’aller se coucher. Oui, je me rends bien compte que c’est un peu étonnant, cette fin de soirée.

Drôle de nuit, j’ai fait des cauchemars où on m’annonçait que des gens déjà morts avaient des cancers. Ce n’était pas la grosse rigolade. Et j’ai mal au ventre, beaucoup alors j’ai cette chanson dans la tête.
Mais Manu me certifie qu’il m’aime encore malgré mes drôles de bruits.



