Les nuits sont fraîches dans le Sky hôtel à la clim surpuissante. On se réveille tranquillement. Un bain/douche (je pense au voyage qui va m’en priver pendant presque 20 heures) on trie les bagages du mieux qu’on peut. On dépose le tout au concierge et renroute pour l’aventure !
On se refait un tour de magasins du sous sol (des regrets et la veille) puis on tente un shopping center où peut être aurais je une chance de trouver des bijoux comme au marché de Chatuchak. (C’est le monsieur d’une des boutiques de t shirts qui nous a suggéré de tenter le coup, au sous-sol du shopping truc.
Les quartiers sont souvent thématisé dans cette ville. Les shopping centers sont identiques. Au sous sol donc, rien que des vendeurs de bijoux. Du toc, des trucs, des machins indiens, de cowboy, du Tibet, etc. La question se pose face à cet étage vide de clients et rempli de parures en tout genre de « Mais QUI achète tout ces machins ? »
Les autres shopping centers donnent le même vertige. Il y a tout, en cent fois pareil. Same same, but same. De temps à autres, on croise un pourquoi pas, mais en réalité, beaucoup plus de pourquoi.
Le sous sol visité (c’est longuet), choux blanc, bredouille, tristesse.
On file dans un autre (oui Manu déteste ça MAIS ce sont souvent les seuls endroits climatisés où l’on peut s’assoir. C’est précieux.
Il est midi, on a les crocs. E on réalise qu’on a pas été très courageux de la découverte de la nourriture de rue. Je n’en ai pas beaucoup parlé, mais c’est fou la place que ça prend. Les trottoirs sont des boutiques devant les boutiques et le plus souvent, des tables à faire cuire, griller, bouillir. On trouve de tout, des brochettes d’improbables, des soupes, des fruits servis avec une poudre brune, je ne saurais jamais ce que c’est. Beaucoup d’égale de boissons fraîche, des jus pressés sur place, des bubble teas (j’ai ai bu 40973 litres si mes calculs sont exacts), il y a aussi des pissons entiers grillés, des brochettes de calamars, bref, tout ce qui se cuit, est cuit dehors. Là encore, la différence avec notre France aseptisée est considérable. Mais pour le mieux cette fois. C’est vivant. Les gens mangent quand ils ont faim, un peu tout le temps. Une brochette par ci, un crêpe par là, un pas thaï à la volée. Quand on se promène en voiture, il y a même des gens qui sont aux feux rouges avec des petits sacs mystères avec à manger dedans (d’après un chauffeur de taxi, des bananes frites). Au cours de nos balades, on a vu un seul grand supermarché qui ressemble lent aux nôtres où on peut faire ses courses pour faire à manger à la maison. (On n’a pas cherché à fond non plus, mais de fait, il a bien plus de 7 Eleven que de Monoprix.)
Donc, on va manger, on opte pour un « japonais » (All you can eat, avec un tapis roulant rigolo, une soupe qui bouillonne et différentes choses sur les assiettes mobiles à faire cuire. C’est très amusant, on éclabousse partout et on pause avec des sushis.
On se remet en route, direction le Grand Palais. Ah bac vient de fermer.
Notre taxi fou (qui chantait en riant à tue tête, s’arrête pour faire pipi pends embouteillages etc) nous voit désemparés, un peu harcelés par les tuktuk´ taxi (on se trouve devant un monument, la bataille fait rage). Il nous reprend, et oh miracle branche le compteur. C’est fou, émouvant.
Il nous emmène au temple où se trouve le bouddha couché. Un peu de paisible beau. La balade dans le jardin est belle, les statues de bestioles flippantes sont partout, des grands gardes en pierre avec des sabres et des hauts de forme. Je continue de ne pas être à l’aise quand il s’agit de rentrer pour de vrai dans les temples. Je nous trouve grossier, pas au courant des à faire et à ne pas faire. Les touristes autour s’assoient là où il ne faut pas, enlèvent leurs chaussures trop tard. Bref, c’est beau, mais je suis un peu tendue. Il y a des chats partout, tous minus et maigrichons, mais on croise des bols de croquettes, ils ne sont donc pas parasites.
On repart en balade, on traverse le marché des amulettes et on chope un taxi. 2 heures d’embouteillages plus tard, nous sommes de nouveau à Sukhumvit, ce quartier où on a déjà tant marché. Pause dans le bar aux Margaritas délicieuses et direction little Korea pour manger…. Coréen ! C’est fan-ta-stique, les petite assiettes d’entrées se posent sur la table par dizaines, ils n’ont pas peur de la vaisselle.
On choisit un bibimbap, du riz avec des légumes et de la viandé et puis un œuf, le tout servi dans un bol en pierre bouillant, le riz crépite, une giclée de sauce, il faut tout touiller, et déguster. C’est fantastique. Je rêve de m’acheter ces bols là, des dolsots.
Retour à l’hôtel, récupération des bagages, et direction l’aéroport.
Le premier taxi veut nous prendre 700 bahts, on ira finalement pour 400.
Les coups de soleil de Manu s’épluchent pendant le vol, c’est dans une nuée de petits peaux mortes qu’on arrive à Paris.



