J 7 – Playa Larga -> Trinidad

 

Debout là dedans, faut ranger, payer ce qu’on doit à la casa, et retrouver nos camarades de micro road trip. (Environ 200 bornes pour rejoindre Trinidad).

On règle Alex pour le diner, les petits déjeuners et la lessive, et nous faisons le ramassage del camarados au Centro Commercial. (constatons ensemble mon absence de progrès en espagnol.)

 

Trinidad n’étant pas si loin, et histoire de profiter un peu du coin, on décide d’aller faire un tour dans un endroit appelé « Calieta Buena » (la bonne crique). L’entrée est payante, c’est précisé dans le guide, et all inclusive. Thomas et Wally sont partants, c’est parti.

C’est à une trentaine de km de Playa Larga, après Playa Giron. Sur la route, nous écrasons un nombre incroyable de petits crabes, c’est un peu triste, mais ils sont un peu cons. L’océan est sur la droite, quel drôle d’idée d’aller marcher de traviole sur le bitume troué, surtout par cette température. Il est 10h du matin, je pense qu’il fait au moins 76°.

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Un grand panneau affriolant nous accueille, posage de voiture, et nous payons l’entrée. C’est 15 CUC, boissons, bouffe à volonté, transat à dispo, mais surtout : le lieu. C’est magnifique, plusieurs criques où l’océan s’engouffre en faisant pfrrchrou pffrchou (je fais mieux l’océan que je ne parle espagnol, t’as vu ?).

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En plus, il y a une sorte de piscine naturelle, où l’océan rentre par un mini tunnel sous marin, qui est rempli de poissons de tailles tout à fait honnête. (pas des guppys, plutôt des beaux gros jambons.). L’eau y est plus fraiche, c’est excessivement agréable. Nous sommes loin de poubelle-plage. Ca peut paraître snob, j’en sais trop rien, mais de fait, c’est très apaisant d’être ici, près de l’eau bleue parfaite.

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Calieta

 

On va prendre un sandwich et des chips, je discute avec Thomas et on découvre qu’on a un copain en commun ! Renaud, qui a travaillé chez Delcourt pendant un peu plus d’un an. Il était mon voisin de bureau, et il est parti depuis quelques mois vivre au Panama. Le monde n’est pas si grand. (D’ailleurs, au cours de nos changements de ville nous recroisons sans cesse des touristes vu ici et là).

On se baigne avec nos masques et tubas, je nage au dessus d’un gigantesque ban de poissons argentés, et paf d’un coup au milieu, un gros machin pas commode, je vais dire barracuda pour faire genre j’ai reconnu et que je suis fan de Claude François ,mais j’en sais trop rien. Belle bête en tout cas. Là aussi, le fond est beau, du sable à certains endroits, des coraux, des tout petits oursins, et une foultitude de poissons très différents.

On a trainé là jusqu’en début d’aprèm, en buvant des cocktails et de la bière.
newfriends

Nous nous remettons en route, on écoute de la musique, là encore, les routes sont pleines de surprises. Des vaches qui traversent super n’importe comment, des charriots tirés pas des bœufs ou des chevaux, des vautours, des gens à vélo, à pieds, au bord de la route, qui vendent de l’ail, qui vendent des tas de trucs. Et encore et toujours, des trous.

Ce qui devait arriver arriva. Enfin non, ça n’aurait pas dû, mais hé. Sur la to do list : crève un pneu à Cuba : c’est bon, c’est fait. En entrant dans Cienfuegos, un type en bagnole nous fait signe, force est de constater que le pneu avant droit est à plat. Arrête au bord de la route comme on peut. Il y a bien un pneu neuf dans le coffre. A trois, ils ont sué sang et eau pour faire monter notre voiture chinoise sur le cric chinois. La barre se tord, tout est retors. 20 minutes plus tard, le pneu est changé, tout le monde est un peu fier (moi moins, je me suis contenté de lire le contrat pour voir ce que ça allait nous coûter, je n’ai pas trouvé), et tout monde sent un peu mauvais. ❤ Hihi. On reprend la route, en écoutant chaque grincement de la voiture. Je pense que silencieusement, on se dit tous que la voiture en plastique appelée Geely va tomber en morceau au prochain carrefour. On met de la musique pour couvrir les bruits louches.

Une pause bière, puis quelques km plus loin, une pause station service. Les garagistes regardent notre nouveau pneu en rigolant et disent « mierda », je fais mieux l’océan que je ne parle espagnol mais je pense que notre pneu de rechange est un peu pourri.

Ils nous regonflent tout ça à niveau et vamos à Trinidad.
On croise des ponts au dessus de la mer, un peu avant d’arriver. Je trouve l’adresse de notre casa, nos camarades sont logés à 483 m de chez nous. On se promet un rendez-vous le soir sur la Plaza Mayor, là où c’est la fête.

 

Aliuska nous attend sur le pas de la porte. Sa maison est une vieille maison coloniale magnifique. Elle a un an de moins que moi (elle me l’a dit en regardant la date de mon passeport). J’avais précisé que nous étions en lune de miel dans mes mails. Dans la chambre nous attendent des pétales de rose disposés en forme de cœur sur le lit, et les cygnes en serviettes de bain tiennent une rose entre leurs becs. C’est ultra mignon. Notre hôtesse sort une bouteille de cidre, et est remplit d’enthousiasme, c’est formidable. Elle se marie en décembre, je comprends mieux J

On parle mariage, elle a dû nous dire 12 fois à quel point elle était contente qu’on soit là. Nous aussi. On va boire la bouteille de cidre tous les trois sur le toit de la maison. Alisuka parle très bien anglais, c’est forcément plus facile.

Comme elle ne savait pas quand on arrivait (et il est déjà 19h45) elle ne nous a pas prévu à manger, mais nous propose de nous accompagner jusqu’à un restau sympa.

Le restau est effectivement très sympa, je prends le cocktail canchachara (normalement servi dans un petit verre en terre cuite, mais pas là), Manu une margarita. Le restau, c’est également une vieille maison coloniale, chaque objet raconte une histoire, c’est très haut de plafond, il y a même un piano. On mange des crevettes délicieuses, je prends même un dessert (du flan en caramel, avec de la glace). Ce qui certainement fut une erreur, car j’ai l’impression d’avoir avalé seize baleines.

Nous retrouvons nos compagnons de route sur la place, on va boire un verre dans un bar (La Canchachara), puis un autre sur la place principale, près de la Casa de la Musica. Il y a des rabatteurs à mojitos un peu partout, qui viennent alpaguer la foule pour leur faire boire des cocktails à 3 CUC. On cause encore un peu, on s’échange nos FB pour garder contact, car il faut bien l’admettre, on est bien crevo de cette longo journo.

Douche et clim. Manu ne va pas super, il s’endort très vite, fiévreux, rouge écarlate de sln coup de soleil dorsal. Il transpire en gémissant. Je traine un peu, je regarde quelques épisodes de série, et mon coup de soleil à moi et moi, on s’endort aussi.

Cancha

 

 

Toutes les photos :

 

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