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Shopping and happyjoying.

La nuit dernière fut étrange.

Manu est nul en décalage horaire. Il s’est réveillé un peu soulagé à 7h00 du matin, en réalisant une minute après qu’il était bien 7h00, en France. Et qu’en fait, il était plutôt 1h du matin ici.

On a haché la nuit, un peu chacun notre tour, je me suis endormie plus tard, mais j’ai dormi un peu plus tard aussi. Mais à 5h30, nous étions debout, joyeux mais modérément frais.

On a petit déjeuné des bagels, j’ai bu du café plein d’eau comme j’aime. Comme c’est bien les Etats Unis.

On ne se laisse pas aller, un plouf dans la piscine, en regardant les écureuils passer.

Je fais beaucoup « HIIIIIII » ici. Y’a des bruits de grenouilles, des écureuils partout, des pitits lézards ultra mignons, et ultra rapides (non, je n’arrive pas à les prendre en photo, et ça m’agace à fond les ballons).

J’ai ensuite un peu travaillé, avec le chat Ringo qui s’assoit partout sur mes feuilles et mes bras et mon clavier. Il est bien mignon cet animal.

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Ensuite, Tartine (oui, c’est ma tante, parce qu’elle s’appelle Catherine, et quand j’étais petite, c’était trop compliqué à dire, alors je l’appelais Tartine/fin de la parenthèse familiale) nous a emmené au mall. Un centre commercial, donc.

Avant, on a fait un tour dans un magasin d’électronique. J’y ai trouvé les petits objectifs clipables pour iPhone que je voulais. (c’est super).

Un grand angle2015-08-17 14.00.52

Tentative d’yeux de chats qui bougent. Les chats, pas les yeux.

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Depuis notre arrivée, la démesure de ce pays m’émerveille toujours autant qu’il y a 20 ans. En Floride, assez particulièrement, car la végétation s’assortit au reste. C’est luxuriant. Les palmiers sont gigantesques, les maisons, les voitures, les remorques des voitures, les places de parking, dans le ciel, il n’y a pas des pigeons, il y a des aigles.

Et dans les magasins, c’est pareil, des paquets de 48 piles AA, des galons de lait, des rayons de tout dans des quantités extravagantes. C’est très, très rigolo.
On a mangé de la pizza, j’ai bu un Mountain Dew.

Quelques piles.

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J’aime bien le mot : collapsible.
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Des petites glacières pour mettre un mouton entier par exemple.
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Une astucieuse découpe de chaise au centre commercial.2015-08-17 13.38.32

Un ours électrique (de dos) pour transporter les gens qui font leurs courses.2015-08-17 13.53.55
Le Mountain Dew, c’est merveilleux, c’est un genre de limonade sprite, mais en délicieux. J’en buvais quand j’étais à l’école en Floride, c’est une autre madeleine de Proust, un peu idiote, et surtout pleine de sucre.

Direction Target. Un magasin gigantesque, avec à peu près tout, en version tarif sympa.

Fringue, bouffe, truc de maison, truc de bbq, de cheveux, de cuisine. C’était épatant. J’ai erré, en piochant déci-delà en faisant des oh et des ah.

J’ai retrouvé des tas de trucs idiots que je mangeais avant. Je suis restée pantelante, encore, devant la taille des emballages. (oui, j’ai fait des photos !)

Quelques menthes ?2015-08-17 14.52.53

La boisson préférée d’Althéa en quantité.2015-08-17 14.56.12
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Un arrêt cardiaque assuré.2015-08-17 15.00.50

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De bien jolis rayons et de quoi faire d’épatants gâteaux.

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Du Crush (spéciale dédicace à Guy)2015-08-17 14.59.29

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On est rentré, les bras chargés de trouvailles, je pense qu’il va falloir acheter une plus grande valise pour tout ramener. Hihi, youpi.

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Une petite pause, Uncle Jack rentre du travail, et on se décide pour aller manger cubain. En voiture Simone, en route pour La Teresita.

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C’est une petite cantine. Il y a une table, et un grand comptoir qui zigzague où on peut s’asseoir. On y trouve deux/trois spécialités par jour, plus des trucs à la carte. J’opte pour (j’ai oublié le nom en espagnol) un genre de pulled pork, avec des red beans, et du riz jaune. Avec, on a rajouté des galettes de banane plantains à partager, qui sont d’ailleurs servies avec un bol de beurre fondu très aillé., et préalablement frite. C’était dé-li-cieux. Bien entendu, le tout servi en quantité excessive, on a donc pu repartir avec un doggy bag.

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Je n’ai certes, plus faim pour au moins 6 jours, mais, tout de même, c’est un bien joyeux système, le doggy bag.

Ensuite, histoire que Manu puisse acheter des clopes moins chères, on va au Casino.

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Alors si j’ai bien tout compris, il y a comme un micro climat fiscal dans les casinos, cela appartient aux indiens, et du coup, les clopes sont bien moins chères. Foufou.

On décide d’aller faire un tour au pays des machines à sous, pas pour jouer, pour compter les gens qui sourient.

Cet endroit est gigantesque (oui, c’est mon nouveau tic de langage, je pense, pour les prochains jours : gigantesque).
Il y a des machines à sous à perte de vue. Le son est fou. Pas de bruit d’argent, des petites musiques électroniques joyeuses, pas tant de blabla, des tas de fausses voix, et ça clignote de partout. Le casino est couplé avec le Hard Rock Café. Malgré le côté un peu plastique lasvegassien du fourbi, croiser un costume d’Elvis, ou les bottes de Hendrix, ça me réjouit.

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On a regardé un monsieur perdre 200 dollars en 4mn. Il y a des machines à sous Britney Spears, Mad men, Donjons et Dragons, LICORNE, tout pour être heureux. Alors je ne sais pas si c’est parce que c’est lundi soir, mais en fait, les visages sont moroses.

Zéro fun, finalement.

Les gens regardent les petites roues tourner, et rappuient sur des boutons avec beaucoup d’intensité.
Les tables de poker sont plus animées. Un peu plus flippantes aussi. Je vois la mafia partout, je trouve que ça sent le truand. C’est un climat d’argent. Autant d’espoir de gagner qu’il y a de petites ampoules chatoyantes. Les jackpots augmentent au fur et à mesure que les gens appuient. En plus, ils ne jouent pas des vrais sous. C’est une carte, qui renferme un crédit éphémère qui permet de jouer.
Quand ma grand-mère m’emmenait au Casino de Roscoff (oui, en Bretagne), on avait des pots remplis de pièces, de vraies pièces. Au moins là, l’argent n’était pas désincarné. C’est plus difficile de voir un seau en plastique se vider de pièces que de regarder des crédits sur une carte se faire débiter.

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Je suis tout de même un peu subjuguée. Ca pourrait être mon piège, je crois que j’aimerai ça. Ce qui pourrait me sauver, c’est qu’il y a trop de machines, je ne saurai pas quoi choisir. Un peu comme quand on cherche un restaurant avec Manu. On passe devant 20 trucs, on hésite, peu confiants, et finalement, on a marché si longtemps qu’il faut se rabattre sur le dernier truc ouvert parce que c’est trop tard, et que les 19 autres endroits sont fermés.

Retour à la maison, il est presque minuit, presque 6h à Paris. Je suis repue et réjouie, on part demain pour une autre aventure.

Bonjour/Bonne nuit.

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