Je ne suis pas très fière de ce jeu de mot, mais à ma décharge, il est presque 3h du matin dans mon lit, et 9h30 à Paris. #sorrynotsorry comme on dit.
Le premier jour, ce n’est pas encore le top de l’aventure. Mais hé, il faut bien un début à chaque histoire.
Samedi matin, 6h, je me lève, je ne bouscule pas Manu, je le laisse dormir un peu, et je finis de vérifier pour la 274ème fois que mon passeport est bien à sa place.
Je pense au voyage à venir, en me demande comment rentrer à Paris sans avoir pris 10 kgs. L’avenir se construit…
L’avion est à 12h10. J’ai réalisé au moment du check-in en ligne qu’on n’a pas de sièges à côté. J’ai appelé et ils m’ont dit au téléphone d’arriver plus tôt à l’aéroport. Ils ne savent pas à qui ils ont affaire. À 8h50, les bagages sont enregistrés, nous n’avons pas de place à côté, et Manu rit en faisant comme si il n’était pas agacé d’avoir épousé la zinzin qui veut être à l’aéroport 4h avant son vol.
On embarque dans un beau boeing.
Ma passion pour les plateaux repas d’avion ne ternit pas, mais hier, il faut bien avouer que j’étais déçue. Salade en plastique, avec sa sauce à l’ail en plastique, suivi de pâtes en plastique avec une sauce texture dentifrice, avec option herbes qui collent aux dents. Le carré crumble en plastique aux pommes étaient pas mal.
J’ai toujours mal au dos, alors je me suis collé un emplâtre américain, ça chauffe et ça sent bon, mais j’ai toujours aussi mal. J’espère que ça va se tasser.
Sinon, j’ai regardé des films.
-Pet Semetery : un des premiers films d’horreur de ma jeunesse. Ce remake était… comment dit-on déjà ? Bien pourri.
-Dragons (le dernier) : Bon là, j’ai carrément dormi, et j’ai fini par éteindre bien avant la fin. J’avais pourtant un bon souvenir des premiers, d’autant que le dragon me fait penser à Feuleuleu (ma chatte à Paris).
-10 Cloverfield Lane, avec John Goodman : Je me suis endormie aussi, j’ai raté tout le milieu, qui devait être dispensable, parce que j’ai tout compris quand même. Je mets un bon gros BOF/20.
Wonderwoman : On m’avait dit qu’elle était belle. Alors oui, de fait, le seul intérêt du film, c’est de la regarder se mouvoir. Cette actrice pourrait être une raison de croire en Dieu tellement elle est parfaite. En dehors d’elle, le film est tartignole à souhait, j’ai beaucoup levé les yeux au ciel, mais pas trop longtemps, j’aurais pu louper un de ses mouvements gracieux.
En écrivant tout ça, j’ai d’un coup honte. Je dis tant de mal des chroniqueurs du Masque et la Plume sur France Inter, et je ne vaut pas mieux. DAMN.

Arrivée à l’aéroport de Chicago, on se réjouit de ne pas a voir de changement, bravo les vols directs ! Il y a un nouveau système de machines pour l’entrée aux USA. On paye l’ESTA en ligne avant de partir, et en arrivant, au lieu de remplir un questionnaire dans l’avion, il y a des bornes où l’on coche les bonnes réponses et où on se fait prendre en photo. Avant, c’était le douanier qui gérait la photo, maintenant, le douanier prendre le bordereau de la machine avec la photo imprimées et tamponne les passeports. C’est super, sauf que pour accéder au machine, il y a 1h30 de file d’attente.
En tout, il nous faudra plus de 2h pour sortir de cet aéroport.

On change de Terminal pour prendre le métro, la Blue Line, pour aller chez mon cousin Arthur et sa fiancée Rachel. C’est direct, c’est parfait.

Sauf qu’une station est en travaux, alors on doit descendre, prendre une navette bus pour une station (soit 20 minutes de bus), et re le métro. On arrive ENFIN, Arthur vient nous chercher à la station pour nous emmener chez eux. il est fringant, et il sent bon, nous, moins.
Ils habitent un chouette quartier, Logan Square. C’est chic, arty, un peu Montreuil. Trendy.
Des messieurs jouent aux cartes dans un parc, une jeune fille jongle avec bâton qui sera probablement en feu quand elle sera au point, des gens peignent, il y a beaucoup de bars et de restaurant, et l’architecture est chouette (je dis chouette parce que je n’y connais rien en architecture. Appelons ça, le chouettisme.)
On arrive chez Arthur et Rachel, et on rencontre Gussie le chat. C’est un chat qui parle, comme Feuleuleu, j’aime bien les chats qui racontent des trucs.
Rachel rentre d’un stage/cours qui a duré toute la journée, et cette folle jeunesse nous emmène boire un coup et diner dehors. On va dans chouette bar. Un alcool : une recette de cocktail. Manu prend Tequila, c’est rouge et beau, moi je copie Rachel, et je prends Mezcal, c’est fumé et à la pastèque, c’est délicieux. On en boit un deuxième, ça s’assortit très bien avec la fatigue, l’ivresse. Ils y vont pas avec le dos de la cuillère de la bouteille dans ce bistrot.
On rit beaucoup en racontant des bêtises, c’est vraiment super de se retrouver et d’avoir un peu de temps ensemble.

En route pour le restaurant ! C’est un poil fancy, mais pas du tout hors de prix. Il y a beaucoup de plats qui sont servis avec de la baguette (merci de prononcer beuguète). Le menu est assez sexy. Tout fait envie.
C’est rigolo comme les habitudes dans les restaurants sont différentes, j’y reviendrai sûrement. On partage un plat : de la brandade de truite au brie (c’est trèstrèstrès bon) les serveurs sont enthousiastes du conseil, et je mange un hamburger délicieux avec des frites divines (je vous l’ai dit, l’avenir se construit).
On rentre faire dodo, car il est 5h du matin à Paris moins 7h à Chicago.
Je pensais que la fatigue me terrrasserait. C’est rapé. J’écris mollement à 3h30, il faut que j’essaye de copier Manu qui ronflotte tranquillou près de moi.

