J 6 : C’est l’éclate…

Ce matin, nous sommes partis de notre classique motel de Las Vegas pour en trouver un autre à Saint George, à 200 km au Nord.

On ramasse nos affaires, les glaçons dans la glacière, et on peut se mettre en route.

Il est déjà 11h, le temps d’écrire la veille à un peu grignoté le début de la journée. On sort de Vegas, en laissant Elvis, les loupiotes et des millions de dollars.

Je jette un œil sur mon appli de roadtrip pour trouver un endroit où petit déjeuner. Dans 6 km, un diner, c’est super ! Les notes de l’Internet sont bonnes. 6 km, c’est vite fait. On arrive dans une zone un peu moche, où la station essence porte le même nom que le restau. Je propose qu’on aille ailleurs, ça ne fait pas très envie tout ça. On rentre et ça sent teeeellement bon ! C’est super traditionnel à l’intérieur, très joli, on s’assoit. Grosse déception, ils ne servent plus de petit déjeuner. Il est trop tard. Il faut retourner le carte et déjeuner. De fait, il est midi. Il y a du pulled pork. Adjugé, on commande. En regardant autour de nous, on découvre que ce dîner a été dans des tas de sélections de magazines et de guides. Huhu. On se croirait dans les émissions de casting de chant où le jury évalue mal les gens avec un à priori débile et après, c’est la révélation et tout le monde pleure.

Là on n’a pas pleuré, mais on a super bien mangé.

On rembarque et on continue de s’émerveiller de la route. Une fois encore, chaque virage est une surprise : changement de couleurs, de découpage, d’érosion, de végétation, d’absence de végétation. On dit beaucoup : »Ohlalala ! », et « Regarde ! » en écoutant la radio locale, qui est pleine de surprises dès année 80.

Sur la route, j’ai trouvé une étape-léger-détour-à-voir : The Valley Of Fire.

Juste avant d’y entrer, on fait une m use essence. Souvent, les stations sont l’occasion d’y accoler magasin de souvenirs, alcool, cigarettes et casino.

De bien jolies cages à oiseaux
Des shots tout prêts

Une fois le plein fait (2 dollars de moins au gallon que dans la Vallée de la mort, quand même), on s’engouffre sur une « route scénique » comme ils disent.

C’est donc une route, avec des espaces pour faire une pause, une photo et s’extasier du paysage. Il fait moins chaud qu’à Death Valley mais il fait quand même 39 degrés. Les pauses sont sont brèves.

A l’entrée (payante, comme tous les parcs), on nous confie une petite carte des lieux. On ne pourra voir qu’une petite partie car une route est barrée. Mais, The Valley Of Fire porte bien son nom. Tout est rouge. Sable, rochers, montagne, mon visage. C’est surréaliste. C’est Mars avec un peu des poils verts.

Une toute petite randonnée de 8 minutes pour trouver un rocher en forme d’éléphant nous pulvérise la santé. Tout cogne. Cette chaleur n’est pas du tout prévue pour se déplacer. On croise des gens qui ont l’air sportifs (ils ont des chaussures exprès et ils ne sentent pas le donut) et ils ne font pas plus les malins que nous. L’honneur est à peu près sauf.

Le trajet qui suit est un peu plus difficile. La fatigue accumulée se fait ressentir, surtout pour Manu qui conduit. On s’arrête le long d’une petite route pour une petite sieste. Je laisse tomber les autres arrêts envisagés pour que nous n’arrivions pas trop tard à Saint George.

Il ne reste que 4 km quand la voiture se met à trembler. Aucun doute, on a crevé un pneu. On s’arrête en catastrophe le long de la route avec les voitures qui passent près de nous à ouatmille à l’heure.

Il y a bien une galette dans le coffre et un mode d’emploi pour retrouver le cric qui est planqué sous le siège conducteur. Manu change le bordel. J’ai une pensée émue pour Cuba ou nous avions crevé 3 fois. Ce genre d’histoires, c’est toujours mieux après, quand on peut les raconter au frais.

Heureusement, le motel n’est plus très loin. Il est 18h.

Cette fin de journée commence à sentir du derche. J’ai visiblement un problème de téléphone. Impossible d’appeler les numéros aux usa. Je tente d’écrire sur Facebook à la société de location. La conversation me fatigue vite. C’est très poli, mais complètement inefficace.

Je finis par aller emprunter le téléphone de la dame du motel. J’ai enfin quelqu’un au téléphone, qui tente de me rappeler sur mon portable, en vain. Répondeur. Je ne comprend pas.

De retour dans notre chambre : miracle, je peux appelé les numéros locaux avec le fixe. Il est 20h. Aucune solution pour ce soir, Of course. Il n’y a aucune agence de la même marque que la nôtre dans les parages. C’est bien le bordel. Il y a peut être un espoir, car il y a un aéroport à Saint George. Mais on en saura plus que demain matin.

J’ai également oublié mon adaptateur pour recharger mon ordinateur à Vegas. Je viens donc d’écrire tout ça avec mon téléphone et j’ai dit beaucoup de gros mots. Je regrette de ne pas avoir acheté du gin de petit déjeuner quand nous étions au magasin.

On n’a pas dîné du coup, heureusement, Manu dort. Demain risque d’être … ?

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