J : 11 – Last stop but not the least.

Hii, je réalise qu’on est passé à « J – .. » avec deux chiffres, et que ça veut dire qu’on approche de la fin. MAIS N’Y PENSONS PAS.

Après avoir rangé la yourte (si on m’avait un dit que j’écrirai cette phrase), go petit déj go.

La gentille dame du Stow Corner Shop récupère ses draps, je lui dis tout l’amour que j’ai pour elle, qu’elle nous a sauvé la vie et tout et tout.

La page FB : https://www.facebook.com/Stow-Corner-Store-368532188746/

Elle nous raconte le coin, les gens, le fameux Justin qui nous a loué la yourte. Elle a travaillé dans des hôtels, alors, elle nous parle de l’enthousiasme de notre hôte, mais de son manque de présence d’esprit (notons que nous ne l’aurons pas vu une seule seconde lors de notre passage). Elle nous explique qu’il a organisé un festival de musique (ce qui explique la scène dans le champs) et que ça a été un sacré bordel. Elle nous encourage à lui laisser un mot sur Airbnb. J’ai horreur de faire ça, mais je crois qu’il va falloir, le coup des draps, c’est quand même un rien foufou. Petit moment gossip.

Pour le petit déjeuner, nous optons pour le Barn Burrito. Oh bon sang de bois, cette femme sait faire un manger. Dans une tortilla, des œufs, des patates, des poivrons, une tonne de fromage, un genre de saucisse, c’est divin. Mon café est délicieux, des locaux passent, des gens de passage passent, c’est super, ce moment partagé.

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Il faut malgré tout repartir, il n’est de bonne compagnie qui ne se quitte (quelle expression débile).

On fait quelques arrêts avant d’arriver à Conway, MA. Un truc d’indien avec des chapeaux de cowboy, et des bottes Minnetonka hors de prix. Tristesse.
Devant ce magasin, deux types sculptaient des troncs d’arbres avec des tronçonneuses. Ca allait devenir un ours je crois bien. C’est très viril tout ça.

Ensuite, la joie : Target. Oui, c’est un supermarché, mais j’adoooooore. Les étagères sont pleines à craquer de déclinaisons du même produit mais en pas tout à fait pareil. Je prends de quoi faire du biscuits and gravy en rentrant en France, et d’autres idioties du genre. J’erre dans les rayons, émerveillée. Pendant ce temps, Manu a eu le temps d’aller voir deux autres magasins, en plus de celui là. J’aime bien prendre mon temps.

Le paysage et un tout petit moins montagneux, mais toujours aussi vert. Les maisons sont toujours aussi grandioses, même si on croise des villages où tout est très abîmé. Il y a encore quelques lacs. On est souvent pris de court par la beauté des paysages croisés.

De temps en temps on voit des maisons en constructions, ça fait rêver.

Notre prochaine et dernière étape de ce road trip : une ferme. J’ai trouvé cet endroit, à 288 km de New York, qui avait l’air tout à fait formidable.
On traverse un pont de bois très beau, la ferme est là. Jane nous fait coucou, et John son mari, nous montre où nous garer et nous accueille très chaleureusement.
Il nous fait visiter notre appartement. Car ce n’est pas qu’une chambre, on a également une cuisine pour nous, et une DOUCHE, et des TOILETTES. (quand on raconte à John notre aventure de la veille, il rit beaucoup).
Il nous montre le frigo, dedans, des œufs de canard, du bacon et du lait de la ferme pour le petit déjeuner. C’est si gentil. Il nous explique qu’il faut secouer le lait, sinon la crème reste au dessus, mais que c’est délicieux dans le café.

Dans la chambre, il y a une télé, un lecteur DVD et dans un placard, plein de DVD si on veut regarder des films. Oooh c’est bien.
On demande où on peut manger, il nous dit qu’ils s’apprêtent, avec une amie, à aller manger dans le restaurant où travaille une de leur fille, et nous propose de venir avec eux. On n’ose pas trop s’imposer… mais ils insistent, et je pense que l’envie est commune, de passer un moment ensemble.

Le restaurant s’appelle « Lakehouse », car oui, il donne sur un lac. Hiiii ! On s’installe tous les cinq à table, et c’était un épatant diner. On discuté toute la soirée, entre autre, de leur politique, et coup de bol, ils sont profondément anti Trump, ils espèrent qu’ils verront un jour une femme président des Etats Unis. Ils nous racontent la ferme, ils font des oeuds de canard, du lait de vache, de chèvre, mais pas encore parce qu’elles ne donnent rien, il y a des tentatives de fromage, ils font du cheddar, et vendre aussi du lapin. Il y a effectivement des clapiers. J’ai promis de leur envoyer des recettes de pâtés.

Après avoir trop mangé, bien ri, on rentre. John nous rejoint sous le porche, où nous avons encore discuté une heure. On se dit bonne nuit, et il me promet que demain, il m’emmène faire le tour de la ferme. Hihi. Y’a des lapins.

Manu dort, et je vais le copier.

Toutes les photos du jour : 

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