J 1 : Are you going to San Franciscoooo ?

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Le samedi 11 aout, il est 5:30, Sib et Manu s’éveillent. C’est pas tout à fait fastoche, mais les affaires sont prêtes, et on fait les feignasses : on va a l’aéroport en voiture-taxi-chauffeur-truc. Je suis tendue, les départs me tendent, comme un truc super tendu. Il vaut mieux arriver avec moi quelque part, que d’y partir. Je serre un peu le dents, un rien m’agace, le mélange fatigue + hâte = pas sympasib. Je fais des efforts, mais c’est un peu comme être en plein PMS hors cycle.
C’est p’têt la trouille qu’on me chourre les vacances attendues depuis un an, de louper un avion, un escalator, ou de perdre un billet, un passeport, que sais-je encore. Je suis tendue, c’est affreux, je me hais.
Nous sommes, malgré tout, arrivés à Roissy dans les temps, sans rien oublier et tout le monde vivant. Ça va un peu mieux. On check-in, on attend, sans aléa.

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Roissy
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Roissy
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L’avion est un avion, et on a des places touuuuuut au fond. Manu est gentil, il me laisse le hublot. Le trajet est longuet : 11H50. On se tortille beaucoup, en soupirant, c’est si difficile de trouver une position modérément supportable. On se regarde avec des airs désolés par dessus le bourdonnement de la cabine J’ai lu (je suis en train de terminer le second tome des Fiancées de l’Hiver, c’est si bien !)

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J’ai regardé Jumanji (le nouveau, avec la console) et beh.. j’ai bien aimé, voilà. #noshame.
Après, j’ai somnolé devant des tas de trucs. J’ai quand même découvert (peut-être ne suis-je pas au jus) qu’il y a une série « Young Sheldon », sur l’enfance de Sheldon de Big Bang Theory. Scoop modérément zinzin, ok.

On voit l’ombre de l’avion !!!

Ils nous ont un servi quelque chose d’étonnant : une omelette, avec des épinards, des patates, du fromage fondu, et du fin bacon. Jusque là, rien d’étonnant, je le concède. Et pourtant, ce plat trop cuit avait le goût d’une vieille poissonnerie salée ! Je me suis demandé tout le long du repas quel élément pouvait lui attribuer cette qualité.
Je pense que l’idée, c’était de nous faire boire des litres d’eau pour qu’on reste hydratés. Enfin quand même, c’était un peu exagéré. Mais j’ai tout mangé. Et bu. Et après j’ai eu envie de faire pipi tout au long du vol, et c’est bien le désavantage du hublot. C’est un peu comme être dans un bar avec des toilettes très très sales, on repousse le moment fatidique, jusqu’à ce que ça devienne une question de fiabilité de périnée. Il faut déranger tout le monde, Manu et la dame en disant pardon.

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Le fantôme de la petite télé. (combler l’ennui)

J’ai rouvert le hublot pour regarder dehors en arrivant vers Denver, je crois. Depuis notre drone géant, le paysage est si super. Il y a comme une sensation de tilt shift, de survol d’une maquette de train ultra précise, et c’est très difficile de se projeter, d’imaginer comment c’est quand on s’y promène.  Il y a de grandes étendues, délimitées par des traits plus clairs. C’est géométrique à souhait, découpé comme les villes américaine, à une échelle folle. Il y a des flaques, qui semblent remplies de mercure. Parfois des couleurs de sol folles, et de temps à autre, un petit découpage qui laisse présumer une habitation perdue dans la maquette.

Mille courbatures plus tard, on amorce la descente vers San Franciso. J’ai la chanson dans la tête.

(j’ai pas encore de flowers in my hair, mais j’en ai dans ma valise)

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La vie ici vue d’en haut fait rêver. Il y a des maisons le long de l’eau. Des petits ports personnels, avec des bateaux.  Je vois Alcatraz, la baie.
Je suis allée à San Francisco, mais il y a très longtemps, avec l’école (oui, je sais…) mais les souvenirs sont diffus, j’aimerais bien y retourner un jour un peu plus longtemps qu’aujourd’hui.

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Il nous faut descendre, passer la douane, récupérer les valises, check-in again, et remonter dans l’avion. En 3h, c’est plutôt cool. Comme on est tout au fond de l’avion, on ne passe pas vraiment les premiers, mais ce n’est pas très grave. On découvre les nouveaux systèmes. Ce n’est plus un agent qui prend la photo et les empreintes, il y a des machines qui font tout ça, et qui donnent une papier imprimé avec nos très gracieux visages post-voyage. (Manu est très beau <3)
Le douanier demande à Manu si il est biker. Je crois que c’est la troisième fois de la journée. Hihi.

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Nous voici enfin arrivés à Los Angeles, Dunkin Donuts attendait Manu, fidèle au poste. Une fois la porte de l’aéroport passée, je retrouve cette chaleur si particulière que j’aime tant. Un tout petit peu lourde, mais pas trop, pas étouffante. La chaleur du bon accueil, des vacances qui démarrent. Inspirer le bordel ambiant de l’aéroport et se détendre enfin.
On part louer la voiture. Je m’étonne toujours des frais en sus du prépayé. Pourtant, j’ai épluché les sites de conseils, mais j’ai l’impression qu’on se fait enfler à chaque fois. Bref. Quand la dame du truc de location a demandé s’il y aurait deux chauffeurs, que Manu lui a dit que je n’avais pas le permis, tout le monde a ri. Hin hin.

C’est le moment étrange pour Manu, où il faut se lancer sur les routes américaines, trouver d’autres réflexes, rouler sur du 43 voies pendant que j’ai la tronche dans le GPS. (je vous conseille l’application maps.me, qui fonctionne sans internet. Il suffit de télécharger les cartes souhaitées avant de partir, et ça permet de ne pas dégommer son forfait).

Los Angeles : toutes les routes traversées ont des noms familiers. Melrose, Hollywood, Santa Monica Boulevard, Sunset Boulevard, Mullholland drive. des films et des chansons partout. De loin, les lettres Hollywood, de traviole sur leur montagne me réjouissent complètement. Des restaurants, des magasins, des cabinets de voyance, un marchand ambulant de gombo (plat de la Louisiane, j’ai cru que Manu allait piler pour en acheter).

Il nous faut parcourir 30 km avant de retrouver Natalie qui nous héberge. Cette ville est vraiment gigantesque. Je n’ai pas pu prendre de photo, car je suivais la route sur mon téléphone d’un oeil fébrile. J’ai réussi à nous perdre une seule fois. ÇA VA !

Pour retrouver la maison de Natalie, nous roulons vers une montagne, le quartier est résidentiel, calme et si charmant.

Nous voici enfin arrivés. Voir Natalie, c’est le merveille de fin de journée. Elle fait retomber toutes les tensions du jour d’un hug magique.
Je prends une douche, et elle nous emmène manger des ramens dans un restaurant de ramens (oui oui, je sais), et c’était si délicieux.


L’ivresse de la fatigue, c’est un drôle d’état. La digestion amorcée, nous rentrons, il est 7 heure du matin à Paris, nous sommes partis depuis plus de 24 heures, il est 22h ici.
J’ai commencé d’écrire en me couchant, et j’ai capitulé très très vite. J’ai donc terminé ce matin, il est 5h et quelques brouettes, Manu est parti se balader, chez vous il est 15h.

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