Ouuuuh, écrire une journée en ayant trop bu. CHALLENGE ACCEPTEDME ! (Pardonnez-moi provisoirement les fautes, coquilles, répétition, et endormissement brutal sur le clavier.
C’est aujourd’hui dimanche, il est 23h41 à Los Angeles, 8h41 en France, et c’était le jour de la messe. Alors on est allé à la messe.
Mais avant ça, il a fallu se réveiller pour de vrai. De sa balade matinale, pendant que j’écrivais la veille, Manu a ramené des donuts délicieux. Vraiment délicieux. Ils avaient le gout de lait, de beurre, c’était presque la Bretagne au sucre, avec du glaçage au chocolat, mais en plus sucré encore, et un peu gras. Le Kouing Amann ? Petit joueur.
Aujourd’hui, en plus de la messe, c’est le jour du mensuel Flea Market du Rose Bowl. A voir, une brocante gigantesque, un marché aux puces qui fait tout le tour d’un stade.
Intermède sommeil.
Oui alors, finalement, j’ai capitulé, je me suis endormie. Heads up sur l’horaire, il est 6h pile poil du matin ici, 15h bonjour chez vous.
Je reprends donc : on a des copains (Coucou Lucie et Renaud !) qui nous ont dit d’aller y faire un tour. Natalie est partante pour venir avec nous, hihi youpi. Nous partons donc tous les trois, joyeux, sous le soleil de Californie.

Je profite du trajet, je regarde les maisons, les palmiers. Niveau architecture, c’est un peu foutraque. Le dénominateur commun, c’est que les maisons ne sont pas très hautes, Natalie nous explique que à cause des tremblements de terre. C’est judicieux. Pour le reste, les couleurs sont variées, les formes aussi, c’est assez difficile de faire un descriptif judicieux. En revanche, dès que l’on voit une maison en construction, la structure est en bois. Après, ils doivent recouvrir avec qu’ils ont sous la main. (Sibylline 02/20 pour votre devoir d’archi.)
On arrive dans le bordel, on se gare, il fait déjà un peu chaud. C’est génial. De loin, on commence à entendre de la musique 1920’s qui renforce l’ambiance de foire (dont 12th street Rag, pour les aficionados)


Une voix off, impossible à retranscrire ici, qui appuie sur certains mots, fait monter et descendre le ton, mélange camelot et voix off de blockbuster américain. On discuté tous les trois sur le même ton pendant quelques minutes, on a beaucoup ri.
On dégaine nos billets (oui, il faut payer pour entrer, pour acheter des trucs), et on s’engouffre dans l’étendue infinie du vintage, des jouets d’un autre temps, de la fripe en vrac, et autres merveilles.
Il fait chaud, on goutte un peu. Manu commence à retrouver son geste habituel des vacances qui consiste à faire l’essuie-glace avec son doigt sur son front. Je pense que ça lui a sauvé la vie des tas de fois, parce que sinon ses yeux se seraient noyés dans la transpiration. De mon côté, j’interroge l’efficacité de mon nouveau déo bio qui est censé ne pas être rempli de produits dégueulasses. Verdict ? On sue quand même, mais on sent bon de la sudation susnommée. Banco bingo. Natalie virevolte dans les allées, s’est acheté un chapeau chic qui lui va super. Je regrette un peu de ne pas avoir une tête à chapeau.

Dans les allées thématisées, on retrouve l’ambiance brocantes de la France, il y a du formica (grmbl, des tas de meubles trop gros pour être ramenés en avion), des peau de bête et des manteaux de fourrure (par ce temps, c’est encore moins réjouissant qu’en temps normal), des lettres en métal, des plaques d’immatriculation, des fringues, des trucs de hippies faits-mains (ce n’est pas condescendant, je fais moi-même régulièrement des trucs de hippie à la main). Dans une des boutiques, on propose même un « Reiki healing for all purchase », c’est vachement sympa.




On se balade, on se paume dans les allées. Il faut chaud quand même. Point déo ? Toujours pareil. Je hais mes cheveux qui sont comme un chapeau en laine. Peut-être que demain, je mets du déo sur ma tête.
On s’achète une limonade à la fraise. C’est génial bon, et c’est rempli de glaçons.
J’achète un truc (j’ai été teeeeeellement raisonnable. Un livre sur le corps humain, où quand on tourne les pages, ça soulève les couches de trucs qu’on a l’intérieur de nous (oui, je n’arrive pas à expliquer _o/ ).

Nous tombons d’accord que nous sommes tous à point, cuits, suants et un peu courbaturés. Retour à la voiture, stop au supermarché, et direction, le parc pour pique-niquer. Manu a tout de même, en plus de son sandwich, choisi une macaroni salad, donc, des macaronis, avec de la mayonnaise dedans. Comme dans la potatoe salad. Ou la tuna salad. Je me demande s’il y a une étude sur le nombre de litres de mayonnaise consommés par an au Etats Unis.
Autour des nous, des familles qui pique-niquent aussi. Les barbecues flambent, les mômes jouent au foot, ça sent bon le maïs grillé, les palmiers nous font un peu d’ombre. On est bien.


Au dessus du parc, il y une ancienne résidence privée, reconvertie en bibliothèque. On va y faire un tour, car c’est aujourd’hui dimanche, et c’est la messe, il faut qu’on imprime nos billets. Il y a des gens qui travaillent et lisent à l’intérieur, c’est très silencieux, très studieux, j’ai l’impression que nous sommes les cancres de passage, et je me dit que des fois, il faudrait peut-être que j’aille dans des endroits comme celui-là pour écrire, plutôt que de procrastiner et de binge watcher des heures durant.
Retour maison, pause. J’explore le site Atlas Obscura pour trouver des idées de choses à voir à faire. L’heure tourne tranquillement, il est 17h, je commande un uber (un judicieux conseil de Natalie) et nous voilà partis.
Dans la voiture, Manu sort son couteau un peu machinalement, et réalise : « Je ne vais jamais pouvoir rentrer avec ça, oh noooon, ils vont me le prendre ! ». N’écoutant que mon courage, je lui dis qu’il est effectivement hors de question que je mette ça dans mon sac. Se faire refouler de la messe ? Un dimanche ? Non.
On réfléchit à des solutions.
Arrivés sur place, on se sent comme deux malfaiteurs avec une arme du crime à planquer (on lui a bien fait son affaire à ce melon, au pique-nique). On regarde autour de nous, y’a de la sécurité un peu partout. Il y a des bouts de parc, avec des arbres, des feuilles mortes. Je suggère d’abord que Manu l’enfonce à la verticale dans le gazon avec son pied, discrètement. Il n’est pas convaincu. Il se dit ensuite que prendre le risque de faire semblant d’aller pisser pour le jeter derrière un buisson, c’est pas mieux. On finit par ses diriger vers un coin poubelle où il y a beaucoup de feuilles mortes. « Fais comme si tu refaisais ton lacet ! ». Manu se penche, jette le truc (qui au passage se cogne dans la poubelle en métal en faisant un gros bonk), il secoue les feuilles, et advienne que pourra. Nous voilà débarrassés, modérément persuadés qu’on le retrouvera à la sortie.
On s’installe dans la file d’attente. Les gens arborent des t-shirts de tous les groupes de métal de la planète.
Nous sommes au Greek Theatre, ce soir, nous allons voir… ALICE COOPER !



Oh comme je suis contente !!! On passe la sécurité sans encombre et surtout sans regretter d’avoir bazarder le couteau, parce qu’il y a des détecteur de métaux, fouille de sac, et doigt dans le cul (pas loin, quoi). On entre, enfin techniquement, c’est dehors, mais on est dedans. RHAAA. Les gens sont très beaux, habillés tout à fait comme bon leur semble. C’est déchiré par ci, résillé par là, cheveux de toutes les couleurs, générationellement mélangé (plus que prévu), et il y a des stands pour boire et manger hors de prix. Il faut choisir, nous optons pour une pinte de margarita chacun. C’est bon et frais, y’a des glaçons. Et de la tequila.
On se balade, on attend l’accès aux chaises, je fais quelques photos. C’est le moment, on peut aller s’installer. Le cadre est dingue. C’est certainement l’endroit le plus fou où j’ai vu un concert. Derrière la scène s’étendent les montagnes, ça en jette.

La première partie… Rhalalala. Je pense que la margarita n’a pas aidé à filtrer les fou-rires. Donc la première partie, c’est Ace Frehley. Dans l’idée, pourquoi pas, ancien guitariste de Kiss, guitar héro. Pendant toute cette première partie, j’ai repensé à un livre que m’a montré mon copain Coco et qui nous fait rire (et rêver, il faut le dire). Je n’arrive pas à retrouver le titre exact, je viendrais éditer si ça me revient. Mais c’était un guide pour devenir un groupe de glam rock. Avec les conseils vestimentaires, d’attitudes scéniques etc. Par exemple : mettre des paillettes sur sa batterie pour les faire voler partout en jouant un solo. Déjà, Ace ne dégage pas beaucoup de sympathie. (Ohlalala, j’espère qu’il n’y a pas des fans qui lisent ceci, parce qu’il va s’en prendre plein la tronche). Ensuite, quand il joue, il a un distributeur de médiators sur son pied de micro, il les jette d’un air dédaigneux toutes les 30 secondes dans le public, pour en reprendre un neuf. Je pense qu’il y a pas loin de 200 médiators qui se sont envolé hier soir. Grâce aux gros plans des écrans géants de chaque côté de la scène, on peut voir le batteur de plus près, cheveux longuet teints en noir corbeau qui sont surtout animé par un vent taquin produit pas un ventilateur. https://giphy.com/embed/AnNMRGVQlsySQvia GIPHY
Il jette régulièrement une baguette tournoyant en l’air, pour ne la rattraper qu’un coup sur deux. Ensuite, notre ami Ace entame un solo endiablé, et d’un coup, de sa guitare sort de la fumée… C’est vraiment du plus bel effet. Hum. Il concluera ce morceau par « I still got it, don’t I ». Bon, et surtout, la musique est un peu chiante, c’est vieillot, mou, et pas très intéressant. Bref, c’est un peu décevant. On a bien mérité une deuxième margarita.

Bon là, c’est le moment où ça commence. Vous êtes prêts ?
Feu d’artifice, la légende est en scène. Bon sang, que je suis émue.
C’est un concert, un spectacle, c’est millimétré et fort, si fort ! Quand débute « Be my lover », je fonds de joie. On la reprend avec Hey Pretty Je chante à tue-tête, je suis si contente ! Sa guitariste est incroyable, je doute qu’il y ait une personne qui n’ait pas eu envie de l’épouser à chaque concert qu’elle a pu faire. Elle court partout, elle est belle, elle joue. Pfiou ! Les tubes s’enchainent, je chante, je danse, je souris à m’en faire craquer mes joues cuites par le soleil. Quel spectacle ! Pour Feed my Frankenstein, Alice se change en géant, il se fait ensuite attacher dans une camisole, puis décapiter, puis il ressuscite. La messe, je vous l’avais bien dit. Le batteur est un génie, il y a de la fumée, des danseuses, des changements de costume. Ah ça, y’a pas à dire, le spectacle est dinguissime. Le rappel, c’est School’s out. Au début du concert, Manu m’avait dit « oh j’aime pas trop cette chanson… » et je lui avais dit « Tu sais, y’a des chansons, sur les albums, c’est pas toujours celle qu’on préfère, mais les tubes, ils rallient les pendant les concert, on chante ensemble, c’est une communion, et du coup c’est super. » Beh de fait, ce final, c’était génial, et Manu m’a dit que j’avais raison. ❤

On est ressorti de là, exalté à souhait, et alpagué par des vendeurs de hot dog à la sauvette, on a épongé nos margaritas avec des saucisses et des oignons. C’était délicieux, et 5 dollars !
On se dirige un peu fébrilement vers notre tas de feuilles mortes, Manu fouille : le couteau est bien là. Tope-là, high five.



On est rentré en Uber. Il faut quand même préciser qu’il y a un espace dédié sur le parking, pour pouvoir les commander, et les mecs de la sécurité crient le nom des passagers pour qu’ils trouvent le chauffeur qui est venu les chercher. C’est super pratique.
Notre chauffeure, chauffeuse, chauffrice ? Je ne sais pas comment on dit – nous a raconté qu’elle avait eu Tom Cruise dans sa voiture la semaine dernière et qu’il était très sympa. Ensuite elle nous a conseillé des tas de trucs à faire à Las Vegas, comme par exemple prendre un « All you can drink in 30 minutes » sur le site Groupon, ou encore de faire un tour sur la grande roue, ou encore de fumer des pétards parce que c’est légal ici.

Retour maison, fourbus et heureux, En plus, nous attendait, bien en évidence, une liste d’idées de trucs à faire demain/aujourd’hui, écrite à la main par Natalie ❤

Puis, comme indiqué en haut de ce billet, j’ai voulu écrire, et j’ai préféré dormir.
Il est maintenant 7h30, on va aller petit déjeuner, j’ai faim !
Rhoooo ! Alice Cooper est un de mes meilleurs souvenirs de concert avec yeux qui piquent et tout ! Il est formidable et il met tellement en avant toute son équipe ! J’ai adoré te lire raconter tout ça 😊😊😊
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