Le réveil au mini ranch ? Le bonheur de la joie.
J’ai complètement oublié de
raconter l’autre truc un peu magique de notre arrivée hier. Dans la caravane,
j’entends un fond de musique, je mets un peu plus fort sur la boite Amazon. Oh,
mais c’est My Little Grass Shack ! C’est une chanson très ukulele, qu’on
connaît, qu’on aime, qu’on joue.
Je vous mets une version par les copains Kanis et Lou pour fêter ça :
La playlist s’enchaîne, ce ne sont que des chansons de ukulele. Ça rajoute à la magie du lieu. Comme si la caravane savait qui on est. CHELOU PAS VRAI ?
Sinon, il fait plus frais ici, on a pu dormir sans clim et donc sans bruit et dans des draps fabuleux. (je l’ai déjà dit je crois, mais bon sang, c’est un coup à ne plus jamais se lever).
Bon là, on s’est quand même levé.
Je suis allée faire un tour au pays des petits animaux mignons.
J’ai fait coucou à tout le monde, je me suis fait un café, et en route pour la plage, à La Jolla.

Ça nous fait pas loin de 60 km pour y aller, mais il y a la mer, et je me suis renseignée, on peut normalement faire du snorkeling. On sort de la grosse autoroute pour prendre la plus petite route le long de l’océan. Ça nous rallonge un peu, mais ça vaut le détour. Des palmiers, des quartiers chics, du surf, des maisons gigantesques. Je n’ai pas fait beaucoup de photos, c’est souvent bien furtif, et on ne se rend pas compte à quel point c’est gigantesque et excessif.

On est content de retrouver la mer. C’est une autre liberté. Même si au fur et à mesure du chemin, je me dis qu’on ne trouvera aucun coin tranquille. C’est de la côte exploitée à fond les ballons, avec boutiques, maisons, boardwalk et compagnie.
Arrivés à La Jolla, constat doit être fait, on est loin du désert, et on n’est plus du tout tout seuls. Ça s’est déjà un peu senti au début de l’autoroute, qui fait tout de même 7 voies dans un sens, 7 voies dans l’autres. Ça fait un sacré paquet de voitures, et donc un sacré paquet de gens.
Donc La Jolla, ce sont des palmiers, des espaces verts, plein de gens super équipés, des surfeurs blonds, musclés qui transportent des surfs et une tannée pour se garer. On trouve malgré tout une place.

PARDON MAIS PENDANT QUE J ECRIS UN PAPILLON DE LA TAILLE DE MA MAIN S EST POSE PRES DE MOI.
Je reprends.
Je dois bien avouer qu’à ce moment, à voir les criques et les plages bondées, j’ai envie de faire demi tour. Pourtant j’aime bien les gens, mais je préfère la mer au calme. On demande à une dame où aller faire du snorkeling, et pas très agréablement, elle nous répond que ce n’est pas son genre de faire du snorkeling,e t qu’elle en sait rien. Ah bah ok. Plus loin, un couple qui semble fraichement équippé de masques et de tubas nous indiquent là où ils ont loué leur matos, et nous montrent du doigt là où on leur conseillé d’aller.

On va à la boutique, on loue
masque, tuba et palmes, c’est 15 dollars pour 4h.
On rebrousse chemin vers une des plages. La mer est fraîche, pas assez pour
couper le souffle, mais suffisamment pour avoir du mal à mettre les nichons à
l’eau.
Le dessous n’est pas foufou, il y a des vagues alors l’eau est assez trouble.
Il y a des longs cheveux d’algues vertes, mais quand même quelques poissons
très orange qui ont l’air de faire la tronche, ils sont bien mignons.
On nage un peu, on se balade, on explore, mais c’est un peu vain. On se décide
à changer de crèmerie pour voir si on peut trouver d’autres bestioles.
On croise en chemin des tas de pélicans, j’en avais jamais vu d’aussi près,
c’est très chic, surtout quand ça vole. Et à l’arrêt, ça fait blopblop avec le
mou de son bec. Des fois je pense que c’est pour faire du vent intérieur, et
des fois c’est parce que y’a un poisson qui se demande ce qu’il fout là. On
commence à arriver vers la plage d’après, on marche pieds nus, ça brule fort,
du coup on marche vite.

Bon et alors là, je regrette
d’avoir voulu faire demi tour, je regrette d’avoir ronchonné, je m’en fiche du
monde, des gens, de ne pas avoir ni petit déjeuné, ni déjeuné : sur le
bord des rochers, partout, des phoques et des otaries. PARTOUT ! On avance
encore un peu, et on trouve là plage où ils viennent faire les andouilles, on
rentre dans l’eau, les phoques et les otaries nagent autour de nous, on a nos
masques, ils passent si près ! Ils ont des super grandes dents en fait, on
fait moyen les malins, mais c’est tellement incroyable de vivre ça ! On
nage avec des touristes et des phoques.
Des tas de phoques. Et d’otaries. À quelques mètres, voir bien moins. On
sent bien que les humains sont comme des trucs mouvants à simplement éviter.
Parfois une dame ou un monsieur se retrouve au milieu d’un mini conflit, et on
sent une légère panique.
Je me demande s’il y a des accidents, morsures ou autre, parce que certains
n’hésitent pas à aller nager vers les grosses bestioles (alors que c’est écrit
partout de ne pas), je pense que ce sont les mêmes qui font des selfies au bord
des précipices et qui bouffent des endives.
On reste là un bon moment, c’est pas tous les jours et pas demain la veille qu’on nagera avec des phoques, et des otaries.

Y’a quand même un truc
rigolo, c’est que tout le monde fait comme si ça ne sentait pas mauvais, alors
que bon sang huhu, ce petit coin si bien entretenu, aux palmiers majestueux
sent comme les toilettes d’un match de foot de phoques contre les pélicans un
jour de chili à la cantine. Ptêt c’est ça qui les fait marrer, les phoques,
qu’on patauge dans leurs toilettes en
souriant bêtement.
Mais soyons honnêtes, La Jolla, tu pues du bec.
Il n’est de bonne compagnie qui ne se quitte. On longe les rochers aux bestioles pour faire quelques photos. En vrai, on pourrait presque les toucher, mais j’aime bien suivre les règles, on reste à bonne distance, mais je fais quelques photos chouettes quand même.

On se choppe une glace et un
mikshake chez Baskin and Robbins, et on repart dans l’autre sens pour pouvoir
profiter du mini ranch.
Mon ami Sherbet le petit cochon m’attend, c’est sûr. Je vais pouvoir lui
raconter que les phoques sentent plus mauvais que lui.
On fait trois courses de diner au supermarché, je fais un tour de ranch, Je suis la femme qui murmurait à l’oreille des petits cochons. Crounch crounch derrière les oreilles, et que je m’allonge, et que je ferme les yeux, moumoumou, c’est trop bien. Madame Lama l’impressionne plus, je n’ai pas le mode d’emploi, je reste un peu plus loin, parce que ma seule référence en matière de lama, c’est « Quand lama fâché lui toujours faire ainsi ».







On a fait une partie de cornhole ! 
Manu a triché pour qu’on ait l’impression que j’ai marqué, alors qu’en fait non.
Manu va proposer à nos hôtes de se joindre à nous pour une petite bière. Nous n’avions rencontré que Kim, ils viennent lui et sa femme, c’est super de rencontrer tout le monde. Nous n’avons de cesse de leur dire à quel point tout est formidable et mignon (on peut parce que eux aussi, quand ils parlent à leurs animaux, ils prennent une petite voix choubidou).
Il est prof à l’école de Vista, ils ont commencé Airbnb il y a un an avec la caravane, et une autre chambre, c’est aussi tout le temps plein, et ils ont aussi un tipi, qu’on a pu voir de dehors. Ils nous proposent de nous montrer dedans.
L’espace est incroyable. Tout est décoré avec goût, il y a tout ce qu’il faut, un grand lit, des canapés, un frigo, de quoi cuisiner. Les toilettes sont dehors, avec une douche ouverte sur le ciel, mais avec de l’eau chaude. Ils nous proposent même de dormir là cette nuit si on a envie. On ne veut pas trop leur rajouter du bordel à ranger et des draps à changer, on décline, même si ça aurait été super. À l’intérieur du tipi, il y a une lumière qui change de couleur, avec une télécommande, au milieu, un feu à gaz hyper élégant. C’est un endroit absolument reposant. On discute un moment, on se parle de nos vies, de nos voyages, et encore une fois on conclut que Airbnb, c’est parfait pour rencontrer des gens, et en savoir un peu plus sur le monde.
On se dit au revoir et des tas de mercis. On retourne à notre caravane pour faire cuire nos saucisses, et réchauffer nos mac’ and cheese.
Kim nous a montré où trouver du bois, on fait un feu et on discute un peu tard en regardant les bûches se consumer. J’avoue que l’angoisse de rentrer commence à s’installer. Des pointes de réalités viennent me pincer derrière les oreilles, je sens que ça va être difficile.
On range un peu, je me fais griller un chamallow sur une pic avant d’aller dormir, et bonne nuit les petits, surtout toi, Sherbet.









What’s the phoque 🙂
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