J’avais commencé d’écrire hier soir, ma la fatigue a gagné, c’est donc depuis mon lit de Paris, avec zéro sommeil depuis 24h que je reprends pour conclure.
C’est chouette d’être fatiguée à la fin des vacances, ça veut dire que c’était bien rempli, qu’on a marché tout notre soûl et qu’on l’a parfois un peu été.
Manu a fait un tour le matin, pendant que j’écrivais la veille. J’ai pris du retard, c’est tout décalé.
A son retour, on petit déjeune (des Bagel Balls pour moi) et un Dunkin Donuts pour lui (je vais l’inscrire aux DA – Donoughtholic Anonymes en rentrant).
Départ pour Harlem, aller aux alentours de l’Apollo nous semble émouvant et judicieux, c’est un des rares quartiers où on ne s’est pas baladé. C’est vraiment au nord de Central Park, on prend le métro.
On marche un peu, y’a des tas de magasins de baskets, des stands de rue avec dessus des grandes bouteilles en verre étiquetées avec des noms de parfums célèbres.
On arrive devant l’Apollo, devant il y a un attroupement. J’avoue qu’on a du mal à piger de quoi il s’agit. Sur une chaise haute, un monsieur parle à la foule. Sur sa chaise haute est inscrit « Don’t be quiet please ». L’accent du monsieur qui parle est costaud, et il faut bien avouer que le parlophone n’aide pas. Il y a des gens qui filment, nous sommes très interrogatifs.
->Entre temps, j’ai pu chercher, c’est une initiative de Pharell Williams, en association avec Adidas : « According to Adidas, the purpose of the chairs is to encourage the New York City community to let their voices be heard by delivering their own personal messages of love. »

On poursuit la balade. Sur le trottoir d’en face, deux grands mecs nous invectivent, sans trop savoir pourquoi, mais c’est fréquent, dans les grands villes, les sollicitations diverses. J’entends un « Are you german ? » On sourit et on dit que non, tout en avançant et là « You can shake my hand, you won’t turn black ! What are you doing in Harlem anyway ? »
Je ne pige pas, l’intérêt, le pourquoi. Me faire culpabiliser ? De quoi ? Je sais que je ne suis pas venue me promener ici comme au zoo. Mais je déteste que ça ait pu être envisagé. Ces quelques mots me collent en m’engluent. Tout mon enthousiasme est aspiré. Vraiment, je ne comprends pas.
On reprend le métro, arrivés à Central Park, on descend, l’idée étant de marcher jusqu’au MoMA. On entre pour voir le prix des billets, c’est 25 dollars. Outch. Soyons transparents, c’est la fin des vacances, le budgets activités coûteuses est à zéro. Un peu bredouilles, nous poursuivons notre route au milieu des grands immeubles. Top of the Rocks ! Allons voir la ville vu d’en haut ! Allons bon, c’est 37 dollars. On a toujours pas vu l’Empire State de près, allons-y ! Et si nous montions ? Hihi c’est 34 dollars. Bref, New York dans son ensemble, est une ville assez chère. Un trajet en métro, c’est 2,75 $, c’est très motivant pour marcher. Il est difficile de manger pour moins de 10/15 dollars par personne. Sauf les parts de pizza qui ne sont pas chères, mais c’est un peu gras, et on essaye de faire attention.
Bah quoi ?

On a marché et marché encore, en se tordant le cou pour regarder le haut des immeubles. Une boutique de comics par ci, un souvenir idiot par là. Il faut rentrer faire les valises, car demain nous partons, et c’est le bordel.
On aura mine de rien marché 15 km.

Une fois l’inventaire fait, le tout casé, rangé dans les valoches, on a rendez-vous avec Kurt (yes, of Les Chauds Lapins) à Brooklyn, dans Williamsburg.
On a rendez-vous dans un bar à cocktails très beau, où les cocktails sont très bons. Je prends un gin tonic parce que c’est mon préféré. Il est magnifique de gin et pimpant de tonic. Dans mon verre, je touille les glaçons, qui s’avèrent n’être qu’un ! Oh comme c’est beau, j’ai une poutre de glace dans mon gin tonic. C’est idiot, je n’ai pas fait de photo du verre de Kurt, qui lui, avait un iceberg dans son scotch qui donnait envie de faire flotter un tout petit Titanic dans son verre.

C’est joyeux (j’ai horreur du mot pompette, et faut pas déconner, je ne suis pas dévastée par deux gins tonic) que nous nous dirigeons vers le diner, qui va avoir lieu dans… un diner. HAHA ! On en perd sa prononciation dis donc.
Je prends un hamburger qui est complètement zinzin tellement il est délicieux, et les autres ont commandé des trucs super que j’ai un peu oubliés, à cause de la joie des bières qui m’ont accompagnée.
On a raconté des bêtises, Kurt a dessiné dans le cahier de chanson de Manu, c’était sensass (comme diront les jeunes dans 2/3 ans).


On rentre en métro, c’est authentique. Un monsieur joue du Bob Dylan sur le quai du métro vide. On se couche car c’est fini les vacances, demain, il faut affronter le voyage du retour.

Te souviens-tu quand je disais que les plateaux repas des avions étaient super ? Celui du retour est toujours immangeable, les gens à l’aéroport, odieux, les films, moins bien que dans l’avion de l’aller. La mauvaise humeur gagne, j’ai mal au ventre, je ne dors pas du trajet, Manu par à-coup de trois minutes. Donc pas non plus.
Je vais aller faire la sieste, et compléter tout ça, plus tard peut-être.
Les quelques photos qui restent :














