J : 2 – What a glorious feeling, I’m happy again !

Ce matin fut un peu difficile.
On oublie souvent que les bières, ça fait un peu tord boyaux. Enfin, moi, souvent j’oublie, et ce matin, je m’en suis souvenue. Mal partout, de la fatigue en pagaille, et réveillée bien trop tôt (vers 6h). En temps normal, c’est toujours Manu qui se réveille en premier à cause du décalage horaire, il n’a finalement pas si mal dormi.
Étape cruciale : le petit déjeuner. Et près de chez nous, il y a… LE DOUGHNUT PROJECT. Moi, perso, j’adore les projets.
http://www.thedoughnutproject.com/
Manu s’est dévoué pour aller les chercher, parce que j’avais la flemme et qu’il est mignon.
Le voilà revenu. J’avais un peu regardé le site internet et fait un choix. ET QUEL CHOIX ! On patauge en plein projet, je sens que le projet va nous coller au corps et au cul. Mais quelle grandiose idée que ce doughnut au sirop d’érable et au bacon. What’s not to love, hu ? J’ai goûté un de ceux de Manu qui avait du piment dessus, c’était super aussi.

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Pendant que je geins un peu en boule sur le lit, Manu parcours le cartoville et nous trouve un itinéraire du matin.
Direction, la Highline, en passant par où nos pieds nous portent. On fait quelques arrêts sympas, un liquor store où Manu a rêvassé devant les tequilas 100% agave, et moi devant les gins, 100% gin. Un stop à la librairie de comics et goodies Forbidden Planet où l’on trouve tout ce qui peut se faire en produits dérivés. On a beaucoup fait « Rhololo » et dit « Oh ça, ça serait pour machin ! Et ça pour bidule ! » et on a rien acheté. On est bien sage.

On arrive au Flatiron Building. Peter Parker n’est pas au rendez-vous, mais on se tord le cou pour mesurer toute l’incongruité de cet immeuble. Il doit être fou à dessiner. On tourne autour, on fait des photos. Impossible de voir l’intérieur, mais tout de même, ça doit être étonnant d’avoir son bureau à la toute pointe. Sensation cagibi, ou roi du monde ?
Juste en face, il y a le Lego Store. On y fait un saut. En plus des boites toutes prêtes, il y a des « créations maison ». On jalouse un peu les vendeurs qui ont un chouette métier, pour finalement constater qu’il y a des enfants partout, et qu’une dame vient de faire tomber une boite remplie de petites pièces qui roulent partout sur le carrelage.

 

On continue de marcher, c’est facile, c’est toujours tout droit, sauf de temps en temps, il y a un angle droit. Manu trouve que c’est pas super pratique les noms des rues en chiffres. Que ça doit être facile de confondre quand on va quelque part « C’était bien 4rth sur West 32 ? Ou 12 East sur 14 16 AHHHHHHH ». On convient qu’une rue Louis CK, ça serait cool.

On arrive en bas de l’escalier de la Highline. C’est un peu comme la petite ceinture, en hauteur, et super bien entretenue, avec des mecs qui ont des t shirts « Friend of the Highline » qui vérifient que les gens sont bien sages. C’est donc une ancienne voix ferrée, réhabilitée en promenade plantée.
Depuis quelques mètres, il pleut, alors on se balade au dessus de la ville, tout brumisés, pas tout à fait trempés.

Nous avons ensuite fait confiance au Cartoville qui nous a emmené manger un burger, au burger corner. C’est à un coin de rue, beaucoup de gens parlent français dedans. Il doit être dans plusieurs guides. Mais, effectivement, les burger sont délicieux, les frites croustillent comme jamais, et en fin de repas, la culpabilité du gras est là. C’était très bon. En sortant, la pluie a changé d’aspect, les gouttes ont pris de l’ampleur, il fait fraichou.

On fait un stop dans un supermarché pour faire quelques courses et des économies. Pour les courses, c’est ok, pour les économies, moins, tout est diablement cher. Ma joie ultime d’errance dans les rayons est un peu ternie par les tarifs. Une boite de tranches de jambon ? 8 dollars. 500 gr de raisin ? 8 dollars. Du fromage carré pour sandwich ? 7,50.

On rentre à la maison ranger notre gallon de jus d’orange, et mes cheerios, et on se repose les pattes arrière.

 

Re départ, en vadrouille. Direction Soho, Chinatown et le East side.
On marche un moment (spoiler alert, 16,5 km pendant la journée).
On passe dans little Italy, c’est très touristique, on croise nos premiers magasins I love New York. On passe dans un petit bout de Chinatown, sans trop explorer. Comme dans tous les Chinatown du monde, les odeurs se mélange, c’est une entrée brutale et fascinante dans un autre monde de calamars séchés et de légumes incompréhensibles. J’aimerai bien revenir y manger.
Manu a une mission, et pour nous y rendre, on marche dans une grande avenue (c’est tout droit), et les magasins à thème se succèdent. D’abord, les magasins de lustres et d’ampoules. Ensuite, les magasins de grosses fournitures de cuisine pour restaurant (des pétrins gigantesques, des pianos de cuisine fous), puis des magasins de chaises, puis des magasins de tables. On arrive au 315 Bowery, New York. Le CBGB était, de 1973 à 2006, une salle de concert mythique, qui a accueilli la scène punk, rock. C’est aujourd’hui, un magasin de fringues chères, soit disant rock n’ roll. Ils vendent également des platines vinyles à 4 500 dollars. On est rentré. Ils ont mis certains murs sous verre, pour conserver les vieux flyers collés à la sueur et à la bière.) Et bien, on est ressorti de là un peu triste, en essayant d’imaginer à quoi ça pouvait ressembler en vrai, il n’y a pas si longtemps.

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CBGB bowery OMFUG rock punk

On a ensuite traversé Soho. Boutiques chères, c’était un peu tarte finalement. On se dirige vers le Lower East, on a rencard à 18h.
On passe quand même devant quelques boutiques qui nous bien rigoler, et qui permettrait de s’habiller EXACTEMENT comme dans les Soprano.

On retrouve Cécilia, une copine d’école de y’a super longtemps (on était en 5ème la dernière fois qu’on a été à l’école ensemble, mais on s’est revu en septembre à Paris).
Elle nous a donné rendez-vous à KATZ’S DELICATESSEN ! En l’attendant, je lis le résumé historique de l’endroit. Je découvre, ivre de bonheur que c’est là qu’a été tourné la scène mythique du fake orgasm de « When Harry met Sally ». J’ai tellement aimé ce film, je l’ai vu tant de fois. C’est génial. Au delà de la ref cinématographique, ils sont bien avant devenu célèbre grâce à leur slogan qui a fait fureur pendant la guerre : « Send a salami to your boy in the army ». La famille pouvait donc envoyer à manger aux soldats au front. C’est chouette, parce qu’ils sont bien cool, leur salami.
On retrouve Cécilia, on va voir des margaritas, elle 1, moi 2, Manu 3. On est un peu comme les trois ours. C’est cool.

On file ensuite chez Katz.
Aaaah, la démesure américaine. Tout est bien organisé. Par terre, il y a de la sciure, comme dans une boucherie ancienne. Cash Only, il faut se rendre devant un cutter, qui va nous cutter la viande qui ira dans le sandwich. Quand je vois la taille des machins, je décide (c’est proposé sur le menu) de n’en prendre qu’un demi et une soupe de poix cassés. Entre deux mini tranche de pain, qui ne tiennent même pas tout en place, une pile de tranche de pastrami, ou de corned beef, ou de brisket. Une assiette de cornichons à part, et on peut manger. Enfin… manger. Se tasser la bidoche comme on peut au fond du gosier. C’est bon, mais modérément élégant, et un peu gras. Sur les murs, des tas de photos de célébrités qui sont un jour venues manger salement. De loin, je vois une dame rousse « Oh ben ça, Yvette Horner ! ». C’était finalement Liza Minnelli rousse. Je ne suis décidément pas très bonne en name dropping.
On a joué un moment à voir des sosies, on a fait un bisou à Cécilia, et à pieds nous sommes repartis.

Un peu rincée, j’ai commencé à raconter cette journée, et puis je me suis endormie sur mon clavier.

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Un monsieur qui projette un gentil message à Trump sur un mur.

Le trajet du jour :

 

Toutes les photos du jour :

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