Shame, honte, mais on a mangé des Dunkin Donuts au petit déjeuner.
On rejette des affaires dans nos valises, et en route pour JFK. C’est là qu’on a loué la voiture > c’était bien moins cher que si on l’avait loué en ville.
85 minutes de métro + airtrain plus tard, nous voici dans le machin de location. Ce que nous n’avions pas anticipé, c’est l’attente. On est tout un tas de gens à avoir réservé une voiture. Donc 1h30 plus tard, nous voilà propriétaires momentanés d’une voiture grise avec un H comme logo.
La première mission, sortir de New York, fut un rien fastidieuse. Des embouteillages monstres qui n’en finissent pas. De plus, le paysage est tarte, et en plus, on passe devant un golf Trump.


Nous avons tout de même traversé un pont où l’on voyait tout Manhattan, c’était très beau. 16 ans plus tard, j’ai toujours la sensation que le landscape a été estropié, mais c’était très beau.
Sur la route, on croise très peu de motards, ça ne doit pas être le coin. Les seuls aperçus avaient des t-shirts orange « Safety first » et roulaient sans casque. Go figure, comme on dit.
On s’est arrêté dans un diner, à prononcer « dailleneur » où ils avaient le bon goût de servir des plats de petits déjeuner à l’heure du déjeuner. Et là, joie, enthousiasme fou à m’en faire décrocher les babines : DU BISCUITS AND GRAVY (pour mesurer l’enthousiasme, se référer au voyage de 2015). Alors non, ce n’était pas du vrai southern biscuits and gravy, c’était différent, c’était bon, mais différent. Disons que ce n’était pas à la hauteur de la joie, mais c’était bien, y’avait de l’idée. Il faut que je vois comment faire pour quitter mon travail, gagner l’argent quand même, et partir au travers de tous les USA pour écrire le guide ultime des « Best Biscuits and Gravy Places ». Il faudrait peut-être que je le fasse en vélo, pour équilibrer.


Un autre stop : on s’arrête chez Dick’s. Non, ce n’est pas un magasin pour pénis, c’est un magasin pour sportifs. OH WAIT !
Non mais en vrai, Manu veut regarder les trucs de frisbee et on découvre des jeux d’extérieurs assez rigolos (dont un, où il faut dégommer des bouteilles posées sur une plateforme avec un frisbee), c’est comme un beer pong, finalement, mais avec plus gâchis, je ne sais pas… il faut qu’on étudie le truc en rentrant.
Dans ce magasin de sport, on trouve aussi du matériel de chasse, et des tas de carabines et des tas de boites de balles. Haha hihi. Zinzins.



La route se déroule et le paysage change. Petit à petit, les maisons deviennent un peu chics, en bois, avec des planches à l’horizontal, des granges à l’ancienne, des petits ponts de bois couverts comme dans Beetlejuice. On croise aussi pas mal de cimetières, les morts, ça doit être comme les vaches qui aiment regarder les trains, ça doit les occuper d’être en bord de route.
Ah oui, parce que dès qu’on a pu, on a quitté l’autoroute pour des routes parallèles, moins chargées de voitures, et avec plus de petits villages à traverser. On a diablement gagné au change. D’ailleurs on a croisé une petite ville appelée Mystic. Et oui, il y a bien une rivière : Mystic River. (Dennis Lehanne étant un de mes auteurs préférés, je suis bien contente), en plus on se fait la réflexion que tout fonctionne pour les intitulés de magasins : « Mystic perfumes », « Mystic groceries », « Mystic wines », « Mystic pet salon ». Tout.



Un peu plus loin, l’apothéose de cette portion de route, la joie ultime, c’est quand nous sommes passés devant la « Prout School », une école catholique. Oui madame, oui monsieur. J’ai dit à Manu qu’on pouvait rentrer à Paris, y’aurait rien de mieux. Je pense y inscrire Philonille, elle rirait tant. J’espère qu’il existe des t-shirts. « Prout School 2017 ». La méga classe.

En moins fun, on passe aussi le long de grande maison où des drapeaux américains sont fièrement affichés avec la mention « Trump » peinte en lettre d’amour. C’est affreusement déprimant. Parfois même est ajouté un mot désagréable sur Hilary Clinton, pour vraiment sublimer le monsieur orange à la bouche molle.
Drôle de région quand même.
Dans le programme de route du jour (on dirait un truc sur le menu : ROUTE DU JOUR POUR TOUT LE MONDE), nous devions nous arrêter à Newport pour nous balader le long de la mer. Il s’est avéré que c’est une ville très très chic, avec des marinas partout, des yachts, des boutiques chics, et un parking à 20 dollars pour faire une balade le long de l’océan. Nous nous sommes donc arrêtés dans une station essence, où j’ai pu faire pipi. (en fermant les yeux, ça peut presque faire le bruit de la mer).

Le temps perdu du matin nous a un peu faussé le planning. Là où parfois nous aurions voulu nous arrêter, on a préféré avancer pour arriver à notre Airbnb pas trop trop tard. Nous avions 400 km à faire, avec les détours, on a peut-être rajouté 50 bornes, nous voici donc ce soir à Marshfield vers 19h45.
Grande surprise, nos hôtes ne sont pas là, nous ont laissé la porte ouverte, avec petit message via l’appli Airbnb, nous disant qu’on peut s’installer, ils sont à un concert, et le chien et le chat sont gentils.
On rentre donc, et effectivement, le chien et le chat nous font la fête, surtout le chien d’ailleurs (normal). Je tente un « SIT ! » et cette admirable bestiole s’assoit avec enthousiasme. Je suis super autoritaire en fait. (Bon, Manu ricane parce que je n’arrête pas de dire « coucou le petit chien ! » avec une voix débile. D’ailleurs, raconter ce soir, c’est un peu plus difficile que les autres soirs, parce que Bjorn (le chien) ne cesse de poser sa tête sur mon clavier en me regardant avec des yeux mignons.

On est quand même allé manger. Dans un endroit qu’il s’appelle Pizzings. Oui, car on y mange de la pizza et/ou des wings. Pizzings donc. La bière était super. Hum.
Et on a un peu regardé un match de football de preseason.

En plus du chien très sympa, il y a un aquarium d’eau de mer, ça fait des bulles et les poissons nageouillent, c’est très reposant. Le canapé est mou et je rùomldjkfmlkjpppccchhhhhhhhhhhhzzzzzzzzzz.
Toutes les photos :

































