Pour walker, on a walké.
Si je vérifie mon téléphone, 19,8km.
On a mis un peu de temps à se mettre en route, j’ai mangé des cheerios en grande quantité, Manu est allé s’acheter un cookie chez Rocco, c’était gros, décevant et sec. Il faut bien, parfois, se tromper. Le prénom ne fait pas le cookie.
On a répété un peu nos quelques morceaux, on a mis des habits, alors que pourtant il fait vraiment très chaud aujourd’hui.
On marche d’abord vers une station de métro, en faisant quelques détours, en achetant de l’advil en route (3 jours de mal de tronche, c’est trop). Manu s’arrête dans des boutiques de casquettes, je patiente poliment en essayant de trouver ça fascinant. Il n’en a trouvé aucune qui lui plaisait, mais ça viendra, j’en suis sûre.
On fait notre première virée en subway. J’en profite pour dire que les claquettes chaussettes, ça existe aux Etats Unis, et c’est très triste.
On a un changement, on se repère, on est dans le deuxième métro. On commence à trouver que c’est longuet sans arrêt. Et bien effectivement, on a un peu raté notre truc, on est monté dans un express, qui nous a amené bien, bien trop trop haut. Demi tour, nouveau métro, le bon cette fois : Central Park, coucou c’est nous.
Juste devant l’entrée du parc, il y a le Time Warner Building, un grand centre commercial qui a le mérite d’avoir au sous-sol un super truc pour manger. Des stands de partout, des piles de bouffe, des salades bars classieux à souhait, des rôtisseries, des sushis, des soupes, tout. C’est super difficile de choisir. J’opte finalement pour une boite à remplir de ce qu’on veut qui vient des charriot à salades/trucs chauds/cuisine du monde. Manu prend un sandwich chaud zarbi, type panini. On ressort de cette enfer magique pour aller pique niquer à Central Park. le cliché me réjouit complètement.
On regarde les gens courir, faire du vélo, balader leurs bestioles, leurs mamies, leurs calèches. On mange tranquillou sur un banc, c’est pas mal un peu de légèreté. On croise un terrain de baseball, on regarde un match. Enfin, des copains qui jouent en rigolant. L’équipe est mixte, et générationnellement très disparate. Devant nous sur les bancs de la minuscule tribune, quatre mini mômes de 4 à 6 ans grand max s’expliquent les règles, on sourit crétinement.
Un peu plus loin, on va vers la dalle en mosaïque, hommage à John Lennon. Dans le fond, un monsieur jour des chansons des Beatles à la guitare. C’est pas con.
C’est une drôle de bulle hors du temps Central Park. Certes, on peut identifier ceux qui sont en pause déjeuner, mais tous les autres ? Qui sont-ils ? Que font-ils ? Quels sont leurs réseaux ? Ça donne l’impression que tous les gens de la Terre qui ont gagné au loto sont là, en slip ou à roulettes.
La pause déj est terminée, nous aussi faut qu’on reprenne du service. Direction le Amercan Museum of Natural History Amercan Museum of Natural History
Mais avant, car c’était conseillé dans le guide, par Jojo, par Olivier, par tous les gens qui sont allés à New York ; un stop à la Levain Bakery. Alors, je disais « Leuveigne », sans piger trop pourquoi ça s’appelait comme ça. Bon finalement, si on se cantonne au french accent : Levain, c’est pas déconnant, pour une bakery.
C’est moins à côté que ce qu’on croyait, mais on finit par y arriver. On en commande un chacun. On sort, je mords. Et là, j’ai envie d’arrêter les gens dans la rue pour leur dire qu’il faut qu’ils s’arrêtent aussi, qu’ils achètent le même. C’est bon, c’est cuit, mais à peine, y’a du chocolat dans le chocolat, ça fond mais ça croustille. Un franche réussite. Bravo Leuveigne !
Ensuite, le museum.
On arrive devant, un peu mitigés. Y’a Teddy Roosevelt qui pavane sur son chwal, d’un côté un indien, et de l’autre, un esclave noir. C’est un message un peu super pourri en arrivant.
Il faudrait plusieurs jours pour en faire la tour, du museum.
On fait un brève passage dans les mammifères, mais après une évaluation de l’état de nos membres mous, et de l’entendu potentielle de la visite, on se décide à concentrer notre énergie sur l’essentiel : les dinosaures. Hop au quatrième étage, et on se balade dans ce cimetière des temps passés.
On apprends des tas de trucs, sur les molaires, sur les oreilles, sur l’évolution, sur les erreurs faites, sur les chasseurs de dinosaures célèbres. C’est beau, et en plus je trouve les museums d’histoire naturelle toujours très photogéniques.
En sortant, on s’arrête dans deli (une épicerie), et je prends une boisson avec la mention « electrolytes ». J’ai entendu ça dans les séries mille fois. Ca a l’air d’être la potion magique anti gueule bois, le coup de pouce qui te répare tout. Alors déjà, au gout, c’est aussi bon qu’un redbull touillé, et à 00H05, j’attends encore que ça fasse effet. Ou alors, peut-être n’aurais-je pas survécu aux kms parcourus si je n’en avais pas bu ? Nous ne le saurons jamais.
Un petit tour de métro sans erreur, et on se dirige vers le quartier de la Highline, car c’est là que se trouve le McKittrick Hotel, là où se joue, Sleep no more.
Avec beaucoup de difficulté, et les jambes ankylosées, on trouve une brewerie pour boire une bière. J’ai tellement mal partout que fuck oui, 9 dollars le demi, tant pis, go, sers-nous donc jeune homme.
Et ensuite, c’est l’heure de Sleep no more.
Mais je raconterai demain, parce que je clignote, je fais douze fautes par lettres.






























































New York c’est toujours l’aventure ! Un style de voyage bien différent du nôtre 😉 Si le coeur vous en dit on a aussi des articles sur Nyc. Bon séjour !
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