Jour 7 – Ah ce qu’on est bien quand on est dans son bain.

Hier soir ne s’est pas arrêté à Justin Bieber..
Dans ce super chouette bar après ce merveilleux hamburger, on a discuté un moment avec le patron (qui nous a fait goûté son hachis brandade de la mer) et avec sa chérie, tatoueuse, sosie impeccable de la jolie dame dans Alabama Monroe. Super troublant.
Il nous a offert des shorts de trucs bof buvables à la menthe. Il est de Londres (le barman de Manchester) et elle de Suède. On a ri beaucoup, fort et un peu trop alcoolisé. Nous sommes rentré guillerets à la chambre pour la mise en route du réveil.
5h00 après une nuit d’orage, les oiseaux qui pioupioutent décidément n’importe comment. La tronche dans pff, rendez-vous à 5:55 à la cabane sur la mer qui contient le matériel de plongée.
On attrape chacun son sac, qu’on passe sur le longtail boat (tout en longueur, étroit, avec un moteur qu’on dirait Ivinrude dans Bernard et Bianca. (On a la littérature qu’on peut)).
Y’a des tas de vagues, l’embarcation sur le gros bateau jaune est sportive, surtout pas très bien réveillés. La veille, on est passé au Seven Eleven acheter des bidules à grignoter. Du coup, on grignote. On a aussi acheté des masques, que j’ai consciencieusement passé au dentifrice comme indiqué dans la vidéo.
Sauf qu’au moment de les sortir pour plonger, la question unanime des gens qui savent se pose « Vous les avez brûlés ? »
Hein quoi que ? Beh non.
Alors en fait il reste une pellicule de produits chimiques sur les verres à l’intérieur, qu’il faut passer au briquet. Et la aussi, c’est unanime : « On ne brûle jamais les masques des autres. »
Hihi, du coup j’y go. Effectivement, ça noircit, on rince, j’ai rien pété fondu !

On arrive au premier spot. On s’équipe, ça pèse des tonnes, on est gauche et de bonne humeur. Et plouf, on essaye une deuxième technique pour rentrer dans l’eau. Hier : pas de géant (un grand pas en avant, en tenant masque et ceinture de plomb et plouf). Cette fois, dos à la mer, en tenant masque et ceinture de plomb, droit comme un I, se laisser tomber en arrière. J’ai le vertige à fond les manettes, alors plouf. YEAH !
On a encore des exercices à faire. Tout est super et là non plus je ne dirais pas de mal de Michel. On descend, en plus de notre merveilleuse prof, une autre dame nous accompagne, adorable et drôle qui filme nos âneries. Elle est aussi instructrice, et prend le relai quand Mlle J. Doit s’occupe de M. qui décidément fait n’importe quoi, et est dangereux, pour lui et parfois les autres. (Oui là je m’autorise parce que y’a pas idée d’être aussi inconscient et d’avoir tellement peu de considération pour les autres. Bref, la patience de Mlle J. est héroïque.)
La promenade est belle comme tout, l’eau sublime, les poissons partout. Mon nouveau masque est super. La veille je prenais l’eau à la première plongée, Mlle J. M’avait prêté le sien pour la deuxième. C’est à cause de mon nez. Je ne vois que ça. Le nouveau a de la place, et de la souplesse, je peux me pincer le nez pour égaliser tranquilloubillou.
Ce n’était que ce matin mais je mélange un peu les deux plongées et ce qu’on y vu.
Donc à la deuxième, nouvelle technique pour rentrer dans l’eau : La JAMES BOND, après avoir chanté en chœur le générique, c’est parti. Face à la mer, le menton collé au torse, une impulsion les jambes pliées, et entraîné par la bouteille, un genre de salto avant trop cool. Hihi.
Sur le bateau, Mlle J nous a appris quelques signes pour identifier les poissons sous l’eau. Le trigger Fish par exemple, il faut mimer une gâchette, le poisson perroquet, une main qui cache un œil, et l’autre main qui fait couac couac (comme un pirate).. La batfish, il faut crier sous l’eau BAAATMAAAAN !!!! Huhu, non en fait il faut mimer un swing de bat de baseball (oui c’est moins drôle).
Sous l’eau, il y a des petites lucioles bleues, c’est magique. Des petites fée minuscules qui brillent partout. Un peu plus loin, je me fais piquer par un truc invisible. C’est déconcertant, mais pas grave.

pois
La première plongée est difficile, j’ai mal aux oreilles, surtout une. La même que la veille et ça m’inquiète un peu pour la suite. Ça se calme, pour empirer par moment. C’est fou comme tu ronds conscience de chaque partie de ton corps. Devenir attentifs à des automatismes. Respirer. Regarder. Etre en alerte et détendu à la fois.
On voit des poissons perroquets, des poissons anges, UNE TORTUE !!!!!! Et ce n’est pas si fréquent visiblement. La photographe n’en n’avait pas vues depuis janvier et Mlle J, ce n’était que la troisième fois. On a beaucoup de chance. Elle était là, les pattes avant posées mollement sur un rocher, près du fond, statique et pleine de flegme de tortue. On a pu la regarder tranquillement un moment. Wouhouuuu !
Un peu plus loin, une raie à pois bleus. Hyper belle, dans un creux de roche, posée sur la sable. Avec des yeux globuleux sympa. On a vu un bien gros mérou. On a pas tiré sur le mérou, car la peau de mérou pète. (Pam tchiiii).
Mlle J fait LE signe. La gâchette. Aaaaah ! Un trigger Fish !!! Il est un peu plus loin. Le truc, c’est qu’apparemment, son territoire est vertical, alors si tu contournes, il te laisse peinard. Alors on contourne. Je garde un œil du coin de masque pour pouvoir me rouler en boule courageusement si il le faut.

Image du web du trop sympa trigger fish

On refait des exercices, enlever son masque, le remettre (oui, sous l’eau), lâcher son régulateur comme si on le perdait, pour apprendre à le récupérer (oui sous l’eau). En piscine c’était un rien moins flippant qu’à plein de mètres de profondeur. Mais c’est indéniablement utile, surtout si tu plonges avec Michel.
La première plongée on est descendu à 16m, et la deuxième fois, 18 ! Ça fait des tas d’Althéa mises bout à bout.
La deuxième plongée est fantastique, mes oreilles ne me font pas souffrir, c’est du plaisir pur, de l’émerveillement constant. Je me sens très privilégiée.
Ce qui est fou, c’est aussi la différence de consommation d’air. En début de plongée on a tous 200bar. En fin de plongée, il en restait 10 à Manu (Danger !) et moi 110. C’est ultra foufou.
Retour au bateau, il est 10h quand on arrive sur la plage pour rincer les équipements. C’est bon d’être épuisée.

On rentre à la chambre, on se rince, un coup de piscine, un peu de rien foutre.
On va manger, regarder les magasins. Il fait 38° fastoche. Température ressentie : 367°. Le soleil mord. Manu se pose, je vais le baigner dans la mer devant l’hôtel, qui est encore plus chaude que l’air.

Retour au bidule de plongée, on valide nos plongées !! Le diplôme et tout. Et ensuite nous voilà parti pour fêter ça avec Mlle J. Et son amoureux super.
Il est maintenant fort tard. J’ai très bu et demain, je refais une plongée pour faire des photos avec du chouette matos.
Bonne nuit bonjour bisous !
Et pardon pour les fautes, je titube des doigts.

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