JZéro
En route mauvaise troupe.
C’est le départ. Debout 6h, histoire de vérifier le rien oublier, de gérer mon épatant stress pré voyage, de réveiller l’amoureux, et de se jeter dans le RER bien à l’heure.
Viva RoissVegas !
On a eu un petit aléa de boarding pass. Résolu, mais qui nous a finalement fait courir jusqu’à notre porte. C’est suants et haletants que nous sommes montés dans le boingboing A 330.

Je vais vous épargner le plateau repas arrière goût plastique trop cuit, les sièges qui grincent, mes voisins qui parlent trop fort, Manu qui ronflotte un peu, la clim trop froide, le chauffage trop chaud.
Je résume par un simple : j’adore prendre l’avion, mais je n’ai pas vraiment bien dormi du tout. Enfin si, j’ai dormi 28 minutes.

Nous étions dans l’allée centrale, Manu côté couloir, moi côté milieu, où on ne peut pas rêvasser en regardant dehors. J’ai plutôt tortillé en regardant Gotham.
(Parenthèse film : Pendant ce vol, j’ai aussi vu Harvey Milk. C’était beau et bien. Et tragique. Nos enjeux ressemblent à ceux de l’époque. C’est désolant de voir que les cons d’hier continuent de faire vivre leur parole dégueulasse. Mais c’est rassurant de voir que ceux qui luttent, ont une voix qui dure, et qui gagne, petit à petit. (j’y crois, j’y crois).
Je suis plutôt con public, je connais mal le cinéma, je ne sais pas pousser l’analyse. J’ai tout de même pas mal pleuré, heureusement qu’on a eu des serviettes en papier.)
Nous devions partir et arriver en retard de Paris. On a spéculé sur les dédommagements possibles si on ratait notre correspondance à Charlotte, mais finalement, on est parti presque à l’heure, et arrivé right on time. C’est très bien aussi.
L’avion pour Tampa durait un peu moins de 2h. C’est moins fastidieux que les 9 premières, mais pourtant, l’impatience s’installe.
Le vol a d’ailleurs commencé par un jeune garçon qui mâchait ultra fort depuis l’autre côté du couloir. Je n’avais rien entendu, jusqu’à ce que Manu manifeste son envie d’assassiner le nain bruyant.
Effectivement, il mâche fort, et sale.
Ca m’a fait penser à cet épisode de HIMYM : https://en.wikipedia.org/wiki/Spoiler_Alert_(How_I_Met_Your_Mother)
Une fois le bruit identifié, il devient obsédant. J’ai encouragé Manu à écouter de la musique. Sauf que moi, j’ai cassé mon casque dans le vol d’avant, du coup, je profite du « mâchmâch » encore un moment.
En revanche, l’arrivée est sublime. L’air était très « bumpy », comme a dit le capitaine. Mais les nuages…. LES NUAGES !!! Une volupté magique, des îles flottantes qui volent. Les traverser, c’était comme de découvrir des cachettes inexplorées. J’ai vu des formes incroyables : des visages, des dauphins, et même une sirène. C’est juré, craché.
Du coup, rien à secouer de l’avion qui tremblotte.
Au dessus de Tampa Bay, on vole encore un peu. Il y a des quartiers ultra mignons vus du dessus, qui sont posés sur la mer. Chacun son quai. On se croirait un peu dans Dexter.
On arrive enfin, retrouvailles épatantes, avec tante Tartine et Uncle Jack ❤
Un tour de neighboorhood, et un diner d’accueil absolument parfait, avec des burgers maison, des sweet potatoe fries, du maïs en épi cuit au bbq (conseil du chef : il faut garder les feuilles autour, tremper l’ensemble dans plein d’eau, et ensuite, 45 mn au BBQ, c’est d’enfer.)
En dessert, on a mangé de la pastèque, du coup ça va. 
Je vais me coucher, il est 22h ici, 4h du matin en France, je suis debout depuis 22 heures, du coup, ça va aussi.
