Au revoir Bangkok, tu es trop nombreux.


Nous voici donc dans le train de la peur sympa. Je m’installe. Tranquillou. iPad chargé, série au casque. Je suis sur la couchette du haut. Le souci avec la couchette du haut, c’est le néon qui se trouve juste à côté du rideau qui ferme mal, et surtout, qui ne monte pas jusqu’au plafond. Donc finalement, en me couchant à 19:56, et en me levant grâce au réveil à 3:58, j’ai dormi 8 minutes.



Manu était dans la couchette du bas, beaucoup moins de lumière mais il a pas génial dormi non plus. Mais, MAIS ! Est-ce que Indiana Jones il aurait râlé ? Hein ? Est-ce qu’il aurait gueulé que l’arche elle fait de la lumière. Et beh non. Mais Indiana Jones, c’est un aventurier et nous, bof. Du coup, arrivés à Chumphoń avec une heure de retard, on a la tête dans le cul. De toutes façons, le bus qui nous emmène au port est à 6h. Donc finalement, arriver à 5h, c’est super.


Les gens embarquent dans un autobus très chic, nous on a pris l’autre option, alors c’est un bus à bestiaux-touristes cent fois plus cool qui nous emmène au bateau. On est tous entassés, joyeux, on regarde le paysage défiler. Enfin, je vois presque rien, parce que je suis au fond du bus et que la fenêtre arrive à mon épaule, mais je suis sûre que c’est super aussi.
Le bateau ! Le bateau !

On nous balance nos sacs du bus au bateau, on se jette dedans aussi, il y’a trois heures de traversée. Manu à l’idée du siècle (les gens sont plutôt sur le pont) : on descend dans l’épice couvert à fauteuils, on s’allonge sur une rangée de sièges chacun et on DORT. BEH JAI DORMI ! TROIS HEURES.


C’était merveilleux. Dans ta face Indi.
Manu me réveille quand on approche. Koh Tao ressemble effectivement à une tortue. C’est tout vert, la mer autour, un peu l’île du vieux King Kong mais sans sacrifice humain. Le ponton est beau. Avec du bois, des planches raccordées avec d’autres planches. On débarque, on se fait arnaquer d’un taxi (on s’y fait). Et on arrive à notre resort. C’est super chouette. Bien loin des bidules hyper chics aseptisés où tout est presque trop parfait et où on n’ose pas péter. Si je pétais, je m’autoriserais à le faire ici, discrètement parce que c’est chic un peu quand même.
Mais c’est un village de vacances où il n’est question que plongée, de massages et de baraques à bouffes. Impossible d’imaginer une vraie vie de banquier par exemple. Ou alors banquier masseur plongeur.

La chambre n’est pas prête et en fait en arrivant, je me dis que j’aimerai vraiment vraiment passer un padi Open Water. Plonger pour de vrai. Ça change la donne des vacances mais bon. Toutes les conversations ne tournent qu’autour de ça et notre resort propose les cours. On va se renseigner en attendant qu’on puisse ENFIN se laver et changer de slip.
Le monsieur (français) nous explique le fourbi. ADJUGE. Manu est pas super convaincu mais un peu quand même. Y’a des cours théoriques, des quizz, mais aussi plonger dans la MER !

Joie enthousiasme chambre prête fesses propres. On commence le cours direct à 15h. Paf, dans le bain (Hihi).
On regarde trois vidéos, on répond à des trucs, c’est super. Fin de la session.
Un plouf de piscine en amoureux.
Ensuite balade au milieu des boutiques de plongée, de massage et des restaus. Apéro dans un bar extérieur avec des panneaux judicieux comme « Here, we’re real cunts ». Manu boit un Tight Bastard, un Cheap Cunt et moi des bières et un cocktail dont j’ai oublié le nom mais au moins aussi élégant.

On va manger, fried rice Seafood. Mmmmm ! Banana/nutella pancakes (en fait c’est pas du tout des pancakes ni des crêpes mais bon, c’est bon et frit. Vive l’huile.
Un massage thaï pour moi, un foot massage pour Manu. La gonzesse y va méga fort, résultat j’ai encore mal à la nuque comme si on m’avait battu. Nous optons à un vote unanime à deux une pause de massages.
Dodo.
Aujourd’hui, première cours avec la prof, une petite demoiselle belge jolie comme un cœur, menue comme un truc pas épais et gentille à souhait. On partage le cours avec un monsieur dont je ne parlerai pas, dire du mal les gens, c’est pas sympa.
Donc cours, on révise la veille en live avec la prof, on fait un quizz et on va se balader, c’est la pause déj.
Cet aprèm, nous l’avons passée dans la piscine pour apprendre à respirer, se noyer en confort et sans panique et tout et tout.
La piscine est presque plus chaude que l’air. Et l’air est bouillant. On cuit tranquille, et on fait des tas d’exercices foufous. On s’amuse.
Retour à la chambre Manu ressemble à une écrevisse cuite et morte, je suis comme un poulpe sec et flétri de fatigue.
Petite balade un peu plus loin que le doux périmètre de notre hôtel. On croise 14 tatoueurs, 22 salons de massages, 45 centres de plongée, LE commissariat du l’île où on enlève ses chaussures à l’entrée.
On a rejoué à « On mange où, oui là, non bof, t’en penses quoi » pendant une belle demi heure pour se diriger vers un truc repéré hier soir. J’ai pris : Fried Rice with Seafood. Oui ben oui. C’est très bon, surtout le calamar, mon nouvel animal préféré à manger. Entre temps, on a bossé sur studieusement sur notre Padi. On est forts en air contaminé et tout.
On a plus qu’à dormir cent ans.



Bisous !



