Doha – Jour 1/6 part II

Après avoir pris nos marques dans nos chambres, nous avons rendez-vous avec la femme qui a organisé notre venue et qui est attachée culturelle à l’ambassade. Elle doit nous expliquer un peu le séjour, nous donner des sous pour que l’on puisse aller manger de façon autonome, et nous faire signer un ou deux papier.
On s’installe dans le hall, ou plutôt, dans un bout du hall. Un canapé chacun, avec au dessus de nos têtes deux portraits de messieurs qui doivent être importants. Le hall sent très bon, tout est marron bois qui brille, c’est la valse des gens mystérieux, très habillés, ou pas trop, et on voit même un monsieur en short.

Nous voici briefés, avec quelques idées de où aller manger, quoi faire sur notre temps libre, et une enveloppe de rials, (la monnaie du Qatar) pour procéder.
Nous suivons les conseils et en route pour le Souk Waqif ! Il faut prendre un taxi, car cette ville n’est pas du tout prévue pour les piétons. Il n’y a que des gros 4X4, ou des Porsche. Ca nous coute 20 rials, soit 4,80 euros.

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Le taxi nous dépose sur une esplanade, et dans le fond, plein de bâtiments anciens complètement rénovés, avec des tas de bidules sur les devantures.
Nous nous engouffrons, et on dirait un peu le faux souk de Disney, c’est tellement propre, que tout a l’air d’un décor. Ca sent bon la cardamome, il y a des épices partout, mais je suis un peu timide, et je n’ose pas acheter que ce soit encore. Les allées sont thématisées. Epices, jouets moches en plastique de Chine, casseroles géantes, brouettes, bestioles.
Le coin a bestioles est très bruyant. C’est d’ailleurs plutôt un marché aux oiseaux. Les animaux doivent être à peu près aussi bien traités que les animaux sur les quais de la Mégisserie à Paris il y a quelques années. Les cages sont minus, mais heureusement il ne fait pas trop chaud là. Mais en été… je n’ose imaginer en été. Il y a aussi des petits chiens, et des petites tortues (bouhouhou) et des perruches en veux tu en voilà. Je crois une dame voilée qui transporte un lapin cage qui porte un pull, le lapin oui, avec un pull. Comme c’est un lapin et que c’est mignon, je souris un peu bêtement, et la dame a eu les yeux qui sourient aussi. Les animaux mignons sont la clé de la paix dans le monde.

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Nous errons dans les ruelles, il faut beau. Je suis triste de ne pas pouvoir ramener de casseroles géantes, mais tant pis. On essaye de trouver le restaurant qu’on nous a conseillé. Nous avons un nom, et voilà c’est tout. On trouve par miracle le coin des restaurants, on remonte gaiement la rue jusqu’au bout, pour faire ensuite demi tour, et miracle, nous trouvons le restaurant indiqué.
On mange très bien. Du houmous, du taboulé (avec plein de persil à dents), des boraks au fromage (moi, pas Jérôme qui n’aime pas le fromage) et on boit un Lemon Mint, du jus de citron avec plein de menthe hachée, et sucrée, c’est délicieux. On ne peut évidemment pas boire d’alcool dans les restaurant (uniquement dans les hôtels internationaux) et je me demande si cela ne contribue pas à l’ambiance très tranquille de la rue. Les gens fume la chicha, il y a de la musique dehors, un spectacle d’un monsieur qui tourner des tapis au dessus de sa tête, des petits enfants qui trimballent des ballons Dora l’exploratrice. C’est vraiment chouette.

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Après avoir réglé la petite note (ce n’était vraiment pas cher), on retourne vers l’entrée, Jérôme s’offre une glace (vanille-kit-kat-n’importe-quoi) et on décide de traverser la rue pour aller voir la merveille des merveilles.
De l’autre côté de la rue, il y a une huître géante.
C’est un peu comme aux Etats-Unis, c’est impossible de traverser la rue à pied. Mais il y a un tunnel, avec des escaliers, des ascenseurs et tout. On passe donc tranquillou de l’autre côté, le long de l’eau et près de l’huître.

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Je fais 1864837982 photos de la bête qui bave par litre (oui, c’est en plus une fontaine), on regarde les bateaux (qui s’appellent des dhows, m’a-t-on dit aujourd’hui) et demi tour-taxi-hôtel.

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On fait un point boulot pour demain matin, ça me rassure de structurer un peu nos violons. On doit rencontrer trois classes à l’institut français, et on a rendez-vous à 9h en bas de l’hôtel avec un autre monsieur de l’ambassade.
On va faire un tour au bar Boston (c’est son nom), où c’est happy hour quasi 24h/24. On a raté ladies night, où j’aurais visiblement pu boire gratuitement, mais tant pis, je prends quand même un double gin tonic et Jérôme, un cosmo. La musique est très forte, un peu boite. Il y a des écran avec du foot un peu partout. Il y a des gens qui boivent des coups, à plusieurs ou tout seul. J’avoue être assez intriguée par plusieurs femmes très apprêtées qui boivent mollement du champagne en boudant. Peut-être parce que ladies night est fini, je ne sais pas…

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Il est temps d’aller au lit. Il est pas loin de minuit/une heure au Qatar, deux heures de plus qu’en France. Je reste perplexe devant les coussins polochon qui ne servent à rien, j’écris un peu, je discute avec mon amoureux de la bonne nuit, et vers 2H30 heure locale, je me suis endormie.

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