J’ai un mal de chien à écrire la fin des voyages. Mais il faut bien conclure…
L’autre matin, il faut bien avouer qu’on n’a pas super envie de partir du mini ranch aux merveilles.
J’envoie un petit message pour savoir (je ne sais pas pourquoi on dit un petit mail, ou un petit message… dit comme ça, c’est moins abrupte… je ne sais pas… mystère) pour savoir jusqu’à quelle heure on peut rester, ou s’il faut respecter le checkout de 10h.
Oh joie, oh bonheur, on peut trainer jusqu’à midi dans la caravane chromée.
Je commence par me faire un café, puis, je déballe mon hésitation d’hier quand à mon petit déjeuner.
On a acheté des œufs, et pour pas racheter un gros paquet de fromage (tout n’existe qu’en gros paquet ici), on s’est dit qu’on allait tester un genre de bol avec des ingrédients tout prêts, il n’y a qu’un œuf à ajouter.

Dans le bol en plastique, chaque élément est emballé séparément dans des sachets en plastique. Le bacon en miette, le cheddar rapé, et les patates (qui à priori, sont en aussi en plastique). Cet achat est un désastre écologique. Je réalise que ce truc est fait pour mettre au micro-onde #transpiration.
Je fous tout dans la poêle, je marque une pause, je vire les patate molles et pâles, et je sors le reste de mac and cheese d’hier du frigo et la dernière saucisse que je coupe en bout, je bats des œufs, et je me fais des œufs brouillés complètement très bon. Finalement, il aurait été plus judicieux d’acheter un paquet de fromage.

Une douche dans la mini douche où faut se doucher plié (en deux pour moi, en quatre pour Manu), et je vais faire un petit tour dans le mini ranch pour dire coucou à tout le monde.
Ce coup, me dis-je, je dois caresser le lama. Qui est une dame lama d’ailleurs. Je ne sais pas comment on dit. La lama ? (je ne trouve pas sur internet). D’ailleurs, à propos de lama, hier, j’ai demandé où ils avaient acheté le lama. Je n’ai pas eu la réponse attendue, mais l’explication du pourquoi un lama dans ce mini ranch. De fait, ce lama n’est pas du tout minuscule. Il a une taille de lama classique.
Figurez-vous qu’ils ont choisi cet animal pour protéger les autres animaux de la ferme des coyotes. Les lamas ont (d’après les explications d’hier) un instinct protecteur assez costaud, et depuis qu’ils ont le/la lama, ils ne déplorent aucune perte. En regardant sur internet, des bergers utilisent effectivement des lamas pour protéger leurs troupeaux des coyotes et des loups. Il semblerait que leur simple présence repousse les prédateurs. Sans baston ni rien. Les lamas c’est des badass, c’est genre le parrain, mais en plus poilu.
J’ai caressé madame lama sans trop faire la maline, je ne sais pas si je ressemble à coyote ou autre dans sa tête, je me méfie.
Mais j’ai caressé la lama. Sherbet le petit cochon était dans les parages, on a aussi fait un câlin pour fêter ça.
Ensuite, j’écris la journée d’hier, sans urgence, mais midi approche, il faut
finir de remballer le fourbi.
Ce n’est pas beaucoup de route pour arriver à Los Angeles, mais il y a du monde sur ces routes à mille voies. Je suis carrément tendue, je me souviens que j’ai peur en voiture, pile poil là. Ils conduisent un peu n’importe comment des fois. Ce qui est déconcertant (je pense surtout pour les conducteurs qui viennent d’ailleurs), c’est qu’ici, on peut doubler par la droite ET par la gauche. Ça arrive un peu de partout, et très très vite, les limitations de vitesse sont plutôt bofement respectée.
Pause bouffe, pause mini shopping, et on arrive à Los Angeles, vers chez notre amie Natalie chez qui on était déjà allé l’année dernière. On reconnaît tout tout de suite, le nom de rues, les boutiques, y’a comme une sensation de rentrer à la maison.

On arrive un peu avant qu’elle rentre du travail, et dès qu’elle arrive on peut ENFIN faire des retrouvailles enthousiastes. Puis on va boire un verre et manger un bout.
On retourne dans cet endroit fabuleux à tacos où elle nous avait emmené l’année dernière, et c’est toujours aussi délicieux, et très différent de tout ce qu’on a pu manger de mexicains pendant ce voyage.
On s’arrête aussi manger une glace délicieuse dans un vrai cornet, c’est un sans faute. On va se coucher, demain c’est la toute dernière journée avant de reprendre la voiture et l’avion et le RER et les escaliers de ma maison.
J 19
Manu retrouve son donut shop préféré : Donut Prince. Il va y faire un tour et on se dit qu’on va aller se balader à Venice Beach. C’est un balade, y’a la plage et le budget des vacances, est largement torpillé, allons-y mollo.
On fait quand même un tour dans un magasin conseillé par Natalie « »The Bearded Lady », un magasin tout comme j’aime, avec des tas de vieux trucs victoriens, des crânes de bestioles, des pin’s de vieux films d’horreur, des instruments chirurgicaux, c’est très beau. Je ressors sans rien dans mon panier, mais j’en ai pris plein les yeux.

Arrivent ensuite les embouteillages, il y en a tant. On oublie sur nos petites routes paumées qu’il y a tant de gens dans ce pays. C’est assez fou. 7 voies remplies de voitures, avec une personne par voiture. Heureusement, il y a une voie qui s’appelle CARPOOL pour les les gens qui sont deux ou plus dans leur véhicule, et c’est une voie un peu plus rapide, on arrive à en profiter un peu, quand elle n’est pas embouteillée.
On va faire l’étape obligatoire, car même s’il a fallu lui dire au revoir à un moment, à Santa Monica se trouve la toute fin de la Route 66. On fait le détour, pour faire un bisou et dire merci pour tout.

On arrive ensuite à Venice Beach, on retrouve le même parking que l’année dernière, et le merdier de cette plage qui sent bon la beuh même à 11h du matin.
Petit à petit, je sens que tout m’agace un peu. L’année dernière, la découverte faisait que tout était un peu saisissant et excitant.
Là, je sais pas, la fatigue ptêt. Mais y’a des mômes qui twerk sur le parking, des très jolies filles qui font du patins à roulettes en oscillant langoureusement (oui, là je pense que ça m’agace par pure jalousie, soyons honnête), les gens qui font des selfies, la musique très forte qui braille à chaque magasin, les « œuvres » proposées tout au long de la balade, les t-shirts aux messages machos sur les étales, les rappeurs qui tendent leurs disques à vendre avec une pointe d’agressivité, les vendeurs de « party » (drogues diverses), en fait ça me fout le cafard. C’est peut-être le combiné avec le départ du lendemain. Mais vraiment, ça me fout le cafard.
Il y a quand même les skateurs du skate park, qui sont vraiment très impressionnants, et très beaux. C’est subjuguant à regarder et on y reste un moment.
On va manger un bout, et on fait demi-tour, parce qu’on a un concert ce soir !
Je fais toujours ça quand je prépare le voyage : je regarde dans chaque ville où on passe s’il y a un show qui pourrait nous plaire, et ce soir, on va donc voir le 40ème anniversaire tour des Stray Cats, avec en première partie Eagles of Death Metal. Il se trouve que le camarade Julien M. est aussi à Los Angeles, il prend des places de dernière minute et on convient de se retrouver là bas.
Le Greek Theatre, j’en ai déjà parlé l’année dernière, mais c’est une super salle de concert. Tout est dehors, avec les montagnes en arrière plan, il y a des gens très jolis partout, avec de beaux habits, un monsieur foufou qui danse seul devant un DJ, un stand pour se prendre en photo avec des Gretsch, à manger, à boire, et notamment LE stand de margaritas, déjà utilisé l’année dernière pour le concert d’Alice Cooper.
On a retrouvé les copains, on boit une première margarita (celle-là c’était bien, mais attendons, l’avenir se construit).

On discute, on est content, et on a fini nos verres, c’est le moment d’une deuxième margarita (bien loin le poké au saumon de ce midi) ce sont des pintes de margarita, et les serveurs n’y vont pas avec le dos de la cuillère du shaker.

On va s’installer à nos places, ça commence par Eagles of Death Metal. On est plutôt carrément content de les voir. Pour fêter ça, je vais chercher une troisième margarita (appelons-la : l’erreur), c’est ensuite les Stray Cats, et c’est super, mais les trois margaritas viennent de me péter à la tronche en 5 minutes, on part à la fin du concert et j’ai tellement sommeil et c’est pas la méga pêche. Après une lutte infinie pour trouver un uber, ou un lyft (commander un véhicule ivre, c’est chiant).
On rentre, au dodo, je me réveille avec une gueule de bois monstrueuse, pour partir à l’aéroport, c’est idéal.
On fait des tas de bisous à
Natalie, qui est si merveilleuse et formidable et qu’on n’a pas du tout assez vu
cette fois-ci. L
Même que quand je lui dis que j’ai une gueule de bois, elle a l’air vraiment
désolé pour moi. C’est si gentil, alors que c’est plutôt bien fait pour ma
pomme.
Manu hésite, mais fait tout de même une dernière escale à Donut Prince et hop.
On a eu des modifications de billets de dernière minute, du coup, on doit
rendre la voiture à 9h, mais finalement, notre avion est à 17h40, ça va être
longuet…
Ce qui est bien, c’est que dans les aéroports américains y’a des toilettes tous les 50 mètres. J’ai pu aller vomir ma fête sur tout notre trajet, c’était vraiment très pratique. Pour ne pas qu’on m’entende, j’attendais que les gens tirent la chasse d’eau, ou fasse sécher leurs mains. C’était un triste spectacle.
J’ai ensuite agonisé toute la journée en regardant Mindhunter (formidable deuxième saison), et il était enfin temps d’embarquer).
Au retour, tous les trucs funs de l’aller ne sont plus funs du tout. Le plateau repas, nul, alors qu’à l’aller : excitant. La douane, les bipbips, tout, plus rien n’est rigolo. Rentrer, c’est nul.
Escale à Londres, pas trop
longue, et arrivée à Paris.
Manu repart fissa à Etampes
pour voir la maison et les bestioles, et moi je rentre à la maison de Paris.
Heureusement, y’a Philo, et ma sœur et son amoureux, on passe une chouette
soirée de retrouvailles, et du coup, rentrer, c’est pas si nul que ça.
Là tout de suite, nous sommes samedi, on est rentré hier en fin d’après midi.
J’ai dormi 13h, j’ai l’impression d’avoir rattrapé un sacré paquet de sommeil
en retard. C’est le moment le plus triste. Les vacances sont terminées pour de
vrai. Il va falloir trouver un moyen de repartir l’an prochain (vendre un
rein à la margarita ?).
Merci d’avoir lu des bouts ou tout, de m’avoir avoir envoyé des petits mots
pour dire que vous aimiez bien.
Je voudrais faire ça toujours, parcourir le monde avec l’amoureux merveilleux,
mes appareils photos sous le bras, et qu’on se perde dans des déserts en se
grattant des piqures de je ne sais pas quoi.
Je n’ai aucune photo de la fin, je réalise ça en jetant un dernier coup d’œil à mon téléphone. J’en fais une dernière, pour vous faire un bisou.


















